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Ménard, le fayot à géométrie variable

Photo by Guillaume HORCAJUELO / POOL / AFP)

Robert Ménard a été ravi de recevoir le président de la République dans sa ville de Béziers pour investir dans l’hydrogène.
Ménard, ancien cofondateur de Reporters sans frontières, est redevenu le maire incontournable des plateaux TV depuis la crise du Covid.

J’ai eu une certaine estime pour Ménard quand il a quitté « Les Terriens du dimanche » ou qu’il défendait la crèche de Noël.
Ménard appelait à voter un certain Nicolas Sarkozy en 2007, puis NDA en 2012.
Il n’a jamais vraiment soutenu le FN mais appelait à le considérer comme un parti républicain.
Même s’il y a quelques temps il expliquait que Marine Le Pen était le seule espoir de la France.

Alors le but n’est pas de déterminer qui est le mieux placé pour battre Macron.
Je fais un rapide état des lieux du parcours de Robert Ménard.
Et en ce qui concerne Marine et Zemmour, Robert ne cessait de jongler.
Mais il a donné le coup de grâce en qualifiant ses amis de « sectaires » et fermés d’esprit.
Il a été précurseur dans la lutte contre le Covid puisqu’il a été jusqu’à supprimer les bancs publics.
D’ailleurs, on peut dire que c’est le Covid qui l’a radicalement changé ou a montré son vrai visage.

Ménard qui fait des non vaccinés son cheval de bataille, en délaissant les racailles islamistes.
Sa rencontre avec Macron était le parfait exemple du léchage de pompes, usant de formules les plus mélioratives possible.
Blanquer, Attal et Schiappa ont de la concurrence avec Ménard.
Sa peur du virus et son obsession pour le vaccin en ont fait un invité exemplaire sur les plateaux.

Il est bien loin le temps où il était traité d’Adolphe sur le plateau d’Ardisson.
Au moins, Élizabeth Lévy se questionne depuis quelques temps sur les bienfaits du passe sanitaire.
Mais pour Robert Ménard, il suit Macron qui veut donc faire du Covid son thème de prédilection.
Une élection qui doit se faire dans la peur d’être contaminé.
Pour avoir lu certains commentaires, il y a un peu de vrai.
Il paraît sincère quant à sa peur du virus. Parler de carriériste n’est pas faux non plus.

En deux ans, Ménard est devenu incontournable dans sa lutte contre le Covid aux côtés du maire Estrosi.
Difficile à dire si son amitié était vraiment sincère avec Z., il cherchait surtout à calmer le jeu.
C’est un maire qui pense à son petit poste à Béziers, rien de plus, rien de moins.
Quand il dit qu’il est ravi, il est ravi que l’on parle de lui en bien, faisant partie du bon camp, afin d’effacer son image assimilée à l’extrême droite.
Et il est vrai quand on analyse ses votes ou du moins ce qu’il en a dit.
Il allait dans le sens du vent. Sarkozy promettait le Karcher. NDA était « moins » extrême que Marine.

De le voir flatter Macron n’a finalement rien de surprenant.
Il espère juste que l’on continue à parler de lui et être fier de faire parti des « gentils », tout en espérant la planche à billets derrière.

Quentin Journeaux