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Merci Monsieur Orbán !

Je voulais vous dire toute mon admiration pour l’espoir que vous rendez en ce jour de victoire aux populations européennes. Pourtant, je ne suis ni orthodoxe, ni catholique, ni luthérien, ni calviniste… Je ne suis qu’un pauvre mécréant faisant profession de scepticisme dans tous les domaines où une religion nous affirme qu’elle connaît la vérité que les autres n’ont pas ! Mais la tolérance pour les athées n’est-elle pas, elle aussi, une spécificité européenne ?

Bien que vous soyez à la tête du gouvernement d’un important pays, nous avons vous et moi, simple citoyen, un point commun. Nous sommes des Européens et, comme vous, je dois reconnaître que j’ai grandi dans une culture chrétienne. Les institutions religieuses que j’ai mentionnées plus haut ne me dérangent que lorsqu’elles protègent des pédophiles ou lorsqu’elles échappent à l’impôt. Pour le reste, et pour autant que mon gouvernement ne m’empêche pas de proclamer haut et fort l’ineptie de certains dogmes, je ne suis aucunement dérangé par les croyances de mes concitoyens. Ils participent ou soutiennent des mouvements religieux qui les ont exposés à une ablution marquant pour la vie nos populations.

Ce soir du 8 avril, j’attends les résultats des élections dans votre pays avec la grande espérance que vous l’emporterez le mieux possible. En effet, vous m’apparaissez être le plus important chef de gouvernement européen à vous être opposé sans relâche à l’envahissement de notre vieux continent par des ethnies africaines majoritairement musulmanes.

Offrir nos pays sans guerre à des envahisseurs sans papiers semble être au contraire la principale motivation « vertueuse » des chefs des gouvernements allemand, français, belge, luxembourgeois et quelques autres… Les capitalistes s’allient aux églises et aux gauchistes pour réclamer la compassion pour tous ces malheureux qui ont acheté très cher — il est question de plusieurs milliers de dollars par personne — une place sur les Zodiacs traversant la Méditerranée. Les navires des organisations humanitaires les rejoindront à un lieu convenu avec les passeurs.

Certes, les pays gouvernés par leurs coreligionnaires musulmans ne les acceptent pas sans visa en règle. Mais nous, nous sommes si généreux, si charitables, si humanistes ! Les réfugiés se précipitent donc chez nous avec leur téléphone portable pour annoncer à la famille restée au pays l’heureuse issue de la traversée. Ils réclament le droit au regroupement familial et, aussitôt que cela est possible, présentent des candidats aux élections. C’est ainsi que nous avons la chance en Belgique de découvrir les candidats du nouveau parti « Islam » aux prochaines élections locales dans 28 communes bruxelloises et wallonnes. Ces gens prônent « notamment l’établissement d’un Etat islamique en Belgique et l’instauration de la charia sur son territoire ». Ils ont, entre autres, l’intention d’installer une séparation des hommes et des femmes dans les transports publics !

Alors, puisque nos dirigeants belges, français, allemand, luxembourgeois et autres se sont montrés si lâches, permettez-moi, Monsieur Orbán, de vous remercier du fond du cœur. Grâce à vous, nous ne nous sentons plus seuls à penser que l’Europe appartient aux Européens. Si cette idée s’impose comme chez vous à la majorité de la population des pays de l’Ouest européen, tout espoir d’empêcher le grand remplacement n’est pas perdu.

Ce matin du 9 avril, les résultats préliminaires détruisent les espoirs de nos vertueux humanitaires qui s’imaginaient déjà Viktor Orbán affaibli dans son pays et décrédibilisé dans les institutions européennes. La presse internationale parle même d’un raz-de-marée qui assurera au parti Fidesz les 133 sièges nécessaires pour une majorité des deux tiers dans un Parlement qui en compte 199. En laissant le deuxième parti (les nationalistes de Jobbik) à près de 30 points derrière eux alors que les socialistes et les écolos se partagent les miettes, les gens ont montré leur détermination à refuser l’implantation de ces visiteurs indésirables étrangers à nos cultures européennes.

Il nous reste à espérer que votre courage, votre détermination et votre volonté politique feront école et que les personnages comme Junker n’oseront plus tenter d’imposer l’accueil d’un seul réfugié sans-papiers aux habitants de notre vieux continent.

Gilbert Dispaux