Mélenchon et Hollande ne savent pas ce qu’est la vie d’un entrepreneur, et ils s’en foutent

Publié le 7 mai 2013 - par - 1 611 vues
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François Hollande et Mélanchon ont tout faux. Et ils le savent.

Le premier, espérant se réconcilier avec les partons des entreprises – les très petites, les petites et les moyennes, pas celles du Cac 40, ravies que leurs souhaits de main d’oeuvre au plus bas coût soit exaucé depuis 30 ans par toujours plus d’immigration – envisage de dispenser de la 6 ème à la Terminale un programme de l’entrepreunariat sous formes de stages en entreprises.

Notre Normal a plusieurs trains de retard, il serait plus inspiré de prendre l’avion, c’est plus rapide et plus sûr, car les stages en question existent et sont obligatoires depuis 2005 :

http://www.apel.fr/college/le-stage-en-entreprise.html

 ou d’ interventions d’acteurs économiques qui ont depuis de nombreuses années leurs entrées dans les écoles.

Rachel Boutonnet dans son livre «  Journal d’une institutrice clandestine  » , nous révélait sa stupéfaction lors d’une  » séance  » (1) sur les dents, séance qui  ne visait pas l’apprentissage de leurs noms et de leurs nombres mais l’embrigadement publicitaire : à l’issue de l’intervention de l’entreprise dans la classe, les élèves ignoraient toujours tout des incisives, des canines et autres molaires mais avaient tout compris de Colgate.

Primo, faire découvrir le monde entrepreneurial à des élèves à qui on ne transmet plus les disciplines fondamentales ni l’exigence de rigueur qui s’ensuit, c’est comme faire passer le permis de conduire sans avoir étudié le code la route.  Ils ne tueront personne mais leur cerveau ne sera même pas laissé en jachère mais en friche, abandonné tout entier à un esprit  irrécupérable de consommation à tout crin.

Secondo, c’est avoir une ignorance abyssale de la vie telle qu’elle se présente quotidiennement dans un lieu où, effectivement, les gens travaillent et n’ont pas de temps à consacrer à des ados de 14 ou 15 ans qui traînent en jeans à moitié fesses et lacets à vau l’eau leur ennui mortel de bureau en bureau pour finir vautrés dans un coin renouant, soulagés, avec le clavier de leur ipod.

A moins que ces stages étant des stages d’observation et non de travail, les jeunes  en culotte de plus en plus courte ne recevant  pas de rémunération et ne sachant rien faire du métier en question, ils ne soient une manne non négligeable pour de petits services rendus de- ci de- là : aller faire le café et venir le servir, préposés à la photocopieuse, sortir les poubelles, passer le balai, classer les dossiers par ordre alphabétique …quand ils connaissent  l’alphabet.

Ne serait-ce pas de l’esclavagisme déguisé ?

Tertio, combien de temps, d’heures, de semaines de mois, d’années faudrait-il pour qu’à travers les centaines de métiers possibles, l’élève s’oriente vers celui qui lui apparaît comme le moins pire ?

A une époque où le manque de repères est dénoncé à l’envi, où les choix – en apparence du moins– sont multiples, l’Education Nationale en rajoute une couche en éparpillant nos gosses de cabinet d’architecte en boulangerie, de cabinet de vétérinaire en chantier naval, de l’établi du menuisier à celui du plombier. Quelques années plus tard, à la question  » qu’est -ce -que tu veux faire, maintenant  » ? Les réponses sont d’une éloquence désastreuse :  » Ben… Ché pas « .

 La logique  serait de faire coïncider à minima les aptitudes de l’élève avec un métier s’y rapportant.  Croire et faire croire que chacun puisse faire ce qu’il a envie, c’est précipiter nombre de jeunes à Pôle emploi, c’est les condamner  de formation en formation dont aucune ne les satisfera jamais tant aura été immense leur déception ( et leur incompréhension ) de ne pas avoir eu accès aux études correspondant au métier en question.

 Ces élèves- là sont déjà les grands frustrés d’ une société qui les a sacrifiés, sciemment.

Ces stages en entreprises, parce que nos jeunes n’y peuvent intrinsèquement RIEN n’y apprendre, sont une grande fumisterie qui crée volontairement les ouvriers esclaves de demain corvéables à merci et payés moins qu’au lance- pierre.

C’est autant d’heures de semaines de mois passées à glandouiller, à blabater sur tout et n’importe quoi, c’est autant de temps que nos pédagogistes dirigeants n’utiliseront surtout pas à faire rentrer dans des cerveaux déjà bien vides tout ce qui leur permettrait, effectivement, d’être armés et bien armés pour développer les intelligences, et laisser épanouir des dons créatifs et des capacités à diriger.

Ces stages ne sont pas sans rappeler les sorties à la mer avec stages de voile ou de kayak, les virées à la montagne avec initiation à l’escalade, les descentes rafting et toutes les autres  » expériences  » généreusement offertes aux jeunes en difficulté qui devaient leur permettre ainsi de découvrir autre chose que le béton de leurs cités, et faire naître des vocations. On sait ce que cela rapporte en nuisances, en dégradations de locaux,  en agressivité toujours renouvelée. A l’issue de toutes ces expériences tellement enrichissantes, les jeunes ont retenu une chose : que la société leur était redevable ad vitam éternam.

Nous ne pouvions décemment pas imaginer que la colère de Mélanchon en apprenant la mise en place du programme d’entrepreunariat de 11 à 18 ans recouvrait les mêmes raisons exposées ci- dessus.

Nous ne sommes pas déçus : pour Mélenchon, apprendre l’esprit d’entreprise, c’est apprendre la cupidité !

Mélenchon, altruiste patenté,  depuis 1983  et après un DU de lettres suivi d’une licence de philosophie,  a consacré sa vie aux autres : faire de la politique, c’est autrement plus noble que de devenir  entrepreneur et s’en mettre plein les fouilles sur le dos des travailleurs. Frère Jean-Luc est entré en politique comme on entre en religion, le coeur débordant de  renoncements aux biens matériels.

Frère Méluche ne sera jamais l’un de ces immondes personnages esclavagistes contre le gentil peuple sauvagement exploité.

Il ne se couchera jamais le soir en se demandant comment faire pour que la boîte continue de prospérer et puisse s’acquitter de toutes les charges qui lui incombe, petits patrons hantés à l’idée de précipiter une famille dans le malheur en étant contraints de licencier.

Pour lui, ça tombe tous les mois. Aucune – mauvaise- surprise.

Lui, quand il se couche le soir, c’est en pensant aux merveilleux discours à venir qui le feront élire et réélire afin de poursuivre sa mission complètement désintéressée.

Mélenchounet, c’est l’anti européen député à Bruxelles depuis 2009 qui reçoit un salaire et des indemnités de misère :

http://www.lepoint.fr/politique/melenchon-et-le-pen-les-cancres-du-parlement-europeen-18-04-2012-1452677_20.php

Frère Jean-Luc ne saurait pas, mais c’est peut-être normal quand on a la tête dans les étoiles et surtout parce qu’on n’a jamais eu de vrai métier de sa vie, que c’est la « cupidité » des chefs d’entreprises, que c’est sur les salaires des ouvriers et des employés que lui sont versés chaque mois depuis 32 ans des revenus plus que substantiels.

Frère Mélenchinou n’exploite pas les ouvriers, lui,  il a vu plus grand : il vit sur le dos des cons-tribuables, c’est plus classe !

Hollande et  Mélenchon nous font leur numéro de clowns cyniques simulant  un  désaccord pour mieux s’ unir dans des desseins inavouables : abêtissement et culpabilisation du peuple pour préparer le Grand Remplacement et le Grand Capitalisme sous l’oeil  bienveillant  d’Allah.

Caroline Corbières

(1) séance : appellation dans la pédagogie de Mérieu qui remplace celle de   » cours ».

Connotation  psychanalytique et très logique pour des enseignants qui doivent être aussi des  » psychologues  » soucieux du bien- être de chaque enfant. ( terme ayant le plus souvent remplacé celui d’  » élèves  » ).

http://www.youtube.com/watch?v=DsDd-uP7yl0: course au pointage des députés européens

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