Merah avait du coeur ? Raison de plus d’enquêter sur le coran

Publié le 26 mars 2012 - par - 2 167 vues
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Il est stupéfiant de constater que les béats bienveillants à l’égard de l’islam ont été incapables, cette semaine passée, de cacher leur incrédulité ou leur désarroi de constater que l’auteur des meurtres de Toulouse et de Montauban n’était pas un mauvais génie de l’extrême droite. Un musulman né et éduqué en France, auteur de ces abominations, ne colle pas vraiment à leur vision angélique du monde. Aussi ont fleuri rapidement toute une série d’interventions médiatiques et de témoignages pour nous présenter un portrait à décharge du meurtrier.

Parmi ceux-ci, un article du Figaro (1) rédigé par Marie-Louise Pinelli nous révèle que Mohamed Merah avait un cœur. Ne cherchons pas d’abord à savoir si des arrière-pensées cherchant à atténuer la responsabilité de cet assassin peuvent justifier la rédaction et la publication de ce texte. Mais remarquons que nous n’avons jamais vu un journaliste faire des efforts pour se renseigner si des skinheads haineusement racistes sont de gentils enfants qui font de beaux cadeaux à leur maman pour la fête des mères.

Pour un islamiste, cela semble donc différent. Évidemment, personne ne niera que la crapule Merah avait un cœur. De même qu’Hitler ou Ben Laden avaient un cœur. Ou bien d’autres tyrans, despotes et terroristes pour lesquels la vie humaine n’avait pourtant que bien peu de valeur.

La journaliste du Figaro nous apprend ainsi que Merah « tenait la porte aux vieilles dames » ; et alors ? Hitler était fort courtois et très « civilisé » auprès de son entourage ; les témoignages sont nombreux, tels ceux de sa secrétaire ou de son garde du corps, concernant son affabilité à l’égard des femmes, l’attention et la gentillesse dont il pouvait faire preuve à l’égard de ses subordonnés, son attachement aux chiens.

Pour tous les professionnels intervenant en prison, il est banal de constater que des détenus ayant commis les actes les plus vils, comme des pédophiles, des violeurs, des meurtriers avec préméditation, des sadiques, des auteurs de violences conjugales peuvent se montrer des personnes policées  et révéler une part d’humanité qui avait été estompée par leurs horribles délits.

Effectivement, derrière un acte monstrueux, se cache toujours un être humain ; rappeler pour le combattre que le mal est banal n’est pas inutile. A quel moment, notre part d’humanité peut-elle se réduire pour se laisser submerger par des pulsions homicides ? En temps de guerre, il est plus aisé de le saisir ; c’est l’engrenage de la brutalisation dans lequel tout combattant peut se laisser emporter suite au désir de venger ses camarades ou des membres de sa famille morts ; ou plus simplement c’est la peur de mourir en ne tirant pas le premier qui pousse à être un loup pour l’homme.

Mais dans une société pacifiée comme celle de la France contemporaine, ce moment est fort difficile à trouver. Dans un roman passionnant (2), Éric-Emmanuel Schmitt avait tenté d’imaginer quels avaient été les différentes interactions, qui, conjuguées, avaient fini par transformer progressivement le jeune et paisible Adolf Hitler en un monstre.

Cette reconstitution ne sera malheureusement jamais possible, puisque les connaissances sur Hitler, avant qu’il ne débute sa carrière politique sont très peu nombreuses. Aussi, à défaut de comprendre sa dérive par des facteurs liés à sa singularité d’individu, hormis sa paranoïa (3), les historiens se sont penchés sur le contexte social et culturel qui avait influencé le futur dictateur. Et ce contexte fut marqué entre autres par un intense antisémitisme doublé de la conviction de l’inégalité des races en vogue depuis le XIX° siècle en Europe.

Pour autant, ces convictions nauséabondes avaient été partagées par des millions d’Européens qui n’étaient pour autant pas prêts, ni n’avaient eu l’envie de commettre un génocide. A cet environnement malsain insuffisant, il y eut donc les paramètres liés à l’équation de l’individu Hitler qui ont produit le pire cauchemar de l’histoire : ce génocide mécanique commis de la manière la plus froide et industrielle que l’on ait pu voir.

Aussi à partir de la fin de la 2° guerre mondiale, en 1945, les élites occidentales vont progressivement s’investir dans le combat antiraciste, dans l’espoir que l’humanité ne connaisse plus jamais une telle abomination. La réflexion n’est pas alors de savoir comment l’individu Hitler a pu dégénérer en un tel monstre, mais de comprendre que c’est l’atmosphère de racisme de la société allemande d’alors qu’il ne faut plus laisser se reproduire. Peu importe que ce racisme soit fort ou peu présent, il ne faut plus le permettre.

On étudie alors l’archéologie de l’histoire du racisme à travers les siècles et le monde, pour observer que chaque civilisation a toujours été imprégnée de racisme plus ou moins exacerbé selon les époques. On constate qu’un faible racisme peut vite en fonction des circonstances s’accroître et dériver vers des folies meurtrières. Par conséquent, en Europe, il devient intolérable de concéder la moindre expression de racisme, qui si elle n’est pas combattue pourrait prospérer en de futurs massacres.

Ceci évoqué, s’il ne me paraît pas très judicieux de vouloir nous présenter l’assassin Merah comme un gentil garçon, à une date aussi proche du carnage, cela n’a rien d’extravagant. A la condition de ne pas vouloir l’exempter de l’horreur de son acte ou de ne pas nous le présenter comme une victime, ainsi que tente de le faire l’inénarrable prosélyte Tariq Ramadan : « Un pauvre garçon, coupable et à condamner, sans l’ombre d’un doute, même s’il fut lui-même la victime d’un ordre social qui l’avait déjà condamné, lui et des millions d’autres, à la marginalité, à la non reconnaissance de son statut de citoyen à égalité de droit et de chance » (4).

Cette présentation de Merah n’est pas extravagante si l’objectif sincère est de retracer à quel moment un fragment de son histoire a pu le faire dériver vers sa folie meurtrière. Et là, en dehors des causes psychiatriques, les pistes peuvent être nombreuses : une humiliation ressentie, un racisme dont il a pu être la victime, un sentiment de déclassement social, des désillusions plus personnelles, sentimentales … Mais les personnes ayant été placées dans ces néfastes situations ne deviennent pas pour autant des meurtriers ou des forcenés ! Et encore moins nombreux sont les forcenés qui invoquent des motivations politico-religieuses !

Il faut donc bien alors évoquer le contexte dans lequel a baigné Merah ; il y a bien sûr la piste islamiste évoquée par le gouvernement. Mais si la recherche des causes de la conduite doit être exhaustive et honnête, il faudra bien se pencher et enquêter aussi sur les thèses coraniques de l’islam. Il faudra tôt ou tard informer les citoyens du monde du contenu du coran, et si les fous d’Allah ont matière dans le coran à justifier leur conduite.

Il est totalement irrationnel de se fermer cette porte des causes potentielles contenues dans le coran. L’histoire a montré que les discriminations raciales ont conduit à des massacres racistes. Il serait temps de se prémunir de massacres islamistes éventuels commis contre des non musulmans, en dénonçant et en condamnant les paroles méprisantes et les thèses discriminantes à l’égard des mécréants, évoquées dans le coran.

Or comme nos concitoyens sont loin d’être informés dans ce sens, les médias étant totalement muets concernant les responsabilités ne fût-ce qu’éventuelles de l’islam, Riposte Laïque n’est pas prêt de cesser sa tâche de réinformation.

 

Jean Pavée

 

(1)    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/22/01016-20120322ARTFIG00419-quand-j-ai-connu-mohamed-merah-il-avait-un-c339ur.php

(2)    Eric-Emmanuel Schmitt « La Part de l’autre », Le Livre de Poche (2003)

(3)    http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=327

(4)http://www.tariqramadan.com/LES-ENSEIGNEMENTS-DE-TOULOUSE,11912.html

 

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