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Meeting de Valérie Pécresse : un naufrage en direct

En effet, ce fut un fiasco pour Valérie Pécresse et un calvaire pour moi. Un véritable supplice  que de l’écouter, pendant une heure, afin de me forger ma propre opinion.  Et pour qualifier son pâle discours insipide, j’hésite entre soporifique et laxatif, c’est tout dire.

Et je pèse mes mots. « Naufrage en direct » dit l’entourage d’Éric Zemmour.

Pour certains, ce n’est plus « Valérie traîtresse » mais « Valérie détresse ». Tout un programme !

Je me demande même si ce meeting n’a pas été également un supplice pour Valérie Pécresse, tant elle manquait d’enthousiasme et de passion pour dérouler son discours anesthésiant.

Où était la ferveur et la chaleur de la foule ? Où était cette atmosphère enflammée et si contagieuse, qu’on rencontre dans les meetings d‘Éric Zemmour, quand notre champion et ses lieutenants, comme Guillaume Peltier ou Gilbert Collard, galvanisent les foules et vous transportent de joie et d’espérance ?

Si la salle semblait bien remplie, je n’ai pas vu de foule en délire, je n’ai pas vu d’ovations ni de réactions enthousiastes tout au long de ce meeting.

Derrière son pupitre, froide, tête souvent penchée et sourire forcé, l’oratrice respire à la fois la banalité du propos et le manque total de sincérité.

Visiblement, les plus lucides parmi l’assistance ne croient pas à ce qu’elle dit, mais elle non plus ! La candidate LR, mollement soutenue par les cadres du parti ou les grandes figures de la droite, manque de crédibilité. 

Car non seulement je me suis ennuyé, pour être poli, mais j’ai eu l’impression qu’elle s’ennuyait aussi !

À chaque phrase, qui tardait à venir, elle s’arrêtait, regardant l’assemblée en attendant une réaction de la foule, qui agitait mollement quelques drapeaux en bêlant Valérie, avec autant d’enthousiasme que le quidam qui vient de recevoir sa feuille d’impôts.

Avec son élocution traînante et sa voix peu attrayante, on se sent vite pris d’une envie de somnoler.

Elle donne souvent l’impression de chercher ses mots, avec de nombreux temps morts, des vides qui deviennent vite lassants.

Cette manie de stopper son discours pour attendre quelques maigres applaudissements est exaspérante. Si le fond du discours était d’une platitude affligeante, la forme était pire : catastrophique.

Comment pourrait-elle convaincre, alors qu’elle-même n’est pas convaincue par son propre discours, débité sur un ton monocorde, triste et fatigué, des plus pénibles ?

Quant au fond, on ne peut pas dire que Valérie Pécresse ait révolutionné le genre.

« Démolir l’identité française, c’est démolir la France française »

On notera la perspicacité du propos. C’est du grand art.

Même Zemmour, pourtant rompu à l’exercice, n’atteint pas un tel niveau de pensée profonde.

Non seulement Valérie Pécresse joue faux, mais elle dit n’importe quoi.

Pendant une heure, on regarde sa montre et on prie pour que cela s’arrête. 

Son programme est un catalogue de vœux pieux pour rendre sa fierté et sa grandeur à la France.

Tout y passe, souveraineté, défense, industrie, école, économie, identité, travail, famille, jeunesse. Mais tout sonne faux tant elle manque de charisme et d’enthousiasme.

On la croirait au supplice, presque agonisante.

Elle ne galvanise pas la foule, elle la désespère. 

À l’international, elle nous ferait honte.

Son discours insipide ne suscite ni enthousiasme, ni ferveur, ni chaleur, ni passion, ni joie, ni espoir.

Bref, ce n’est pas avec ce meeting que Pécresse va remonter la pente. Elle ne fait pas rêver, elle respire la tristesse et l’ennui.

Quant à son couplet final pour parler d’elle-même et de son parcours, on s’en passerait volontiers. 

Les Français n’ont que faire des états d’âme d’un candidat à la présidentielle. Ils veulent un leader à poigne pour protéger la France et son peuple.

« La France coule dans mes veines » dit la candidate. Encore heureux. Mais encore faut-il la défendre, et ce n’est pas une mondialiste, énarque, young leader de la French American Foundation et ancienne invitée de Bildeberg, qui fera passer les intérêts du peuple français avant ceux des États-Unis et de l’Europe.

Son profil, c’est celui de Macron. Elle fera la même politique.

Je ne sais pas ce qu’en dira la presse, mais ce n’est pas avec un meeting aussi fade et aussi peu convaincant que Valérie Pécresse remontera dans les sondages.

Elle est sur une pente savonneuse. L’intelligence artificielle la donne en 4e position derrière Zemmour, Macron et Marine. Pas de quoi pavoiser.

D’ailleurs, en observant les premiers rangs de l’assemblée, où siégeaient les belles figures de la droite, je n’ai guère décelé un enthousiasme délirant à l’égard de l’oratrice.

Oui, c’était soporifique au possible et j’avais hâte d’en finir. Tout sonnait faux.

On comprend pourquoi Sarkozy ne se précipite pas pour la soutenir.

Et ceux qui espèrent que ce meeting sera la bascule pour une meilleure dynamique risquent d’être fort déçus.

Valérie Pécresse n’a ni l’étoffe d’une Thatcher ni d’une Merkel. Qu’elle arrête de nous la jouer femme à poigne, capable de défendre la France comme elles ont défendu les intérêts de l’Angleterre et de l’Allemagne.

Pécresse défendra l’Europe et l’Otan, comme Macron !

Aucun patriote ne doit se fier à cette mondialiste qui bradera le pays.

Jacques Guillemain