Maryvonne, symbole d'une France qui abandonne les siens

maryvonneAlors c’est ça la France, pays des « droits de l’homme »
Où les natifs de souche n’y sont plus que fantômes
Moins respectés, considérés que l’allochtone
Pire, privés de leurs droits, selon certaines zones.
C’est donc ça ce pays, où une propriétaire
Ne peut rentrer chez elle pour cause de « précaires »
Qui ont utilisé une loi permissive
Pour squatter sa maison de manière abusive.
Ils osent même expliquer et justifier le dol (1)
Mais quid de la victime, de ce qui est un vol ?
Sous prétexte de précarité, n’importe qui
Peut s’emparer d’un bien, parce que mal lôti,
J’imagine les cris d’orfraie de certains nantis
Voyant leurs résidences secondaires envahies.
Il semblerait pourtant que les cibles choisies
Fassent partie d’une certaine catégorie:
Des femmes âgées et seules, comme du pain bénit
Souvenez-vous d’Odette, de ses quelques soucis. (2)
Le maire a décrété que ce n’est une urgence
Qu’avant, passent les migrants, les demandeurs d’asile
Priorité à l’Autre, rassurer les édiles
Pour qui l’électorat a bien plus d’importance.
Maryvonne est dehors, quasiment à la rue,
Mais ça ne semble guère perturber les élus.
Les CRS ont protégé l’habitation
Contre quelques dérives et manifestations.
« Dura lex sed lex » érigé comme oraison.
A leur place, j’éviterais miroir à la maison.
Ca aurait pu se régler par quelques horions,
Le droit n’étant pas toujours l’unique solution…
Je dis ça, je dis rien, c’était une suggestion
Que Maryvonne puisse de son bien prendre possession.
C’est une autre goutte d’eau, ça se passe à Roubaix,(3)
L’histoire d’une famille récemment installée
Qui s’est vue menacée via incivilités,
Trois fois rien, tout au plus leur voiture brûlée,
La porte défoncée, leurs biens dévalisés.
Haut-lieu du vivre-ensemble, de la diversité
De ce cher melting-pot, de cette mixité
Sans laquelle mâme Aubry, dixit, s’emmerderait…
Il y fait si bon vivre que les jeunes du quartier
Défendent bec et ongles leur territoire sacré,
Qu’un quelconque étranger vienne s’y installer
Ils déroulent le tapis de l’hospitalité,
A coups de pneus crevés et de cambriolages,
Sans doute pour, à leur innocence, rendre hommage.
C’est vrai qu’il leur fallait une bonne dose d’inconcience
Pour vivre là, un endroit censé être en France,
Avec ces jeunes glorifiés, adulés comme chances,
On nous aurait menti ? Menfin, quelle médisance !
C’est vrai quoi, quelle idée de venir provoquer
Ces allochtones de souche avec sa face de craie,
Pire en médiatisant les violences endurées,
Dont, en babtou fragile, victime il a été.
Faut pas jouer avec leur susceptibilité
Vous savez bien que ces gens-là ont leur fierté
Même la flicaille vous conseille de déménager
C’est vous dire l’insulte et l’offense causées.
Comment ? Vous ignoriez être en terre étrangère
Ces enclaves qui jadis furent celles de vos pères,
Ces lieux qu’on nomme pudiquement zones de non-droit,
Le de souche depuis belle lurette n’y fait plus loi.
Comment ? Vous ne saviez que c’est sous le seul prisme
De l’entre-soi appelé communautarisme
Qu’ils régissent le quartier, font droit de vie et mort
Sur ceux qui ne seraient pas de leur même bord.
Je plaisante, j’ose rire de cette affreuse histoire
L’humour étant la politesse du désespoir.
Et ça se passe en France, pays des « doigtsdel’homme »
Ce majeur érigé à tout ce que nous sommes
Notre Histoire et notre identité que l’on gomme
Remplacement ou génocide, j’hésite, en somme…
Oreliane
(1) http://www.fdesouche.com/593243-rennes-la-maison-de-maryvonne-83-ans-squattee-depuis-plus-de-dix-huit-mois
(2) http://ripostelaique.com/grace-au-dal-odette-84-ans-est-a-la-rue.html
(3) http://www.fdesouche.com/595369-roubaix-pneus-creves-voiture-incendiee-porte-defoncee-deux-cambriolages-une-famille-raconte-son-calvaire
 

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