Messieurs les lâches, il va falloir vous battre pour survivre…

Publié le 10 janvier 2015 - par - 773 vues
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Il y a peu, un débile moyen subventionné par le Ministère de la Culture nous affirmait que l’Islam était en France depuis 3000 ans. Soit. Pas grave. Une courante de fin d’année. On tire la chasse et on nettoie la cuvette.

En revanche, je connais quelqu’un qui s’exprime depuis 3000 ans, depuis Homère assez précisément, avec une certaine pertinence. Son nom : Cassandre.

Pas de chance pour elle. Chaque fois qu’elle parle depuis ces temps reculés, une “grande gueule” quelconque, seule ou fédérée en chorale du néant, lui intime l’ordre de se taire.

“Ferme la, Cassandre, tu nous emmerdes. On va même te dire la vraie Vérité, celle que nous avons décidé d’imposer aux autres. Tu sais quoi ? Eh bien, le nuage de Tchernobyl s’est vraiment arrêté aux frontières de la France. Il a longé le Rhin, buté sur le Jura, reculé face aux Alpes. Et la France éternelle, formidable forteresse cent fois sauvée du désastre par une Providence en amour pour elle, fut ainsi épargnée, une fois de plus”.

Voilà ce qu’ont répété, des années durant, les tenants de la négociation avec l’Islam confrontés au péril qui désormais déferle sur eux, et de quelle façon ! “Ta gueule, Cassandre, tu nous emmerdes ! Tu nous empêches de mener nos petites affaires corporatistes, d’asseoir notre petit pouvoir désinvolte et frivole, de faire défiler nos petits egos de bourgeois enfromagés devant le public maintenu quant à lui dans la pénombre, son milieu naturel”.

“Ta gueule, Riposte Laïque, et vos gueules, ses semblables, vous nous emmerdez, avec vos façons de vouloir expliquer, démontrer, prouver par a+b que nous nous sommes fourrés le doigt dans le cul depuis un bon demi-siècle. Étrange; ce doigt n’est pas le nôtre. On s’en rend compte, oh, encore vaguement, mais tout de même, ce n’est pas très agréable. Enfin, ne généralisons pas. Il y en a parmi nous qui aiment carrément”.

“Vos gueules les sonneurs de tocsin, les tireurs de sonnettes d’alarme, les vigiles ! Vous ne dormez donc jamais ? ” Eh bien non, les gars. On ne dort jamais et comme disait ce bon Jean-Edern, “le premier qui dort réveille l’autre”. C’est comme ça.

Et comme on est bien réveillés, nous, depuis toujours, on éprouve malgré tout une sorte de plaisir à vous entendre prononcer soudainement des mots comme “prêches violents”, “viande halal”, “écoles suspectes”, “Français de papier”, “UOIF”, “Tarik Ramadan”, et d’autres qui en annoncent encore plus d’autres, des tripotées d’autres, des exemples ? Serviteur ! “Coran”, “sourate”, hadith”, “cinquième colonne”, “ennemi intérieur”, “collabos”, caves de banlieue”, “nettoyage indispensable”, “bataille d’Alger”, “Qatar”, “agents”, “Erdogan”, etc, etc. On prend le pari ?

Vous y venez déjà, à ce vocabulaire qui est tout simplement celui de la guerre dont l’essentiel de votre oeuvre médiatique, politique, intellectuelle, culturelle, fut, au fil des années, d’en atténuer volontairement la réalité. Ca vous arrache un peu la luette, pas vrai ?”Surtout ne pas troubler ce peuple français déjà aux prises avec les conséquences de nos diverses incompétences”. Vous avez failli réussir. Je vous annonce officiellement que cette embellie est terminée.

Vous êtes dans la merde dont vous fuyez depuis toujours l’odeur, jusqu’au cou, le cou, vous savez, ce passage vital que des centaines, des milliers de vos supposés compatriotes rêvent ouvertement de voir tranché d’un coup de sabre de leur seul vrai chef. Celui-là même qui extermina de sa main une tribu juive entière, dans les années 600. Ca vous dit quelque chose, les années 600 ?

J’oubliais : kalachnikov. En avez-vous déjà digéré jusqu’au fondement, de cette divinité dont je souhaite sincèrement que vous n’ayez jamais à redouter le chant authentique, celui qui a accompagné les pauvres gens de Charlie Hebdo vers le paradis des insolents. Vous, vos enfants. Et tous ceux que vous aimez. Mais vous êtes maintenant comme tout le monde. “Touchables”. Ca vous fait drôle ? J’espère.

Soyons clairs. Dans quelque temps, vous nous considérerez comme des précurseurs un peu gênants. Ca se passe comme ça en général. Vous vous approprierez sans la moindre vergogne le langage que nous tenons depuis des années. Et vous irez chercher des croix de guerre sous les lambris des palais républicains.

Auparavant, il vous aura tout de même fallu exposer vos précieuses poitrines au feu. Qui n’a entendu la guerre que le cul dans le fauteuil d’une régie de montage, entre maquillage et rampe d’artiste, ne sait pas vraiment ce que ça signifie. Bon courage, mes amis grandes gueules et petits museaux, top modela égarés en politique et bovins de concours, bon courage, oui, à vous qui vivez très majoritairement de celui des autres, et prospérez dessus ! Vous savez désormais ce qui arrive lorsque l’on prononce publiquement le discours des choses vraies.

Jean Sobieski

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