La Marseillaise devient l'hymne international de la liberté

LaMarseillaiseLe monde occidental s’est éclairé aux couleurs de la France, du Vénézuela à l’Australie, de Moscou à San Francisco, de Rome à Toronto. Ces lumières s’allumaient quand notre capitale en deuil éteignait les siennes, comme pour prendre le relais, comme pour dire que la ville lumière ne devait pas mourir.
Madonna, émouvante, assise au bord de la scène, chantait a cappella La vie en rose, devant un public suédois.
Et les Russes, si décriés  par nos politiques et nos meilleures chaînes mainstream,  dédiaient l’une de leurs frappes à Paris meurtri comme pour réparer ses blessures , et  pour répondre à la mort de Diesel, nous offrait Dobrynya.
Et  nos basketteuses, unies dans une minute de silence, nos nageurs arborant un bonnet noir, et le drapeau français déployé dans tous les stades d’Europe avant le coup d’envoi de matches de football ou de rugby. Et encore, La Marseillaise, interprétée avec l’amoureuse sobriété du piano dans le stade Bernabeu de Madrid, respectée par le public, par les joueurs, à l’exception de celui qui préfère cracher par terre avec la classe et l’élégance qui le caractérisent.
Enfin, notre hymne national, anti-monarchique, anti-aristocratique, révolutionnaire, aux antipodes du God Save the Queen, notre Marseillaise, chantée à pleins poumons dans le stade de Wembley devant des membres de la famille royale.  Je crois qu’on peut parler  d’un moment historique. Nos voisins d’outre-Manche s’y étaient préparés. On avait pu les voir s’entraîner à prononcer les paroles de notre hymne. C’est là qu’on prend conscience de la difficulté que peut présenter pour un anglophone, avec ces sons vocaliques inédits pour eux:  Qu’un sang impur abreuve nos sillons. Le  Daily Mail, en temps ordinaire grand pourfendeur de Frenchies,  ironisait gentiment sur la prononciation approximative de nos voisins, largement compensée par la fougue généreuse dont ils peuvent être capables dans les moments de crise historique et qui transformait La Marseillaise en déclaration d’amour.
Honni soit qui mal y pense! Je viens de dire du bien des Anglais. Jeanne me le pardonnera.
Et, plus surprenant encore, on a vu les Français chanter spontanément la Marseillaise, dans les couloirs du Stade de France lorsqu’ils venaient d’apprendre le drame qui se déroulait, dans les rassemblements spontanés, et, bigre! à l’unisson à l’Assemblée Nationale qui longtemps ne s’est guère mieux comportée que notre équipe de foot.
Avec nos voisins étrangers, les Français redécouvrent aujourd’hui le patriotisme. Ils le redécouvrent, tant il est vrai que chanter la Marseillaise  vous valait jusqu’à ce jour d’être tenu en haute suspicion. Cela ne date pas d’hier. L’équipe de foot nationale n’était guère plus brillante du temps de Platini que de Zidane. Pendant que Land of my Fathers tirait les larmes des plus solides rugbymen gallois, que les Italiens du Nord s’unissaient aux Italiens du Sud dans Fratelli d’Italia, qu’Américains et Mexicains mettaient la main sur le cœur, nos équipes restaient résolument muettes, l’air ailleurs, attendant que ça passe.  A rapprocher des propos du directeur d’une fabrique de drapeaux qui racontait récemment dans un journal télévisé, que  jusqu’à aujourd’hui, les clients qui passaient commande, le faisaient de manière hésitante et honteuse, comme si, disait-il, je vendais des produits illégaux.  Le patriotisme et ses symboles étaient au mieux ringards, au pire honteux.
Lors d’un rassemblement de Résistance Républicaine, tout près de l’Arc de Triomphe, plus exactement devant l’ambassade du Qatar, je me souviens, alors que nous chantions de vieilles chansons françaises du répertoire, comment les gens sortant du métro, s’approchaient pour écouter puis s’éloignaient avec des remarques dédaigneuses dès qu’ils voyaient le drapeau français.  Pendant ce temps,  des Japonais, eux,  nous prenaient en photos.
En 2008, pour protester contre le calamiteux passage de la flamme olympique à Paris, les Chinois avaient brûlé le drapeau français et sali le nom de Jeanne d’Arc. Ils croyaient sans doute nous atteindre au plus profond de nous-mêmes.  Las! Ceci chez nous n’avait ému personne tant tout symbole national équivalait à peu près à la croix gammée. La célèbre phrase de Romain Gary , le patriotisme c’est l’amour des siens; le nationalisme, c’est la haine des autres, avait trouvé chez nous un formidable écho,  surtout la deuxième moitié.
Sans doute le rejet des emblèmes nationaux relève-t-il de cette haine de soi, et son corollaire, l’amour inconditionnel de l’Autre  dénoncé par Finkielkraut, qui afflige les Français et dont ne souffrent manifestement pas nos voisins.  Dans quel pays, une photo montrant un homme en train de se torcher avec le drapeau national aurait-elle été primée, comme cela a été le cas en 2010 au Marathon de la photographie organisé par la FNAC de Nice.
C’est à se demander si l’Education Nationale qui déconstruit l’Histoire, est en partie responsable de cet état de choses, ou si elle est ainsi parce que les Français souffrent de ce manque d’assurance et de respect d’eux-mêmes qui leur fait rechercher, parmi leur ascendance, la moindre trace d’un aïeul venu d’au dehors de nos frontières. Et si cette attitude n’explique pas,  en partie du moins, le mépris que peuvent nous porter les neo-Français.
Il semble que les récents événements, et surtout la ferveur à l’étranger qui a  fait vibrer le monde occidental aux accents de la Marseillaise devenue hymne international, ont éveillé en nous une flamme patriotique que l’on aurait bien pu croire éteinte.
La France? Ce sont encore les étrangers qui en parlent le mieux.
 
 
 

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9 Commentaires

  1. la marseillaise va devenir l’hymne international de ceux qui luttent pour la liberté contre l’oppression islamiquo-socialobobolandiste.

  2. Monsieur de Villiers a récemment dit, fort justement : « La France est le seul pays où l’on n’a pas le droit d’aimer la France ». Les peuples du monde nous redonnent l’espoir et la fierté. Que tous ceux qui aiment la Liberté se coalisent pour abattre la bête islamique immonde… et ses complices.

  3. Après ce retour de fierté que nous a offert le monde…
    Serions-nous en phase de réveil ?
    Les « étrangers de l’intérieur » qui nous culpabilisent depuis 1945, depuis la décolonisation, depuis 1968, depuis 1981 prendraient-ils conscience que la FRANCE existe encore ? Abandonneraient-ils leurs ascendances de substitution au bénéfice d’une identité, d’une identification à la France ?…
    Merci à nos amis étrangers de l’extérieur qui, eux, n’ont jamais oublié ce qu’était ce Pays et son peuple !
    Reste à savoir si le « coup de pied au cul » reçu par les nombreux « apatrides de France » gardera son efficacité dans le temps…
    Verrons-nous Taubira et Mélenchon chanter la Marseillaise ? GAG !
    Une chorale « PC-PS-EELV-NPA » ?
    MDR

    • tobirat valse merluchon bellecarcher ne chanteront jamais la Marseillaise ils se contenteront de remuer les levres sans dout en récitant une sourate Des ordures !!!

  4. J’aimerais tant qu’enfin les Français relèvent la tête, soient fiers de ce qu’ils sont, qu’ils arrêtent enfin de toujours se culpabiliser à la place des autres !
    Nous en sommes encore très loin. les médias et politiques nous refont je pense, encore pire qu’après les attentats de Janvier : « l’islam ce n’est pas çà, les premières victimes de DAECH, ce sont les musulmans » , etc.
    Pourvu que les Français ne se rebiffent pas et restent bien tranquilles avec juste une rose à la main ou une bougie et se mettent à baiser la main du premier musulman qui passe pour bien lui prouver qu’il a toujours leur amour…
    La Marseillaise ? N’avez-vous pas remarqué que lorsque les médias d’infos montrent justement les hommages dont vous parlez, ils ne passent jamais chanté le couplet  : « ils viennent jusque dans vos bras, EGORGER vos fils vos compagnes », ils le passent toujours en musique.
    Ont-ils peurs que cela permette aux gens de faire le rapprochement qui s’impose ?
    Et la Taubira au parlement, ne connaissant visiblement pas les paroles de notre hymne, faisant semblant très maladroitement d’ouvrir la bouche, tel un poisson dans son bocal, pathétique !
    Oui j’aimerais, mais ce n’est pas encore pour cette fois, la prochaine peut-être, après des crimes encore plus horribles, mais l’islam ce n’est pas çà, l’islam ce n’est pas çà… ha bon !

  5. Monique, tu écris :
    « plus surprenant encore, on a vu les Français chanter spontanément la Marseillaise, dans les couloirs du Stade de France »
    Dans ces lendemains qui déchantaient, as-tu regarder les visages sombres (parce qu’ils sont noirs !) des joueurs de foot français ? Pris, presque un par un par les caméras, AUCUN ne chantait la marseillaise !
    Je parle de plusieurs matchs qui ont eu lieu depuis ce vendredi rouge. Et je parles des JOUEURS.
    Il y en avait un, hier, non, samedi ! avec plein de locks sur la tête, qui faisait même la bouche en cul de poule pour bien montrer qu’il ne chantait pas la marseillaise.
    Oui, c’est vrai. Les équipes et les supporters de ces équipes étrangères ont mieux défendu notre marseillaise que cette bande d’abrutis prétentieux que nous devons JETER avant qu’il ne soit trop tard.

    • Je parle des spectateurs qu’on évacuait lors du match France-Allemagne.

  6. Il suffit d’avoir participé ou assisté à de grandes compétitions sportives internationales pour se rendre compte que « La Marseillaise » a toujours été l’hymne le plus respecté par les publics et les sportifs.
    Tout au moins dans certains sports où les étrangers la chantaient même en français.
    Ce n’est pas d’aujourd’hui !
    Mais voir que le foot lui même participe et s’immobilise … c’est assez nouveau !
    Il n’y a qu’en France que l’on permet de la siffler sur les stades …

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