Pour Mélenchon, un pogrom c’est une attaque de mosquée qui ne fait aucun blessé…

Publié le 27 décembre 2015 - par - 8 commentaires

melucheaiejihadMélenchon a le blues. Depuis quelques temps déjà. Le blues. Le spleen. Le cafard. Le bourdon.

Il rêvait du grand soir; il n’a que des lendemains qui déchantent.

Et il y a de quoi, il faut bien le reconnaître.

2012: les législatives. K.O debout, Mélenchon acte sa défaite cuisante devant Marine Le Pen et se retire en faveur du candidat socialiste, parti qui ne lui rendra jamais la politesse..

2013 : la mort de Chavez, son pote, son alter ego, mieux, son modèle qu’il aurait rêvé d’incarner dans notre pays. Et qu’en reste-t-il maintenant au Vénézuela? rationnements,  files d’attente, manifestations, répressions, crise économique, crise diplomatique, crise politique.

2014: les municipales. Jean Luc Mélenchon tente de relativiser sa défaite en surestimant le nombre de villes où le Front de gauche serait en tête. Il rejette la faute sur TF1 qui ne retransmettrait pas suffisamment selon lui les chiffres de sa coalition et, tel un sportif forfait, quitte le plateau avant la fin de l’émission.

2015: les régionales. Que dire de celui que l’on ne peut plus appeler le leader du Front de Gauche, tant on a a du mal à parler de leader d’un parti effondré?  La débâcle.

Alors, on peut le comprendre Mélenchon, qui lui, ne comprend plus rien à ce qui se passe, ou plutôt si, qui a eu un instant de lucidité lors de son bras de fer avec Marine Le Pen où , entre deux imprécations habituelles contre la presse qui ferait la part trop belle à l’extrême-droite, il avait déclaré en substance: aujourd’hui la lutte n’est plus sociale, mais ethnique et religieuse. Oui, Mélanchon, dur dur pour un pur produit du paradigme marxiste de reconnaître que l’homme n’est pas qu’un homo economicus et que les rapports de force ne sont pas qu’entre prolétariat et grand capital.

Reconnaissons au moins à Mélenchon ce mérite. Il n’est pourtant pas facile de changer de logiciel quand à gauche on préfère avoir tort avec Sartre que raison avec Aron.

Donc, en toute suite logique, pour qualifier les événements qui se sont déroulés à Ajaccio, Mélenchon, déplore-t-il: le premier pogrom en France aura donc eu lieu en Corse, dont il n’est peut-être pas inutile de rappeler la définition: émeute sanglante dirigée contre une minorité ethnique et religieuse. Et il y a du vrai. Difficile de voir un conflit social dans ces événements, comme on nous l’a seriné et nous le serine encore depuis les émeutes de 2005. C’est bien à un conflit ethnique dont chaque camp s’identifie à une culture religieuse propre que nous assistons en cette nuit de Noël 2015..

Sauf que.

Sauf que si l’on voit fleurir les Arabi fora sur l’île, les pompiers ont été accueillis aux cris de  : Sales Corses de merde, cassez-vous, vous n’êtes pas chez vous ici”, avec actes à l’appui.

Quelle minorité ethnique était visée, exactement, ce soir-là, Monsieur Mélenchon?

Sauf que le sang a  été versé, oui, mais du côté des pompiers attirés dans un traquenard, et dont la presse ne se soucie guère de nous donner des nouvelles. Pourtant, cela aurait pu très mal finir quand on subit une attaque en nombre, avec battes de base ball, clubs de golf, et autres bouteilles d’acide.

Quel sang a été versé, Monsieur Mélenchon?

Sauf que les Ajacciens ne seraient pas allés dans la salle  de prières du  quartier des jardins de l’Empereur si précisément on ne s’en était pris aux pompiers dans un acte lâche et prémédité,  un soir de Noël qui plus est.

Quelle communauté religieuse était donc visée, Monsieur Mélenchon?

Imaginons l’inverse; imaginons quelques skinheads qui iraient jouer les gros bras dans une banlieue un soir de fête de l’Aïd et imaginons encore une réponse du style des émeutes que l’on connait régulièrement. Parlerait-on de pogrom contre les Blancs ou de provocation insupportable de l’extrême-droite?

Mélenchon, qui se démarque du discours de la gauche quand il voit un conflit ethnico-religieux là où il est, pratique l’habituelle inversion accusatoire et  préfère retourner à ses vieilles habitudes : s’en prendre  aux discours indépendantistes, nationalistes, à l’extrême-droite, aux petits malins du style “on est chez nous” et aux médias qui jetteront du “feu sur les braises” plutôt qu’aux fauteurs de trouble initiaux. Il accorde même plus de poids à un lieu de culte  incendié (sic),  et un kebab saccagé qu’à des hommes blessés. Pensez donc :  un kebab saccagé! Que voilà une cause nationale!

Mélenchon parle du  non-respect des lois républicaines dans l’île et des crimes demeurés impunis par la loi du silence qui y règne et le laxisme de l’Etat français. Monsieur Mélenchon, que ne dénoncez-vous cet état de fait dans nos banlieues que votre constat décrit parfaitement!

Et si les coupables, les ethnicistes, les adeptes de la culture  de la violence, du mépris des lois républicaines, dont il est question dans son  blog n’étaient pas du seul côté où vous voulez l’envisager de peur de voir les quelques béquilles qui vous soutiennent encore s’effondrer elles aussi?

Et si l’on pouvait effectivement parler de pogrom, mais de progrom contre les Français, contre les Blancs, contre les chrétiens.?

Corse: la tristesse, titrez-vous, dans votre blog. Cela vous rend triste, Monsieur Mélenchon, de voir un peuple se défendre avec les moyens du bord. Vous dont le blog s’intitule: L’ère du peuple, vous n’appréciez pas qu’une ajaccienne s’exclame devant les micros: C‘est un peuple qui parle. Pas l’Etat. Un peuple. On comprend votre surprise. Le peuple est pour vous un concept, une abstraction. Vous n’entendez pas le vrai, qui parle comme il parle, sans politiquement correct, sans  dialectique marxiste.

Allez, Monsieur Mélenchon, encore un effort!

 

 

 

 

 

 

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Notifiez de
La Mécréante !

lambertiste-trois points-fils et petit fils de trois-points…
c’est incurable, irrémédiable.

va ta route Méluche ! il y a quelque chose de sincère en toi. tu me fais penser à la “21e du Tarot de Marseille” : le Fol

Romanin

Bel article sur un triste sir, que dire de mélenchon, “Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît”(M. Audiard). Encore bravo au “peuple Corse”.

François Servenière

« Fascisme et communisme ne sont pas deux opposés, ce sont deux gangs rivaux qui se disputent le même territoire. Tous les deux sont des variantes de l’étatisme, fondés sur le principe collectiviste que l’homme n’a pas de droits et est l’esclave de l’État. » Ayn Rand (1905-1982), philosophe, scénariste et romancière américaine d’origine russe

«Avec le Front national, nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti fasciste. Tout antifascisme n’était que du théâtre.» Lionel Jospin (1937-), homme politique français, ancien premier ministre, diplomate et universitaire de profession

jino

C’est vrai, c’est le peuple de Corse qui est monté demander des comptes aux racailles, le peuple et lui seul, sans étiquette politique, de tout âge, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, le peuple qui veut vivre tranquille chez lui et qui n’accepte pas que des racailles primitives importées imposent leur loi.
“Arabi fora, musulmani fora!” C’est vraiment ce vers quoi il va falloir aller en Corse comme sur le continent, mais il faut faire vite. Nous ne pourrons jamais vivre tranquilles avec ces gens-là d’autant plus que leur nombre augmente à une vitesse incroyable. De toute façon, quoi qu’il en soit nous allons vers des évènements très violents, c’est inéluctable et rien ne sert de se mettre la tête dans le sable comme le fait une majorité de français.

DS

Tiens, le retour du disque rayé des Heures les Plus Sombres de Notre Histoire ! Ça faisait longtemps !

from Persia wiz love

Ce mélanchon vit dans une autre dimension. Il est complètement déconnecté de la réalité de ce monde. Il faut le soigner.

Pierre

Le soigner ou le piquer ?

Sniper83

J’offre la seringue et le penthotal !

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