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Marseille : Messieurs les dirigeants, c’est vous les vrais coupables, pas le seul Préfet !

Monsieur le ministre de l’Intérieur, croyez vous vraiment qu’en limogeant le préfet du Rhône pour “graves dysfonctionnements” des services de la préfecture, vous allez vous exonérer de vos propres responsabilités ?

Taper sur le préfet pour l’exemple, c’est évidemment beaucoup plus facile que d’expulser un clandestin tunisien, libre de ses mouvements depuis 2005.

Arrêté 8 fois en douze ans, mais à chaque fois relâché dans la nature, ce hors-la- loi a fini par commettre l’irréparable en tuant deux malheureuses jeunes femmes.

Deux jeunes vies brisées, deux familles anéanties.

Non pas par la faute du préfet, auquel vous faites porter le chapeau pour vous laver les mains de cette tragédie, mais par la faute de vos amis avec lesquels vous partagez le pouvoir depuis près de 50 ans de vie politique.

Le meurtre de ces deux malheureuses est la parfaite illustration de la faillite du système politique auquel vous appartenez depuis des décennies.

C’est donc l’ensemble de ce système qui est coupable de “graves dysfonctionnements” et vous en êtes coresponsable.

Les 100 000 peines de prison non exécutées, ce n’est pas la faute du préfet du Rhône.

Les condamnations à moins de 2 ans de prison ferme, qui sont exonérées d’incarcération, ce n’est pas la faute du préfet.

Les prisons surpeuplées, le laxisme judiciaire, les condamnés qui disparaissent dans la nature, les multirécidivistes maintes fois relâchés, ce n’est pas la faute du préfet.

Il n’y a pratiquement plus de réponse pénale. C’est la culture de l’excuse.

Angélisme et victimisation des délinquants sont la règle.

200 000 mineurs sont mis en cause mais seule une minorité est condamnée.

250 000 affaires sont classées sans suite chaque année.

Le taux d’élucidation des crimes s’est effondré de 52% en 1972 à 28% en 2017.

Les 5% de délinquants qui sont responsables de 95% des délits les plus graves dans les cités sont régulièrement remis en liberté. Les caïds, on les ménage.

Le commissaire Pellegrini, dans son livre Banlieues en flammes, citait le cas de ce jeune délinquant coupable de 350 vols avec violence en 3 mois !

Sans parler des magouilles éhontées pour maquiller et falsifier les données réelles.

Les chiffres de l’IHESI ( Institut des hautes études de la sécurité intérieure ) sont accablants :

Entre le nombre de plaintes pour agression déposées sur la main courante du commissariat et le nombre de faits réellement enregistrés pour les statistiques de la délinquance, le chiffre est divisé par 10 !

Autant dire que vos bilans ne sont que bidouillages pour tromper le peuple.

En 50 ans, la criminalité a explosé, passant de 730 000 crimes et délits en 1960 à près de 4 millions en 2016.

Quand la population augmente de 40%, la criminalité est multipliée par 5 !

N’est-ce pas là la preuve du laxisme et de l’incompétence de la classe politique à laquelle vous appartenez ?

Par conséquent, ce laxisme et cette absence de réponse pénale font de vous et vos amis politiques les complices impardonnables de la tragédie de Marseille.

Si ce Tunisien a pu commettre son crime, c’est parce que les clandestins ne sont JAMAIS expulsés.

Selon un rapport de la Cour des Comptes, seulement 4% des déboutés du droit d’asile sont expulsés, et seulement 16,8% des étrangers en situation irrégulière.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/demandes-d-asile-96-des-deboutes-restent-en-france-selon-la-cour-des-comptes-1445334555

Mais le cas du Tunisien est pire, puisqu’il a été arrêté 8 fois et qu’aucune procédure d’expulsion n’a été engagée en 12 ans ! Est-ce la faute du préfet ?

Le terrorisme et la délinquance sont le résultat de la folle politique d’immigration à laquelle vous avez toujours adhéré.

On peut supprimer les statistiques ethniques, mais rien ne peut masquer la vérité.

La Direction centrale de la sécurité publique ( DCSP ) et la Direction centrale de la police judiciaire ( DCPJ ) sont formelles : 70% des délinquants sont issus de l’immigration.

Les 2/3 des détenus sont musulmans selon Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe. Et 85% des avis de recherche de la police concernent des étrangers ou délinquants issus de l’immigration. Cacher cette vérité, en retirant les avis de recherche du site de la police, ne change rien aux faits.

D’ailleurs, la courbe de l’insécurité suit la courbe de l’immigration extra-européenne.

1980, les immigrés représentent 7,5% de la population. Soit 4 millions sur 53 millions d’habitants. En majorité européens.

2017, les immigrés et descendants représentent 20% de la population, soit 13,4 millions sur 67 millions d’habitants.

Sur ces 13,4 millions, les deux tiers sont d’origine extra-européenne, soit  9 millions.

Dans le même temps, le nombre de détenus est passé de 37 000 en 1980 à 79 000 en 2017. Une augmentation de 113%.

Étant donné que la population de souche ou d’origine européenne n’a pas pu augmenter compte tenu de son taux de fécondité largement inférieur à 2 enfants par femme, il est clair que c’est l’immigration extra-européenne qui a fait exploser les chiffres de la délinquance, malgré le discours officiel.

Prétendre le contraire est un mensonge éhonté qui encourage l’insécurité.

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, il y a en France 5,9 millions d’immigrés et 7,3 millions de descendants d’immigrés, soit un total de 20% de la population.

En fait, il y a 78% des Français qui n’ont aucun ascendant étranger.

Mais il est clair que le tsunami actuel, face auquel Gérard Collomb est totalement désemparé, est en train de bouleverser ces statistiques en les aggravant lourdement. Le désastre de Calais se répand maintenant en Normandie jusqu’aux côtes bretonnes. Rien n’est réglé. A la frontière italienne, c’est la brasse coulée.

En conclusion, la drogue et les armes de guerre dans les banlieues, les scènes de guérilla urbaine toujours plus violentes, les bandes qui sèment la terreur dans les cités, les transformant en cours des miracles, la faillite du système scolaire qui fabrique des rebelles de la société, les profs et les policiers agressés, les “ratonnades anti-Blancs” dénoncées depuis 2003, ce n’est pas la faute du préfet.

C’est la vôtre et celle de vos amis politiques, monsieur le ministre.

Vous avez pour habitude de répéter que “la sécurité est la première des libertés”.

Exact. Malheureusement, au cours de vos 50 années d’engagement politique, la délinquance a été multipliée par 5 !  Triste bilan que le vôtre et celui de vos amis !

Votre politique, c’est le naufrage de la France.

Jacques Guillemain