Méluche revient-il à son vomi trotsko-lambertiste ?

Publié le 3 décembre 2018 - par - 12 commentaires - 778 vues
Share

Rappelons que Monsieur le Camarade Jean-Luc Mélenchon était le responsable de la secte trotskisante OCI /AJS à Besançon, au début des années 1970. Avant de roupiller 30 ans au Sénat, en couvant son enviable patrimoine : 2,7 millions €, jure « Le Canard enchaîné ».

Son affidé Corbière (à droite) fut aussi lambertiste, jusqu’en 1992.

Et voici qu’il est l’orateur vedette d’un « rassemblement » d’épigones de Lambert (POI : Parti ouvrier indépendant), le 10 novembre dernier !

Mélenchon imite la tyrannie de Lambert, quand « Le Figaro » (29 nov. 18) signale « sa gestion autocratique, mais aussi le rôle de ses proches, dont la très controversée Sophia Chikirou. [« controversée » signifie, dans le langage feutré du quotidien du boulevard Haussmann, que cette très « proche » a pompé un million à « La France insoumise », avant de saigner à blanc « Le Média », toujours à son profit personnel] Un seul noyau restreint dirige désormais La France insoumise : Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou, le duo infernal, avec Manuel Bompard et Martine Billard, deux fidèles exécutants chargés du bétonnage interne et de la besogne électorale. Depuis quelques mois, le groupe de tête des Insoumis s’est rétréci, jusqu’à l’isolement. Le dysfonctionnement s’est cristallisé depuis les perquisitions judiciaires menées au sein du mouvement le 16 octobre. Il apparaît désormais au grand jour, au gré des difficultés rencontrées dans la constitution de la liste aux européennes. Les dernières semaines ont été marquées par des départs volontaires, ou des exclusions. »

Des purges, quoi ! Comme chez Staline, en grand ; et chez Lambert, en microscopique.

Mais ce n’est qu’une moitié des héritiers du vieux bureaucrate franc-mac qui embrasse le mélenchonisme : en 2015, fracassante scission. Gluckstein est viré avec le poivrot Schivardi (tous deux ex-candidats à l’Élysée à moins de 1 %), il emporte le fric et lance le POI… démocratique (POId). Lacaze et Shapira gardent les locaux, la dénomination POI, et le petit torchon hebdomadaire, « Informations ouvrières ». Ils ont plus de 70 ans chacun.

C’est cette dernière équipe, la plus opportuniste des deux, qui se rapproche à grands pas de Méluche, et non le contraire. Mais quelle prestigieuse référence pour lui, que d’absorber bientôt une gamelle de trotskisme dégénéré !

C’est au point que le quotidien national-catholique ‘Présent’ (30 nov. 18) le prend pour cible facile : « Les sondages se suivent, tous plus catastrophiques les uns que les autres. Désormais celui que les Français surnomment, avec une pointe d’ironie « La Méluche » a dégringolé autour de 11 % (sondage du 4 novembre). Plus rien ne semble en mesure de regonfler significativement cette baudruche « insoumise ». On ne se bat pas pour être la tête de liste LFI, aux européennes. Charlotte Girard, qui avait été pressentie, a déclaré forfait. Que s’est-il donc passé pour que le désamour ait été si rapide, avec surtout cette impression d’irréversibilité ? Ce rejet a trois causes au moins : d’abord l’affairisme de LFI, mis au grand jour, ensuite les magistrales erreurs d’analyses, tant en politique étrangère que vis-à-vis du courant populiste, et enfin Mélenchon lui-même. »

Fini ? Je me le demande, quand je l’entends saluer « Marseille immense et rouge » et ainsi saluer bien bas Drieu La Rochelle et son « fascisme immense et rouge »…

Patrick Gofman

  • Patrick Gofman a publié « Le Trotskisme dégénéré » avec Synthèse nationale, et en numérique, 3 € @ amazon.fr.

 

 

Print Friendly, PDF & Email
Share

12 réponses à “Méluche revient-il à son vomi trotsko-lambertiste ?”

  1. DUFAITREZ dit :

    Comme quoi les « Lambert » sont à l’origine de Mélenchon et JMLP !
    Pas les mêmes, bien sûr !
    Quand les extrêmes se touchent !

  2. Patrick Gofman dit :

    Le courageux anonyme « roux », c’est de l’école primaire qu’il s’est fait virer, avant d’avoir acquis un minimum d’orthographe. Quant à moi, j’ai rempli la caisse de Lambert à la sueur de mon front, 12 ans durant. C’est Charles Berg qui la vidait « à des fins personnelles », selon ses aveux. Et c’est pour avoir publié mon premier roman (« Les Blondes préfèrent les cons »,1979) sans son autorisation que j’ai été viré direct par le Comité central, sans être entendu ! Mieux que chez Staline !

  3. patphil dit :

    mélanchon proclame (un peu vite) que le peuple a changé et qu’il veut ses voix nouvelles!

  4. Gaulois réfractaire dit :

    Son obséquiosité quand il se retrouve face à Maqueron et sont arrogance face au simple flic lors d’une perquisition en disent long sur le personnage.

  5. Arthur dit :

    Melenchon : personnage insupportable, postures detestables. Pour lui être de gauche, c’est caresser le peuple dans le sens du poil mais au final s’en servir comme marchepied aux seules fins de sa gloire personnelle.