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Mélenchon, le faux insoumis qui bouffe à tous les rateliers

Il hait les journalistes mais son ego en a besoin. Il a fini par accepter de parler de lui. Lui, l’hologramme, le gourou, Lui, le persécuté des média. Celui qui veut faire de Marseille la capitale des Insoumis en attendant sa VIème République, déambule entouré par ses gorilles. Comment l’ancien apparatchik du Parti socialiste est devenu le seul maître à bord de la gauche ? C’est à cette question que s’est attelée une équipe d’Envoyé Spécial. Pendant 35 minutes. Pas plus, et c’est suffisant.

Mélenchon ou celui qui bouffe à tous les râteliers

Il compte déjà plusieurs vies, plusieurs identités et entame aujourd’hui une énième réinvention.

Plus ou moins pigiste et dessinateur à la Croix jurassienne en 1977, éphémère professeur à 20 ans et vrai militant trotskiste, le curriculum vitae de celui qui fut sénateur et député européen socialiste reste opaque.

Son gendre, Gabriel Amard, ex maire de Viry Châtillon, (1) ex directeur de campagne de Mélenchon dans les années 1995, ne tarit pas d’éloges sur son beau père : « on est tous un peu des fils spirituels quand on milite avec Jean-Luc Mélenchon parce que c’est un passeur, il veut nous faire la courte échelle, donc il a plein de fils »

Alain Duhamel, journaliste politique a observé Mélenchon pendant trente ans. Citant François Mitterrand qui l’avait repéré : « c’est un très bon orateur qui arrivera peut-être à quelque chose si son éloquence ne l’enivre pas ».

« Mais maintenant c’est autre chose, il se présente comme le prophète armé, armé de son éloquence. Dans sa tête, sa vraie vocation c’est ça »

Prophète, gourou, et d’un orgueil à tout épreuve, le propos revient souvent devant les postures prises par Jean-Luc Mélenchon. Devant ses colères aussi. Témoins ses agressions verbales envers les journalistes. Le reportage les montre. Il montre aussi l’hologramme transcendé en veste de révolutionnaire « où suis-je ? » ici et là, omniprésent, presque le don d’ubiquité. Le délire.

La 21e minute et 40 seconde du Mélenchon le caméléon Envoyé Spécial Jeudi 22 Mars 2018,  est pathétique : « vous ne vous rendez pas compte de ce que j’endure depuis dix ans; ma maison, ma famille, des caricatures abominables, des choses volontairement injurieuses, la volonté de blesser… je suis dégoûté par un système pareil ».

Pour Alain Duhamel : « il a le sentiment d’être plus mal traité que les autres » et pourtant : « honnêtement on ne peut pas dire qu’il soit mal traité par rapport aux autres ». Et de citer des exemples. Il est vrai que Duhamel, sous ses airs de myope bon chic bon genre, s’y connaît en traquenards pour politiciens. « l’univers médiatique est pour lui le bras armé de tout ce qu’il déteste dans la société, c’est le bras armé des dominants, c’est le bras armé des possédants, des chefs de file économiques etc  et comme il est loin d’être bête, le bon moyen d’être populaire c’est de s’en prendre aux journalistes ».

L’avocate Raquel Garrido (2) vole au secours de son client : « n’importe qui ayant subi ce que Jean-Luc Mélenchon a subi aurait craqué dix fois déjà »

Le passif socialiste de Mélenchon

Cette partie de l’émission retrace les trente pas glorieuses années de sa vie politique au PS. Le plus jeune sénateur d’alors y apparaît avec son bouc en collier. Un morceau d’anthologie et les prémices de la métamorphose du caméléon. Pour ne pas dire du cloporte. Mais l’homme ne manque pas d’air : « je me reprocherai d’avoir eu du mal à rompre quand je savais qu’il fallait rompre ».

Il devient la boussole de la gauche en neutralisant le PS, le PC, les Ecologistes et leurs personnalités respectives. Lesquelles ont fait une tronche qui fait toujours plaisir à revoir.

Et pour finir de leur claquer le museau, Mélenchon, en parfait faux-cul qu’il est, en veut beaucoup à Hollande (après l’avoir infiniment soutenu) « Jospin a laissé les 35 heures, Hollande rien. Il a détruit le mouvement socialiste en France ». Le mouvement nouveau ancien va donc renaître sous la férule du gourou. Le passeur déjà, comme le répètent ses nouveaux illuminés . « il faut briser les chaînes, il est temps de tourner la page ». Pour revenir à la page précédente.

Mais la dernière étape du reportage nous conduit en Grèce avec le mouvement Syrisa copie conforme du programme Mélenchon : un fiasco. Et un Mélenchon morose qui tente de faire illusion, tout essoufflé en montant à l’Acropole. Prémonitoire.

Mélenchon le caméléon, Envoyé Spécial du Jeudi 22 Mars 2018

https://youtu.be/-aR1aM5ukAY

Macron veut en faire son principal opposant pour mieux le défaire en 2020

Si la grande horloge lui prête vie – loin de moi quelque idée maléfique, je souhaite plutôt au leader maximo Mélanrévoluchon de faire les délices des après-midis des maisons de retraite -, le Mélenchon va ferrailler ferme pour terrasser le suppôt de la grande finance, Macron. Mais pas celui de l’immigration. C’est le défaut de la cuirasse de l’homme venu de Tanger et le serment qui les lie.

Mais l’autre est rusé, enfin pas tellement, mais ses financeurs si, si. Les gros, comme disait Henri Salvador sans rire. Et Mélenchon est une baudruche plaisante à gonfler. Et à crever le moment venu. Comme un ballon de carnaval. Marine Le Pen en a fait les frais, tant sa tête avait enflé un soir de mai.

Un symptôme nommé Poussier Par Gilles-William Goldnadel

Une fois de plus, M. Mélenchon est très mécontent. Il est même en colère, M. Mélenchon. On a osé vitupérer Poussier, son ancien candidat Insoumis dans le Calvados. On s’est permis de reprendre en boucles sa jubilation abjecte et stupide devant le mort d’un héros français mort en authentique martyr. Arnaud Beltrame.

La mère du héros, avec une dignité infinie, disait samedi soir qu’elle n’était pas étonnée que son fils admirable autant qu’intemporel, se soit immolé sur l’autel de la patrie. M. Mélenchon ne décolère pas sur Twitter : « Suppliques aux médias pompes à clics. Pour l’honneur du gendarme assassiné : voulez-vous renoncer au plaisir de nous salir et cesser de reproduire les tweets écœurants de Stéphane Poussier que nous avons tous condamnés ? »

Désolé, M. Mélenchon, mais souffrez encore que pour le besoin de mes explications, je reproduise une fois encore ce gazouillis dont j’étais l’un des premiers à prévenir la collectivité : « à chaque fois qu’un gendarme se fait buter, et ce n’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse… Là c’est un colonel, quel pied ! … » Ainsi, selon M. Mélenchon, il aurait sans doute fallu se taire… Curieusement, M. Mélenchon n’a pas ce genre de pudeur lorsque des poussiers de l’autre extrémité se font épingler.

Cependant, la vérité, parfois cruelle, oblige à dire que l’Insoumis bas normand condamné par le sommet n’est que la caricature grimaçante d’un parti qui compte force poussiers à peine mieux élevés. L’idéologie de la gauche extrême au sein de laquelle M. Mélenchon règne, ne déteste en effet scander dans les manifestations « Tout le monde déteste la police ! ». Et pas seulement des poussiers de bas étage. L’émission « Envoyé Spécial » donnait récemment la parole à Aline Pailler, productrice à France Culture s’il vous plaît, qui reprenait sans vergogne l’antienne anti-policière lors d’une manifestation contre la loi travail. Je mets également au défi quiconque de trouver le moindre conflit idéologique entre le parti bolivarien et les Black blocs, les zadistes et autres antifas ultra-violents.

L’Insoumis Poussier faisait référence à Rémi Fraisse pour justifier sa haine morbide. Son parti bolivarien a beaucoup capitalisé sur le racisme prêté à la police dans l’affaire Théo, dont on ne parle curieusement plus depuis que l’on sait qu’elle aura constitué l’un des développements médiatiques les plus hystériques pour monter mensongèrement la population contre les forces de l’ordre. M. Mélenchon, très sourcilleux en matière de protection de la réputation, n’aura pourtant pas été en la fâcheuse circonstance bien en reste.

Lorsque la députée Insoumise Danielle Obono – sans être tancée par son leader suprême – a décerné un brevet d’antiracisme à la responsable antisémite et anti-blanche du Parti des Indigènes de la République, il y avait déjà du poussier dans l’air. Il est vrai que M. Mélenchon lui-même, en veine de confidences, s’était laissé à dire qu’il ne souffrait pas de vivre dans un quartier où il y avait trop de blancs…

Sans surprise, La France médiatique, paraît-il antiraciste, bonne fille envers lui encore qu’il la déteste, n’avait pas cru devoir lui en faire procès. Lorsque Clémentine Autain et ses amis du 93 veulent, pour satisfaire leur clientèle électorale dont ils sont les captifs, se rendre en Israël pour visiter un détenu terroriste palestinien responsable de l’assassinat de plusieurs civils, serait-ce en infraction flagrante à l’idéologie du poussier ?

Lorsqu’Éric Coquerel soutient l’action d’immigrants illégaux qui occupent tout aussi illégalement la basilique Saint-Denis, symbole de la France éternelle, au mépris des articles 26 et 32 de la loi de 1905 sur la laïcité, le très laïc lider maximo soutient Coquerel Éric.

Pourtant, Mélenchon Jean-Luc considérait il y a peu l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers par des identitaires (condamnés eux à un an de prison avec sursis) comme « un seuil franchi dans la violence de l’extrême droite ».

Difficile de donner davantage de sens aux mots duplicité politique et schizophrénie idéologique. Difficile aussi de trouver plus soumis qu’un Insoumis à l’immigration massive ou à l’islamo-gauchisme. M. Mélenchon enrage sans doute de percevoir que cette soumission qui commence à trop se voir a fabriqué un plafond, non de verre mais de béton, qui ne le sépare pas des élites mondialistes qui lui pardonnent ses foucades mais du peuple souverainiste qui ne voit que trop ses trahisons.

Allons donc, M. Mélenchon, foin de feinte colère.

Poussier, le fruit pourri, n’est pas tombé bien loin de votre arbre ombrageux. Craignez que pour le bénéfice honteux de quelques bourgeons dangereux, il perde définitivement ses racines.

Source : http://www.valeursactuelles.com/politique/un-symptome-nomme-poussier-94243

Mélenchon dans la presse

https://ripostelaique.com/hilare-melenchon-fait-sauter-un-explosif-avec-les-cheminots.html

https://ripostelaique.com/media-lapprenti-patron-de-presse-melenchon-a-bouffe-la-grenouille-en-deux-mois.html

https://ripostelaique.com/melenchon-veut-un-tribunal-dexception-pour-les-journalistes-qui-lagacent.html

https://ripostelaique.com/les-patriotes-militaires-venezueliens-inquietent-goasguen-et-melenchon.html

https://ripostelaique.com/le-fonctionnaire-de-la-revolution-melenchon-ne-veut-pas-bosser-en-aout.html

(1)

 http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/viry-avant-de-partir-gabriel-amard-evoque-un-rapprochement-avec-evry-13-01-2014-3487171.php

 http://www.leparisien.fr/essonne/le-maire-demissionne-15-12-2005-2006565686.php

(2) Raquel Garrido avocate, chroniqueuse, ex porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise.

Le job de Mélenchon (excursions en perspective à nos frais)

Rappelons qu’il est l’un des (577 + 348)  parlementaires très grassement payés par le contribuable. Il exerce sa fonction de haut privilégié sans risque dans l’hémicycle mais refuse de travailler au mois d’août, même quand la France est en guerre.

Jacques CHASSAING