Mélenchon-Corbière : résistants de pacotille, mais vrais complices du pire fascisme du 21e siècle !

Si on écoute Jean-Luc Mélenchon, qui se dit obligé de monter sur la barricade pour combattre les idées du Front national, il serait un espèce de héros de la Résistance, sorte de Jean Moulin des années 2012 opposé à la bête immonde que serait Marine Le Pen, descendante de l’occupant nazi.  

Jean-Luc Mélenchon a une curieuse vision du fascisme. Quel risque prend-il en « montant sur la barricade », si ce n’est de se casser la figure tout seul ? Le Front national a-t-il agressé un seul meeting de Front de gauche, ou de tout autre organisation de gauche, comme le faisaient les chemises noires de Mussolini ? A-t-il demandé l’interdiction des syndicats ou partis de gauche ou d’extrême gauche ? A-t-il attaqué des manifestions syndicales ? Des militants du Front national ont-il demandé l’interdiction de certains livres, lors de salons littéraires ? A notre connaissance, non. Par contre, Jean-Luc Mélenchon demandait encore récemment la mise hors la loi du FN, et son lieutenant Corbière, dans la plus pure tradition stalinienne, a demandé l’interdiction des Assises sur l’islamisation de nos pays. Par contre, ses militants ont multiplié provocations et agressions verbales partout où les militants de Marine Le Pen étaient présents. Par contre, ils ont participé à l’expulsion de Nicolas Dupont-Aignan d’un rassemblement devant l’ambassade grecque. Enfin, le stalino-mélenchonien Alexis Corbière a demandé, et obtenu, l’interdiction des livres de Pierre Cassen et Christine Tasin au salon du Bnai Brith, avec la complicité de Claude Goasguen, maire UMP, en profitant de la couardise de certains leaders d’associations juives.

Le Front national a-t-il les moyens d’irriguer la société française de ses idées ? Depuis 1988, bien que pesant entre 10 et 20 % de la société française, il n’a ni député, ni sénateur, très peu de maires, pas de conseillers généraux, et seulement quelques conseillers régionaux et députés européens, grâce à la proportionnelle. Mais il n’a aucunement la sécurité de 500 élus permettant à sa candidate de se présenter aux présidentielles. Par contre, avec 2 % aux élections, grâce à la bienveillance du PS, Verts et communistes ont des groupes parlementaires à l’Assemblée et au Sénat. A-t-il des journalistes qui peuvent se réclamer de ses idées ? C’este impossible, ils seraient virés immédiatement, comme on l’a vu avec Robert Ménard, renvoyé de RTL pour avoir écrit un livre « Vive Le Pen », où il ne parlait d’ailleurs pratiquement pas de Marine Le Pen, mais du traitement médiatique qu’elle subissait. Par contre, Clémentine Autain, porte-parole du Front de gauche aux dernières présidentielles, doit tellement déranger le système qu’elle a une chronique à France Culture, comme Caroline Fourest.

Curieux combattant anti-fasciste que Mélenchon, qui, finalement, donne davantage l’impression de vouloir protéger le système UMP et PS et ses satellites, de la possible perturbation que créerait forcément l’élection au Parlement de Marine Le Pen et de quelques députés patriotes, que de lutter contre un danger fasciste que Lionel Jospin lui-même a toujours déclaré comme inexistant, parlant de folklore pour qualifier les grandes messes contre le Front national.

Ce matin, à l’émission « Les Grandes Gueules », notre grand ami Corbière essayait laborieusement de justifier le parachutage de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont qui, il faut bien l’avouer, fait rire la France entière.

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Le grand anticlérical, militant de la Libre Pensée, a été effrayé : « Dans ses meetings, Marine Le Pen considère qu’en France il y a une menace de l’islam ! Alors que nos concitoyens de confession musulmane ne sont pas une menace sur ce pays ! » Nous avons eu droit, bien sûr, à la haine de l’étranger que véhiculerait la présidente du FN, et à sa prétendue volonté de briser les systèmes de solidarité sociale. Curieuse approche, il nous semble, à nous autres, que ceux qui poussent à la privatisation des systèmes solidaires seraient plutôt les irresponsables comme Mélenchon-Corbière qui, en se battant, en période de chômage de masse, pour une immigration sans limite et la régularisation des clandestins, en présentant cela abusivement comme un combat social, font d’abord le jeu du Medef, et contribuent à ruiner la sécurité sociale et toutes les caisses. Est-ce réellement un discours de gauche que d’exiger que l’argent des travailleurs, français ou étrangers, financent tous ceux qui n’ont pas d’emplois et n’ont jamais cotisé, quand les travailleurs sont de plus en plus pauvres, mal soignés et que ceux qui ont travaillé toute leur vie touchent des petites retraites, mais sont jugés trop riches pour bénéficier des logements sociaux, qu’ils doivent laisser aux nouveaux venus. 

Mélenchon et Corbière sont bien utiles au système qu’ils prétendent combattre. D’abord, Mélenchon, sénateur depuis l’âge de 35 ans, joue les ouvriéristes en accusant Marine Le Pen de vivre dans son chateau… alors que pour lui, cela ne va pas mal !

Quant à Corbière, il a le culot de réclamer des logements sociaux, mais en occupe un sans vergogne dans Paris, malgré un niveau de vie plus qu’honorable, avec 4000 euros d’indemnités d’élu, un salaire d’enseignant et une épouse avocate !  

Finalement, on comprend fort bien la hargne de Mélenchon-Corbière à défendre un système qui ne veut surtout pas que les patriotes viennent leur contester leur rôle de faux rebelles. Cela ne pose aucun problème à ces grands démocrates qui réclament la proportionnelle, mais seulement en la négociant avec le PS, que 6,5 millions d’électeurs puissent encore, aux prochaines législatives, êtres privées de députés. D’où le cirque médiatique de Mélenchon à Hénin-Beaumont, et sa posture d’antifasciste… de pacotille.

Fascinés par les dictatures, les partis uniques et la violence révolutionnaire, Mélenchon-Corbière, loin d’être les anti-fascistes qu’ils prétendent être, ne sont que des totalitaires qui n’ont tiré aucune leçon des drames de l’Histoire du 20e siècle, et notamment des crimes de Staline. Il suffit de lire l’interview ahurissante que le leader de Parti de gauche vient de donnner aux Inrocks ! Faisons confiance aux électeurs d’Hénin-Beaumont, terre ouvrière s’il en est, pour donner au président de Parti de gauche, dont l’électorat n’est absolument pas populaire, mais surtout bobo classe moyenne et salariés du public, la leçon qu’il mérite. Il est temps de lui rappeler que dans ce pays, on préfère Voltaire à Staline, la liberté d’expression aux maîtres-censeurs, et qu’une France dirigée par Mélenchon nous fait davantage peur qu’une France dirigée par Marine Le Pen.

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Rappelons enfin à Mélenchon-Corbière que s’ils veulent vraiment combattre le fascisme en France, il existe les disciples de Mohamed Merah, 40 % de Tunisiens  qui ont voté Ennahda, aux dernières législatives, et des dizaines de milliers de salafistes qui rêvent de transformer notre France laïque en terre d’islam. Le vrai combat pour nos libertés est là, ne leur en déplaise, et, face à lui, loin de se comporter en courageux résistants, les duettistes Mélenchon-Corbière font plutôt figure de pleutres complices du pire totalitarisme du 21e siècle.

Lucette Jeanpierre

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