Médias : nouvelle technique de propagande du journalisme militant

Publié le 21 septembre 2015 - par - 8 commentaires - 1 354 vues
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Journalisme75DeGauche

L’une des techniques médiatiques utilisées, à la Radio suisse romande (Radio socialiste romande, selon un grand nombre de nos visiteurs excédés), par exemple par Simon Matthey-Doret, lors du Journal du matin dans sa politique des Invités à 7h35, consiste à inviter régulièrement une personne bien-pensante et bien à gauche, au style provocateur, et à faire semblant d’être offusqué par de tels  propos alors qu’il sait parfaitement ce que cette personne va dire.

On peut ainsi faire passer des discours politiquement corrects, de gauche, provocateurs, voire extrémistes, mine de rien ; du genre : « je n’y suis pour rien », c’est l’invité qui  le dit. On fait dire à un invité ce que l’on pense soi-même, ou presque !

On cherche à ajouter un zeste de légitimité aux propos de ces invités en choisissant des enseignants et chercheurs  universitaires. Mais voilà que, comme par hasard, ces derniers sont souvent aussi de gauche. Il est vrai que ce n’est pas difficile d’en trouver, notamment dans les sciences humaines et sociales, comme dans le journalisme d’ailleurs.

Mais, croyant légitimer ainsi l’invité, le journaliste le discrédite. Le tour n’est pas joué, comme espéré. Bien au contraire, ce jeu, reconnu très largement par les auditeurs, révulse de plus en plus le public et le conforte dans ses critiques, elles aussi, de plus en plus dures et virulentes envers les médias,  entraînant des généralisations parfois excessives et dont pâtissent une nouvelle fois les médias.

Inutile de préciser que les manipulateurs ont une spécialité : se défendre virulemment contre les accusations de manipulation, pensant sans doute que leur appel à des techniques plus insidieuses et moins immédiatement perceptibles leur permet de cacher leur jeu. Ils ne voient même pas que le public est intelligent et « décrypte » aussi bien qu’eux, et d’autant mieux qu’ils sentent la manipulation.

Un exemple particulièrement révélateur : l’invité du 17 septembre 2015, un certain François Gemenne, politologue et enseignant universitaire  en Belgique et en France (cf l’émission en entier ci-dessous) sur un thème de l’actualité : « La crise des migrants ».

L’invité est évidemment présenté comme un « spécialiste » ; ah, ces spécialistes ! Ici, des « flux migratoires ». Voilà pour la tentative de légitimation de l’invité. Bien sûr que l’on ne dit pas que cet invité est un modèle de politiquement correct et de la bien-pensance de gauche. Il est  « un provocateur » ; en fait un provocateur de gauche, ce que l’on ne dit pas non plus.

Venons-en aux faits, à quelques exemples de  propos tenus par le « spécialiste » venu pour provoquer. Il reconnaît d’ailleurs que ses propos peuvent paraître provocants mais qu’en réalité ils ne le sont pas. Ce qu’il dit n’est que la réalité. Vieille technique !

Voici un concentré du contenu de quelques-uns de ces propos « non provocateurs » ; les citer serait trop long.

Il faut laisser les frontières grandes ouvertes, inutiles de fermer les frontières, il faut laisser faire, ne rien faire, laisser entrer qui veut, abandonner les quotas, ces derniers sont même ridicules, il est illégal de fermer les frontières, les peurs des populations sont infondées,  toutes ces peurs et ces mesures de protection ne sont que des » fantasmes » ( tout le monde n’a que des « fantasmes » à propos de tout, sauf lui-même évidemment).

En Allemagne l’intégration se passe très bien ! Les populations des pays d’Europe centrale et orientale qui se défendent contre l’immigration et ne veulent pas de musulmans, doivent au contraire se préparer à les recevoir  et commencer à construire des mosquées.

L’Europe doit être multiculturaliste et ouverte à la mondialisation, sinon elle deviendra un « continent musée ». L’immobilité est la pire des politiques. Il pense certainement  faire fort avec cette formule « provocatrice ». Il oublie qu’à côté des musées il y a aussi des antiquités idéologiques.

Les cultures nationales sont mortes  ou alors fantasmées.

L’immigration ne doit plus être vue comme « un problème ». Voyons, c’est une chance, une nécessité absolue sous peine de muséification, sans doute.

L’intégration des immigrés : tout ne doit pas reposer sur les migrants, c’est aux deux côtés d’agir et il faut surtout lutter plus activement contre les discriminations. De toute urgence, n’est-ce pas ?

Les coûts investis pour se protéger des migrants suffiraient largement pour les intégrer. Sans doute en nombre infini.

Les murs n’arrêteront pas les migrants ; c’est comme l’eau, si elle ne peut pas passer à un endroit elle en trouve un autre.

Le risque de présence de djihadistes parmi les migrants ? Sans doute un autre fantasme.

Il va de soi que les autorités sont tétanisées par l’extrême droite et que les peurs des populations sont infondées.

Toutes les mesures prises par les autorités ne sont que « symboliques », un autre hochet du provocateur, car la réalité, le fait de ne rien pouvoir faire contre la venue des migrants,  s’imposera tôt ou tard.

Et ainsi de suite …

Ecoutez si vous pensez que j’exagère.

Ainsi vont certaines émissions de la RSR, et certains journalistes militants politiques et propagandistes. On dirait même que plus les auditeurs sont révulsés et protestent, plus ils persistent, sachant qu’ils ont un monopole, qu’ils ne risquent  rien et qu’il faut bien éduquer ce peuple empli de peurs infondées et de multiples fantasmes, et qui ose encore refuser l’avenir radieux multiculturaliste, mondialiste, sans frontières, du laisser faire et surtout du laisser venir…

L’illusion, un vrai fantasme cette fois, de disposer d’un pouvoir médiatique tout puissant parce que monopolistique doit être grisant, mais il se trouve que le système médiatique comme le système politique est soumis en Suisse à la démocratie directe  et que cette dernière a déjà permis tout récemment, lors de la votation populaire sur la Révision de la Loi sur la radio et la télévison, du 14 juin 2015, de signifier l’insatisfaction, voire la révolte de près de la moitié de l’électorat envers le Service public médiatique, malgré les dénégations de ce dernier. Et ce n’est qu’un début…

Tout pouvoir trop unique finit par se lézarder, voire s’effondrer et faire place à la concurrence et donc au pluralisme, surtout en Suisse, même s’il faudra du temps pour y parvenir.

Uli Windisch

Ecouter l’émission citée de la RSR du 17 septembre 2015 , à écouter ICI

 

 

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Notifiez de
YAYA

 » 74% des journalistes votent à gauche « . Peut-être même un peu plus si l’on tient compte du peu d’infos que nous avons maintenant sur les migrants. Il semblerait presque qu’il n’en arrive plus …..
Certaines chaînes TV n’en parlent plus du tout. Auraient-ils tous disparu ???

Herbert Sogno

De toute façon, ils ne parlent plus de rien. Un peu de football, de Yannick Noah et de quoi nous endormir tranquillement. Mais finalement, si au contraire, ça réveille les gens, comme semble le dire Uli Windisch, pourquoi pas ? S’ils finissent par comprendre, à force d’énormité, qu’ils sont en dictature, c’est tant mieux.

Blanche

En Belgique, réaction hystérique de l’éditorialiste de Le Soir face à l' »horrible » proposition de ne pas verser immédiatement des allocations complètes aux clandestins…
https://blancheurope.wordpress.com/2015/09/22/en-belgique-aussi-la-propagande-tourne-a-plein/

C’est une litanie sans fin ces jours ci.

Anne Marie

Mr Windisch nous avons malheureusement les mêmes à la maison ; je zappe systématiquement ; j’en arrive à ne plus écouter la radio tellement je suis écœurée ; encore ce matin Bourdin qui coupait sans arrêt la parole à une auditrice pour l’empêcher d’exprimer clairement son point de vue qui n’était sans doute pas politiquement correct ; on n’en sort plus de cette dictature de la pensée qui ne dit pas son nom !

Yves ESSYLU

Les gauchos suisses ont du écouter et copier faux cul BOURDIN

Blanche

En parlant de propagande, on a eu le droit à une manipulation énorme autour du gamin musulman qui aurait « inventé » une horloge et avait été arrêté : https://blancheurope.wordpress.com/2015/09/22/ahmed-mohamed-et-son-horloge-une-fraude-integrale/

JANUS

L’article résume parfaitement ce qui est partout (et pas qu’en Suisse) l’instrument privilégié du bourrage de crâne quotidien : les soit disant experts, spécialistes et autres connaisseurs, qui ne sont invités que pour une raison : le journaliste sait qu’ils tiennent dans leur domaine un discours de gauche, et ils vont dire exactement ce que le journaliste voudrait dire lui-même. C’est la même chose quand on interroge les gens dans la rue sur un sujet : seules les réponses de gauche seront diffusées majoritairement (c’est le cas actuellement sur les « migrants »), donnant l’impression que c’est l’opinion majoritaire. Et hélas ça… lire la suite

Blanche

Vous avez bien résumé l’article :)