Mélenchon : c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule

Melenchonvaroufakis
L’an passé, il nous faisait le coup de la dépression nerveuse. Il racontait aux journalistes candides qu’il avait besoin de prendre du recul, et s’interrogeait même quant à la suite de sa carrière politique. Manifestement, les gamelles à répétition de son organisation politique aux différentes élections, et les succès spectaculaires du Front national constituaient un désaveu terrible de sa stratégie, quand son camarade Tsipras gagnait les élections en Grèce.
Pourtant, pour un retraité de la politique version Jospin en 2002, on ne l’a jamais autant entendu que lors de l’année qui vient de s’écouler. Et manifestement, Mélenchon, qui adopte le nouveau style des bobos mal rasés style Canal Plus, a en ligne de mire la présidentielle de 2017. Essayant de faire oublier qu’il a été déterminant dans la victoire de Hollande en 2012, appelant ses 11 % d’électeurs à voter pour lui dès 20 heures, au soir du premier tour, il tente de se positionner comme l’unique candidat de la gauche de la gauche, espérant retrouver, en 2017, les orgasmes médiatiques qui furent les siens en 2012… et surtout d’empêcher, par sa présence, qu’un maximum de déçus de la gauche ne se tournent vers Marine Le Pen. C’est d’ailleurs pour cela que le système l’utilise, et le rémunère, par ailleurs fort bien.
Mais la vie est dure, pour le camarade Méluche. D’abord, sur le créneau de « gauche de la gôche », il a trois rivaux. L’écolo dégénérée Cécile Duflot – celle qui a appelé sa fille Térébentine – la pimbêche du 16e Clémentine Autain, soutenue en sous-main par le PCF, et le bel Arnaud Montebourg, qui, quand il ne fait pas des enfants à Aurélie Filippetti, invite Varafoukis à sa fête de la Rose annuelle. Et l’ancien ministre de Tsipras, qui a démissionné, devient un symbole qu’on s’arrache, puisque Méluche a tenu, lui aussi, à se faire photographier avec lui pour montrer qu’il existe.
C’est qu’il est rudement ennuyé, sur l’Union européenne, notre rebelle de gôche préféré du système. Il n’a pas arrêté de dire que si on sortait de l’euro, les épargnants français seraient ruinés, accusant Marine Le Pen de vouloir du mal aux pauvres ! Et en même temps, il doit soutenir son pote Tsipras, qui a trahi les Grecs en faisant tout le contraire du vote des électeurs au référendum, tout en prenant langue avec un ministre qui se montrait prêt à sortir de l’euro, et que son premier ministre a viré pour cela.
Cette question commence à diviser à gauche. L’économiste Jacques Sapir, longtemps proche du Front de gauche, partisan de la sortie de l’euro, vient de lancer un pavé dans la mare en réclamant qu’on cesse de vouloir marginaliser stupidement le FN, et en proposant un large front anti-Union européenne, incluant le parti de Marine Le Pen. Dur à avaler pour super-Meluche, qui risque de perdre son principal fond de commerce.
Et comme si cela ne suffisait pas, voilà Chevènement qui se réveille, et qui rêve d’une alliance républicaine avec Dupont-Aignan et Mélenchon. Sans doute pour contrer, là encore, l’ascension du FN. Se rappelant qu’il est de gauche, le président de Parti de gauche met son veto sur la présence du président de « Debout la France ». Mais il veut bien rencontrer le Che, qui ne représente plus que lui, depuis qu’il a démissionné du MDC. Comme on dit, l’union est un combat.
D’autre part, sur le plan politique français, Mélenchon est bien ennuyé. Il ne peut ignorer que sa présence au premier tour en 2017, et celle d’autres candidats à gauche du PS, peut signifier l’élimination des socialauds au deuxième tour, avec une finale Républicains-FN. Et il sait que le PS est prêt à faire toutes les promesses, mais surtout à lâcher plein de choses à tous ses rivaux de gauche, pour qu’ils se retirent avant le premier tour, pour lutter contre le « péril fasciste », bien évidemment. Pour cela, Hollande a réintroduit dans le jeu le vieux complice de Meluche des années 1980, Julien Dray, fondateur de Sos Racisme. Son rôle : convaincre les gauchistes et les écolos de laisser la place libre à Hollande et au PS en 2017, et tout leur promettre pour cela (fric et postes).
Reste que cela sera dur à vendre à ses troupes. Donc, en attendant de se prendre une nouvelle déculottée en décembre 2015, Mélenchon fait semblant de continuer à exister, en rencontrant Varafoukis, en faisant du cinéma devant les journalistes pour qui il est toujours un produit vendeur, et en se laissant pousser la barbe.
Méluche voileesBien évidemment, il prétend aimer la France, et se dit malheureux de tout le mal que lui fait Hollande. Mais il n’a rien à dire de nouveau aux Français sur l’Union européenne, si ce n’est « faut surtout pas sortir », sur les attentats islamistes, si ce n’est « Pas d’amalgame », ni sur l’invasion migratoire, si ce n’est « Solidarité internationale ». Autrement dit, « Français, crevez ! ».
Mais Méluche doit continuer d’exister. Il incarne à la perfection cet inoubliable film de Jacques Besnard, avec Bernard Blier, « C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ».
Paul Le Poulpe

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4 Commentaires

  1. Mélenchon est franc-maçon donc immigrationiste et partisan du métissage qui va avec, il est anti- clérical chrétien mais pas anti musulmans car lui et ses sbires se servent de cette religion satanique pour éradiquer le christianisme , il est pro lobby LGBT- homo , icar il est contre la famille tradi qui doit être éradiquée ,,pour la GPA , l’euthanasie , l’avortement ( seulement pour les blancs car ça contribuera à leur disparition et pour la distribution des aides sociales aux venus d’ailleurs ce qui favorisera leur progression ) , et il ne peut être que pour le mondialisme ou alors il n’a rien compris au film .

  2. Sur son site, Melanchon affirme que le problème n’est pas l’immigration, mais l’Europe de Bruxelles (avec la finance)… Il a moitié raison.

    • Effectivement, ce cheval de Troie des Mondialistes islamophiles qu’est l’Europe de Bruxelles est LA CAUSE, et l’immigration/invasion la CONSÉQUENCE.

    • Il a tout faux ! Ce sont DEUX problèmes. Liés puisque la finance bruxelloise encourage l’immigration à outrance. L’Europe de Bruxelles nous coûte bien plus qu’elle ne nous rapporte et nous empoisonne l’existence sans RIEN nous apporter en retour. Exactement comme l’invasion africaine que nous subissons actuellement.

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