1

Marion Maréchal : le choix du cœur et de la raison 

Ainsi donc, Marion Maréchal ne soutiendra pas Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle de 2022 ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela n’est pas une surprise en soi, mais une suite logique des engagements politiques et moraux de Marion Maréchal.

Marine Le Pen, depuis son échec cuisant aux dernières élections régionales en 2021 et sa sordide tentative d’affaiblir Nicolas Dupont Aignan, président de Debout la France, ne peut plus espérer rassembler les droites.
Plus que jamais esseulée sur l’échiquier politique, elle n’est plus en mesure de réussir des alliances politiques futures en vue de constituer la nécessaire alternance démocratique.

Le Président Emmanuel Macron se frottait déjà les mains à la perspective de l’affronter une nouvelle fois au second tour de l’élection présidentielle. Quel magnifique scénario !
Marine Le Pen se reposait donc sur les sondages sans tenir compte qu’ils ne représentent que des clichés éphémères. Comment pouvait-elle ignorer à ce point que les enquêtes d’opinions ne disposent pas d’un volume suffisant pour mesurer les mouvements réels de la population ?

Elle pensait détenir entre ses mains la règle ne varietur. Pour Marine Le Pen, les enjeux de l’élection présidentielle devaient rester immuables jusqu’au jour du scrutin électoral.
Quelle erreur de jugement ! Quel aveuglement ! Ne savait-elle donc pas qu’il ne faut jamais considérer comme acquis un avantage ou une chose avant d’être sûr de pouvoir en disposer ?
Or, tout comme la Nature a horreur du vide, la vie politique a horreur du manque de discernement.

Voilà déjà deux ans que la crise sanitaire n’a cessé de bouleverser les structures sociales et économiques de la France. Il fallait donc s’attendre à la mise en place de nouvelles perspectives politiques à l’horizon 2022 et même certainement au-delà de cette période.

Mais voilà que sur son fougueux Tornado, surgissant hors de la nuit est arrivé l’incorruptible Z avec le projet d’unir les droites, de refuser le déclin, défendre une certaine idée de la France, de préserver nos libertés, de sauvegarder notre héritage historique et culturel plurimillénaire, de fortifier la laïcité dans l’espace public et le monde éducatif, et mieux encore, d’exprimer un souffle nouveau et une vive espérance en l’avenir.

À l’instar de Marine Le Pen, Éric Zemmour a su rassembler autour de son projet politique notamment : Frédéric Poisson, Laurence Trochu, Jacline Mouraud et Benjamin Cauchy, animateurs historiques des Gilets jaunes, Philippe de Villiers, Guillaume Peltier, Jérôme Rivière, Gilbert Collard, Damien Rieu… et plus de 80.000 adhérents à Reconquête en moins de huit semaines !

Une telle dynamique est le résultat d’un sursaut populaire que les médias, à coup d’artillerie lourde et répétitive, essaient vainement de saborder. La Sainte Alliance de la médisance s’est mise en place pour traquer l’empêcheur de penser en rond, celui qui dérange le ronron de la vie politicienne au nom des valeurs éternelles de la France.

Voilà pourquoi, au-delà même de ses attaches familiales, Marion Maréchal considère que désormais la vision, la cohérence, le courage et la stratégie sont du côté d’Éric Zemmour, et qu’il dispose d’une large marge de progression. Faisant fi des eaux glacées du calcul égoïste, elle se tourne résolument vers celui qui est porteur d’une réelle espérance régénératrice.

Cette déclaration augure vraisemblablement son retour dans l’arène politique. Après avoir fondé l’ISSEP (Institut de sciences sociales, économiques et politiques), elle souhaite participer à l’union des droites et mettre ainsi fin à la disparation du cordon sanitaire instrumentalisé par feu François Mitterrand, le machiavélique stratège du gerrymandering à la française.

Sans fléchir ni se départir de ses engagements, le cœur de Marion bat à nouveau pour l’union des droites. Contrairement à Robert Ménard, l’homme à la mémoire de poisson rouge, Marion Maréchal demeure fidèle à ses idéaux politiques. Elle n’a pas quitté le Front National. C’est le Rassemblement National qui lui a tourné le dos depuis plus de cinq ans et qui a systématiquement évincé ses principaux soutiens.

Force est de reconnaître que Marion Maréchal a toujours mis en pratique avec une droiture et un honneur irréprochables les valeurs d’une droite forte et tolérante, d’une droite généreuse et résiliente, d’une droite fière de ses champs labourés et de ses clochers.

De 2012 à 2017, dévouement et compétence caractérisent son mandat parlementaire. Pendant cette période législative où elle fut la plus jeune députée de l’histoire de la République française, elle porta bien haut ses valeurs et cela malgré les multiples quolibets de ses collègues parlementaires.

Aujourd’hui, elle souhaite des jours meilleurs pour son pays. Son engagement futur lui appartient pleinement, mais comme l’écrivait le cardinal de Retz « il faut savoir changer de parti si on veut rester fidèle à ses opinions ».

Henri Ramoneda