Mélenchon et Pape Diouf : même francophobie, même préférence étrangère

HollandeetMélenchonIl y a une analogie intéressante à faire entre deux événements récents qui ont défrayé la chronique, ces derniers jours. Commençons par la décision de la Cour de Justice Européenne, qui prend de court, comme l’expliquait Eric Zemmour, l’ensemble de la classe politique française, en réhabilitant la notion de préférence nationale, alors que, jusqu’à ce jour, on imposait la notion de discrimination pour défendre l’égalité entre les nationaux et les étrangers.

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Seul, l’ineffable Mélenchon se sentait obligé de se distinguer, en nous faisant le coup des immigrés qui seraient indispensables à nos régimes sociaux, rapportant davantage qu’ils ne coûteraient. Deux solutions. Soit Mélenchon est le dernier des crétins, et ne comprend pas qu’en période de chômage de masse et de grande précarité des salariés de ce pays, ajouter trois cent mille nouveaux venus tous les ans ne peut que briser les solidarités sociales dont il se réclame, au détriment de nos compatriotes. Soit Mélenchon, pour des raisons dogmatiques et idéologiques, a décidé qu’il fallait en finir avec la France, et accélérer ce que le journaliste Eric Zemmour appelle le suicide français. A part cela, on le trouve plutôt aigri, fatigué, irritable, bien sûr, et il donne l’impression de ne plus croire à son catéchisme, et d’avoir intégré le fait qu’il est largement minoritaire dans l’opinion, et encore davantage dans le monde du travail, qui subit de plein fouet les conséquences du discours immigrationniste du révolutionnaire en peau de lapin Mélenchon.


Jean-Luc Mélenchon : « Les immigrés cotisent… par rtl-fr

Il y a quelques jours, des déclarations de Willy Sagnol, entraîneur des Girondins de Bordeaux, sur le surnombre de joueurs africains dans son club, avaient également mis le feu aux poudres dans le landernau du football, et suscité l’émoi des imposteurs de l’antiracisme.

On a alors assisté à une réaction digne de Mélenchon du nommé Pape Diouf, qui s’est fait connaître en étant agent de joueurs, majoritairement africains (donc un intermédiaire vivant sur les commissions qu’il touche à chaque transfert), puis fut président de l’Olympique de Marseille, avant de se faire éjecter pour avoir mal apprécié des rapports de forces internes.

Il se lança dans les dernières municipales, à Marseille, et fit un score dérisoire. Mais ayant besoin de montrer qu’il existait encore, il utilisa donc la polémique grotesque ayant suivi les propos de Sagnol pour jouer, comme un vulgaire Thuram, la carte du racisme, et demander aux professionnels africains de ne pas jouer une journée pour leur club. Proposition d’autant plus stupide que la Coupe d’Afrique, qui, tous les deux ans, se joue entre janvier et février, prive déjà les clubs français de leurs principaux internationaux africains. Puis il affirma que, sans les Africains, il ne pouvait y avoir de championnat de France, affirmation péremptoire et bien imprudente.

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Surtout, exactement comme les propos de Mélenchon, le résultat n’aurait pas été à la hauteur de ses attentes, ni la démonstration qu’il voulait faire. N’en déplaise à l’ancien candidat à la présidentielle, l’immigration et son coût insensé coûtent fort cher à la collectivité nationale, y compris aux étrangers qui travaillent. Et, n’en déplaise à tous les Diouf, Plenel et Thuram de France et de Navarre, les Français préféreraient voir leurs équipes de club constituées de jeunes du cru, et leur ressembler davantage. Il suffit de regarder la réalité des nombre d’équipes de Ligue 1, Paris Saint-Germain excepté, pour comprendre qu’elles n’ont plus rien à voir avec l’identité des clubs et de leurs régions.

Surtout, en réagissant ainsi, Mélenchon et Pape Diouf se sont faits les défenseurs de la préférence étrangère et d’une certaine francophobie, alors que nulle société démocratique ne peut survivre sans préférence nationale. Ils se sont donc, chacun de leur côté, discrédités un peu plus.

Martine Chapouton

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