1

Marion est la personnalité politique la plus brillante du moment

Marion Maréchal ne sera pas candidate à la présidentielle de 2022

Invitée de TVL, notre Marion nationale a donné sa vision de la crise et de ses conséquences futures pour la France et l’Europe.

https://www.tvlibertes.com/zoom-marion-marechal-face-au-drame-social-instituons-la-priorite-nationale

Toujours parfaitement claire et logique dans ses raisonnements et ses constats, la directrice de l’ISSEP nous prouve une fois de plus qu’elle est sans aucun doute la personnalité politique la plus brillante du moment.

Interrogée sur le confinement et sur le rôle de l’ISSEP, elle souligne les carences dans la formation des élites dirigeantes de notre pays, toutes issues de l’ENA ou de Sciences Po. Uniformité idéologique, culture générale en chute libre et  absence d’esprit critique caractérisent nos décideurs.

D’où sa volonté de fonder l’ISSEP, établissement encore humble mais aux grandes ambitions, qui a noué des partenariats en Russie et au  Liban, et qui ouvre une filiale à Madrid.

Le confinement ?

Il est le résultat de notre dépendance industrielle et de la pénurie généralisée. Mais Marion s’interroge sur les modalités de ce confinement total, qui aurait pu être plus souple et moins radical.

C’était possible en tenant compte de l’état de gravité de l’épidémie pour chaque département, en privilégiant la protection des plus vulnérables et en laissant fonctionner les entreprises capables  d’assurer la protection de leurs salariés.

Tout cela est incohérent et reste la conséquence d’un manque d’anticipation. Le  confinement total est finalement le choix de la facilité et le résultat de l’incompétence.

Il y a un effacement du politique devant les experts, qui ne sont plus seulement des aides à la décision pour le pouvoir, mais qui décident de tout. 

Marion aurait voté l’état d’urgence, mais s’interroge sur sa durée et se montre plus réservée sur les décrets, soulignant encore l’incapacité du gouvernement à anticiper et à gérer efficacement.

Elle juge absurde d’opposer  l’économie à la santé, les deux étant  des nécessités vitales.

Le gouvernement doit-il rendre des comptes ?

La colère du peuple est de plus en plus palpable, mais Marion se dit mal à l’aise avec la judiciarisation de la société, mode qui nous vient des Anglo-Saxons. La sanction des élus, c’est le verdict des urnes. Et inutile de légiférer pour les protéger davantage puisque les lois actuelles suffisent.

Macron mérite-t-il d’être réélu en 2022 ?

« Il n’aurait même pas dû être élu en 2017 ! »

Déclarations d’intention, show permanent, verbiage incessant, mais peu de changement. Il n’y a pas de révolution mentale. Macron ne fait qu’appeler à davantage d’Europe, à davantage de souveraineté européenne. Mais la souveraineté ne se partage pas. Elle est soit française, soit européenne.

L’Europe ?

Elle a montré une fois de plus ses limites. Manque de solidarité, divergences de fond entre pays sur l’identité, sur l’économie, sur la géopolitique. Face au Covid-19, l’Europe s’est montrée impuissante. Ce sont les États qui ont géré seuls la crise sanitaire, ce sont eux qui ont été les plus réactifs.

Cette Europe a toujours été en crise : crise du référendum de 2005, crise de l’euro de 2008, crise des migrants de 2015, crise du Brexit.

La zone euro ?

L’Union européenne est menacée de fracture. Pour l’Allemagne, pas question de dévaluer une monnaie qui la sert et l’enrichit. Son économie repose sur les exportations, elle souhaite donc un maximum de libre-échange. Ce qui n’est pas le cas des pays du sud, dont la France.

Paris souhaite une Europe puissance, indépendante des USA. Tout le contraire des Allemands, des pays nordiques ou des pays de l’Est qui  ne jurent que par l’Otan.

La question est de savoir si l’UE est seulement un marché ou une civilisation, ce qui implique de lutter contre l’immigration et le multiculturalisme.

Sortir de l’Europe aurait des conséquences économiques et politiques trop lourdes. Mais il faut changer d’alliances. Le couple franco-allemand a vécu. Il faut se rapprocher de l’Italie et de l’Espagne et construire une Europe à géométrie variable.

Si rien ne change, nous irons vers le gouffre. À moins que l’Allemagne ne décide seule de quitter le navire…

L’immobilisme est l’assurance de devenir une puissance dérisoire.

La place du social

De même que Marion n’oppose pas l’économie à la santé, elle n’oppose pas l’économie au social.

Avec un budget social le plus élevé de l’OCDE, on peut se demander où va l’argent. Le budget santé est de 11 % du PIB, mais le poids de la technostructure rend les décisions difficiles. L’État providence obèse vit au détriment de l’État stratège.

L’État social a été ruiné par l’immigration.

Selon Charles Prats, 42 % des allocataires de la Caf sont nés l’étranger. Et la fraude sociale atteint 30 milliards par an !

https://www.lefigaro.fr/social/le-magistrat-charles-prats-evoque-desormais-une-fraude-sociale-potentielle-de-30-milliards-d-euros-20200305

Avec le drame social qui se prépare, la mesure la plus indispensable et pertinente est d’instaurer la priorité nationale pour les aides sociales.

Le risque de mouvements sociaux ?

Macron injecte de l’argent pour faire taire la grogne. Créer de la dette, oui, mais à condition de changer le système en profondeur. Sinon, c’est une dette à fonds perdus.

Le PIB devrait chuter de 8 % contre 2,8 % en 2008. La crise est beaucoup plus grave, avec faillites en série et chômage de masse. Beaucoup de Français vont demander des comptes et le chemin vers 2022 n’aura rien de serein.

La crise va rebattre les cartes. Est-ce l’heure des antimondialistes ?

« Ma conviction est qu’on ne peut bâtir le monde d’après avec les dirigeants du monde d’avant », répond Marion.

Je ne crois pas qu’il y aura une révolution mentale chez nos élites, qui soudainement verraient la lumière.

L’UE poursuit son chemin. On continue le libre échange, avec le Vietnam, avec le Mexique. Pour beaucoup, la relocalisation serait un populisme de terroir !

Macron est partie prenante du logiciel économique mondialiste. Le partage du travail au niveau mondial. Le tertiaire pour nous, l’industrie pour la Chine. Une « complémentarité joyeuse », qui nous a conduits à la pénurie. Rien ne change.

Mais la crise offre une ouverture politique pour 2022. Des acteurs insoupçonnés peuvent émerger soudainement avec l’aide des réseaux sociaux et venir perturber le jeu.

Sur cette remarque, la Belle reste évasive, ne citant aucun nom. Mais on sent que cette ouverture du jeu politique n’est pas pour lui déplaire…

Vu le contexte porteur, regrettez-vous d’avoir quitté la politique ?

Non. Je suis à ma place aujourd’hui. Former des dirigeants qui aient un esprit critique affirmé me paraît essentiel.

Sur la crise, il n’y a eu aucune prise de recul sur les informations venues de Chine et de l’OMS, tout acquise à Pékin. On a préféré ignorer les alertes de notre ambassade à Pékin, pourtant lancées dès le mois de décembre. Ce manque d’anticipation se paie de manière très grave.

Il se peut que je me réengage en politique, mais pour le moment, je suis plus utile où je suis, résume Marion.

Elle termine en affirmant son attachement à la liberté de culte et au besoin de spiritualité et de réconfort  quand tout va mal. Elle regrette que les pensionnaires des Ehpad aient été privés de leurs proches, même si elle comprend le besoin de les protéger.

Cette crise aura ramené l’humanité à l’essentiel. Sur le rapport à la mort, elle se dit croyante, donc plus sereine.

En écoutant Marion, on mesure combien la France serait  comblée avec une telle Présidente à sa tête.

Sera-telle cette figure émergente qu’elle évoque pour 2022, qui viendra perturber le jeu politique au point de rafler la mise et de nous débarrasser  du fossoyeur de la nation qui sévit à l’Élysée ?

Tous les patriotes attachés à la France éternelle en rêvent…

Jacques Guillemain