Meurtre de Chloé : Valls veut interdire toute mise en cause de Taubira

Publié le 17 avril 2015 - par - 4 960 vues
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vallstaubirariredealersLe ministère de la Justice est, semble-t-il, devenu, depuis la nomination de Christiane Taubira à sa tête, une officine de propagande et du culte de la personnalité. Il suffit de lire certains communiqués déposés par ledit ministère sur son site[1] pour s’en convaincre.

Ainsi, un article daté du 10 avril titrait : « La jeunesse, une priorité dans l’action de Christiane Taubira ». Il relatait, sur un ton sensiblement exalté, la visite de la ministre à Saint-Nazaire et Nantes, plus précisément au Service social de protection de l’enfance de la seconde ville où un éducateur avait été « assassiné dans l’exercice de ses fonctions » par un certain Florin Safta (de nationalité roumaine), le 19 mars dernier. Taubira a su, une fois de plus, étouffer avec compassion ses responsabilités : « la garde des Sceaux a tenu à réunir les collègues de la victime afin qu’ils puissent échanger et partager leur douleur, leurs craintes. » Et même si dans ces professions à caractère social on gauchise jusqu’à la déraison dogmatique, si nos frontières étaient moins poreuses ou, soyons fous, la loi frappait normalement les coupables en puissance à défaut des dessinateurs non conformes (RI7), des chasseurs d’images de Julie Gayet[2], ou votre serviteur qui a jadis osé tenir tête à un magistrat, le multiculturalisme criminel s’exprimerait un peu moins librement !

Taubira était donc en villégiature pour rappeler que son action à destination de la jeunesse demeure un enjeu prioritaire. Comprenons : de préférence la jeunesse de la diversité, la plus criminogène du territoire, malgré l’interdiction d’effectuer des statistiques ethniques dans notre meilleur des mondes ! Ensuite, Taubira a rejoint Jean-Marc Ayrault, son bon camarade. Puis, au cours de sa visite dans une fondation de Saint-Nazaire, elle a rencontré « Trois jeunes membres engagés [qui] se sont présentés humblement, timidement mais fièrement, à la ministre de la Justice. » On croirait un commentaire officiel du temps des dictateurs rouges ! Et que je te saupoudre le tout d’« atmosphère chaleureuse », d’« accueil chaleureux », « volonté de simplicité et de pédagogie » ! Vive la grande timonière !

Taubira a ainsi achevé sa CHALEUREUSE excursion dans un collège qui cherche à obtenir le label… « Ecole sans racisme » (les Blancs ne sont pas concernés !). J’imagine les programmes infligés aux élèves de l’établissement, entre l’esclavage, la colonisation, matin, midi et soir. C’est des coups à vous dégoûter d’apprendre !

La ministre de la Justice est-elle allée rencontrer des femmes violées par les sympathiques migrants et non moins sympathiques défenseurs théocratiques de la femme inférieure ; des enfants et adolescents rackettés, frappés à l’insu du plein gré de leurs agresseurs ; des victimes au quotidien de l’intégrisme islamique, etc. ? Non ! Taubira n’a cure de la plèbe autochtone, qu’elle veut mettre à genoux pour une histoire vieille de presque deux siècles : l’esclavage blanc !

Valls lui emboîte gentiment le pas – sans doute pour balayer les querelles d’hier ! – avec son plan antiraciste, essentiel à l’heure où « une quinzaine de djihadistes se déclarent chaque semaine en France », selon Valeurs actuelles (N°4090). Plan qui fera la part belle aux fanatiques jacobins du vivre-ensemble, lesquels traqueront les têtes à faire tomber comme un chien, les truffes !

Le même Valls qui hurle – une manie chez lui ! – lorsque, après l’assassinat d’une fillette à Calais par une ordure signalée dangereuse et interdite de territoire, on suggère que, peut-être, il y a un problème : « abaisser à ce point le débat politique, profiter de ce crime abominable pour s’en prendre à la politique pénale du gouvernement qui n’a rien à voir avec ça et à la Garde des Sceaux, c’est insupportable. »[3]

Taubira, meurtrie par une banane, Taubira bafouée par un singe, mais Taubira libérée ! Elle peut tout : flinguer les maigres restes de justice, ce « pouvoir de faire régner le droit », qu’il dit le dictionnaire Robert ; écraser l’opposition de son mépris, qu’elle s’imagine lettré mais d’une pauvreté littéraire affligeante ; menacer ; outrepasser ses prérogatives, etc.

Le 2 avril, recevant la procureure de la Cour pénale internationale, Taubira déclarait : « « Je suis attachée à ce que les victimes et témoins des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre puissent bénéficier de toute la protection indispensable à la  dénonciation de ces atrocités et à la reconstruction des victimes. » Ah bon ? Alors, elle va s’attacher à protéger les chrétiens, sensiblement malmenés par la paix islamique ?

Oui, sauf s’ils sont trop pâlichons : les jeunes filles enlevées par Boko Haram (et même si je trouve ça ignoble !) d’accord, mais les Blancs qui chouinent pour un oui, pour un non, c’est le bagne à Cayenne, où ses petits copains magistrats locaux l’y aideront CHALEUREUSEMENT !

Charles Demassieux

[1] http://www.justice.gouv.fr

 

[2] Suite à une photo publiée dans Voici (certes un torchon, mais pas un danger pour l’Etat !) mettant en scène le Hollande et la Gayet, « plusieurs dizaines de fonctionnaires de l’Elysée seraient actuellement entendus les uns après les autres par la police judiciaire. » (Valeurs actuelles N°4090)

[3] www.leparisien.fr

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