Merci à nos Académiciens de voler au secours d’une France malmenée

Publié le 25 juin 2015 - par - 1 972 vues

academiefrancaiseContre la liquidation programmée  de la France, l’Académie Française, sortant de ses prérogatives et prenant parti (à l’étonnement peut-être feint d’un journaliste certifié “conforme”), fait un geste politique considérable. Il était temps, grand temps qu’elle s’exprimât ainsi et comblât, en quelques mots, l’attente d’elle que nous avons depuis longtemps sur ce site.

Sur le seul plan de l’enseignement, les choses ne peuvent désormais plus aller au rythme infernal de démolition imposé par les utopistes meurtriers qui prétendent nous forcer au bonheur multi-culturel. Ce que dit Jean-Marie Rouart accule le Gouvernement de la France au fond de l’obscur couloir où, coupé de tout ce qui nous constitue Français, il pense encore habiter un Palais. Il ne sortira pas de ce boyau sans courber l’échine, sans en rabattre de son insolence et de sa cuistrerie.

Car c’est vrai : les butors sont aux affaires. Rarement, dans notre Histoire moderne, les gens de ce pays n’auront été à ce point malmenés, égarés, désinformés à jet continu, soumis à l’arbitraire, à l’improvisation, aux égos démultipliés de doctrinaires empêtrés dans leurs propres contradictions et s’obstinant à jouer de la masse sur le clou fatigué de la Nation. Il fallait que ce matraquage saupoudré à l’occasion de 49-3 cessât. En se déclarant ouvertement en révolte contre l’ordre parfaitement terroriste à venir, l’Académie, toutes tendances politiques confondues, se porte, unanime, au secours de ce qui reste de notre âme.

Alors, par ces jours de grand soleil d’été, merci gentes Dames et nobles Messieurs. Vous avez eu mille fois raison de quitter l’habit vert pour le treillis du combattant. Ne souriez point. Nous sommes dans une guerre, vous le savez mieux que quiconque, une guerre qui laissera les plus faibles sur le carreau des civilisations disparues, des cultures sous contrôle et des libertés perdues. Ce triangle mortel se nomme défaite. En vous engouffrant dans la faille que la très grande stupidité dogmatique de nos maîtres du moment approfondissent un peu plus chaque jour, vous faites acte de résistance, la résistance étant, nous l’avons vous et nous appris il n’y a pas si longtemps, le premier acte de la renaissance.

Alain Dubos

Écrivain-Médecin.

Prix Historia 2012.

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