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Mélenchon : le retour de l’antisémitisme de gauche

 

Mélenchon dit aimer la France ( pourtant La France insoumise continue, lors de certains meetings importants, de chanter l’Internationale…), mais l’homme rêve d’une France dans laquelle les us et coutumes des pays d’ Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne submergeraient les traditions d’une France ancestrale que Mélenchon a en horreur.

On peut dire que depuis les prémices de la chute du communisme, la gauche de type marxiste s’est retrouvée orpheline de sa cause principale : la défense des prolétaires, figures tutélaires des « exploités» du système capitaliste. Le rêve déçu d’une révolution prolétarienne a alors propulsé l’étranger (comprenez, non occidental) comme symbole de la nouvelle lutte contre un Occident « égoïste » et «dominateur» . Rappelons tout de même que la représentation de l’étranger comme (pseudo) victime du « colonialisme » occidental était déjà ancrée depuis des décennies dans la tête de nombreux socialistes de tendance marxiste.

Le capitalisme restait évidemment l’ennemi à abattre et c’est ainsi  que les stéréotypes antisémites liés au capitalisme et à la «  finance internationale » continuèrent de faire florès chez les gauchistes de tous bords (mais aussi dans des sphères socialistes moins radicales et dans une partie de l’extrême droite) .

Mélenchon, surtout depuis le milieu des années 2010, est devenu l’héritier de cette pensée nauséabonde que l’on trouvait, par exemple, dans le pamphlet du socialiste français Alphonse Toussenel (1803-1885) auteur du best-seller Les Juifs, rois de l’époque que l’historien du CNRS Michel Dreyfus considère comme ayant joué « un rôle essentiel dans l’élaboration du stéréotype associant les Juifs à la grande banque et au capitalisme».

Il n’est donc pas étonnant de retrouver en 2013 dans la bouche de Mélenchon des propos accusant l’ancien ministre (Juif) Pierre Moscovici « de ne plus penser en français » mais « de penser dans la langue de la finance internationale  ».

Mélenchon est donc aussi, comme tout bon antisémite qui se respecte, anti-israélien. Ses prises de position en faveur des squatteurs djihadistes « palestiniens  » et du boycott de la seule démocratie du Moyen-Orient n’étonneront donc personne.

Lorsque les terroristes islamiques tueurs d’enfants du Hamas déclenchèrent en 2014 une nouvelle guerre contre l’État hébreu, en lançant des milliers de roquettes sur tout le territoire israélien, le chef du Front de Gauche prit sans surprise position pour les djihadistes «palestiniens» (comme quoi l’islamo-gauchisme est une réalité incarnée).

Par la suite, des manifestations pro-« palestiniennes » d’une rare violence éclatèrent à Paris et à Sarcelles dans lesquelles retentirent les cris «Mort aux Juifs  » ; des synagogues et des commerces appartenant à des Juifs furent attaqués par les dignes héritiers de la Sturmabteilung (SA), principalement venus du Maghreb. Quelle fut alors la réaction de Mélenchon face à cette flambée de violence antisémite ? Eh bien, le tribun de gauche n’hésita pas le 24 août 2014 (lors de l’université d’été du Parti de Gauche) à décrire ces hordes antisémites comme ayant «  incarné mieux que personne les valeurs fondatrices de la République française ». Si attaquer des synagogues , des Juifs et des policiers français c’ est «  incarner les valeurs de la République  », alors Mélenchon est soit totalement perturbé mentalement, soit tout bonnement un fasciste de gauche (ce qui est presque un pléonasme puisque Mussolini lui-même se réclama du marxiste antisémite français Georges Sorel (1847-1922) que le Duce considéra comme sa principale influence selon Edward Shils et Raymond Aron) !

Lors de ce discours, Mélenchon se lâcha encore plus en déclarant : «  Nous ne croyons pas à un peuple supérieur aux autres.  ». Cela nous rappelle les propos du gauchiste antisémite et antifrançais Robert Louzon dans le numéro 263 de La Révolution prolétarienne (25/01/1938).

Ces propos fielleux sortant de la bouche grimaçante du tribun d’extrême gauche nous rappellent aussi d’autres mauvais souvenirs sur lesquels je n’ai pas besoin de m’étendre. Puis, le «  bon client  » des médias n’hésita pas à décrire la communauté juive de France comme… « agressive» (un comble !).

Tiens ? La LICRA et SOS Racisme ne dénoncèrent pas ces propos  antisémites et discriminatoires. Mais après tout, l’antisémitisme, tout comme le racisme antifrançais et anti-blanc sont eux permis par la doxa politiquement correcte car ils seraient la «  juste  » revanche des prétendus «  damnés de la terre  » (pour reprendre le titre du fameux livre de Frantz Fanon).

Depuis quelques temps, Mélenchon s’excite de façon quasi-pathologique contre l’ancien Premier ministre Manuel Valls. Le chef des «  Insoumis  » n’a rien trouvé de mieux à déclarer, pour stigmatiser son ennemi du moment, que de dire que Manuel Valls «  était proche de l’extrême droite israélienne  »(terme repris par la rédaction du torchon Libération pour désigner le parti de la ministre  israélienne de la Justice). Il est d’abord clair que Mélenchon ne connaît rien à la politique israélienne puisque le terme d’extrême droite n’a pas sa place dans le lexique de l’histoire des partis politiques en Israël. D’ ailleurs est-il plus digne d’être d’extrême gauche comme Mélenchon  et son gang (Autain, Obono, Corbière, etc.)  ? Bonnet blanc et blanc bonnet  !

Mélenchon, avant d’ouvrir sa grande bouche, devrait se souvenir que l’expérience boulangiste (1886-1891) a bien démontré que l’extrême droite et le socialisme révolutionnaire (de type blanquiste, notamment) pouvaient tout à fait se retrouver unis dans leur haine de la République, des institutions et des Juifs.

Pour résumer , Mélenchon n’est qu’un agitateur , un extrémiste et un antisémite qui a en horreur la France de tradition judéo-chrétienne.

Frédéric Sroussi