Michel Déon au Panthéon… puisque Hidalgo n’en veut pas !

Publié le 13 février 2018 - par - 21 commentaires - 1 193 vues
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Combien de fois ai-je relu Les poneys sauvages ?

J’ai découvert Michel Déon par ce roman qui marqua mon déploiement idéologique au milieu des années 70. Depuis, je le relis périodiquement. Contrairement à d’autres qui pensent qu’il faut être passé par la gauche pour être entier, qui admirent Robespierre et sa Terreur et les colonnes infernales de Turreau, j’ai très vite compris grâce à Georges Saval – personnage principal du roman dont le modèle fut sans doute Jean Lartéguy (autre lecture de jeunesse) – que j’avais en moi «un certain anarchisme de droite, un pessimisme qui vise à la lucidité» et ce, contre presque tous.

Michel Déon est décédé à l’hôpital de Galway en Irlande le 28 décembre 2016 à l’âge de 97 ans.

Depuis plus d’un an, sa fille demande qu’il ait une sépulture dans un cimetière parisien.

La mairie de Paris vient officiellement de refuser d’accéder à cette demande.

Dans une série de tweets, Pénélope Komitès, adjointe en charge des affaires funéraires, une des porte-flingues de Notre-Drame de Paris, a rappelé que la mairie n’avait « juridiquement pas le droit de transiger avec les règles fixées par le Code général des collectivités territoriales », au risque d’une « rupture d’égalité ». Elle a indiqué qu’il y a « quatre situations pour lesquelles la mairie peut autoriser à la famille l’acquisition d’une sépulture dans la commune » : être mort à Paris, y avoir une résidence, y posséder une sépulture familiale, y figurer sur une liste électorale.

Et Pénélope de terminer de tisser sa toile en convoquant la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 pour justifier ce refus au nom de l’égalité.

Les Droits de l’Homme, rien que cela.

Dans un tweet, Anne Hidalgo a salué « une réponse très claire » de son adjointe.

Sauf que Mme Komitès et Notre-Drame de Paris ont confondu, sans doute volontairement, deux choses, comme le souligne Charles Prats, magistrat en cour d’appel dans les colonnes du Figaro. Une commune « ne peut pas refuser aux personnes qui remplissent les quatre critères précités », le droit à être inhumé en ses murs. Mais il « ne relève que de la seule volonté de la ville – qui n’est pas du tout contrainte par la loi de la refuser –, contrairement à ce que tente de faire croire Madame Hidalgo » d’accorder une concession dans un cimetière.

Le refus d’“Ane” Hidalgo d’accueillir les cendres de Michel Déon, né à Paris le 4 août 1919 (le 4 août, une date révolutionnaire Mme Komitès !), et auteur des gens de la nuit, un roman hommage au Paris nocturne des années 50, est idéologique. Strictement idéologique.

Hildago et sa clique n’aiment pas Michel Déon.

Si la loi Gayssot avait été votée 1970, il aurait été poursuivi par l’Hidalgo de l’époque (ou un des ses “chantres mous”) pour “contestation de crimes contre l’humanité” car dans Les poneys sauvages, il attribuait le massacre de Katyn aux Soviétiques alors que la thèse officielle l’imputait aux troupes allemandes.

Il a fallu attendre le 13 octobre 1990 pour que les Russes reconnaissent leur crime et demandent des excuses au peuple polonais.

Et horresco referens, Michel Déon n’a jamais renié sa jeunesse maurrassienne, pas plus que son engagement dans l’Action française.

« Je n’y vois rien de honteux, disait-il dans une interview du Point. J’étais un grand lecteur des classiques, de latin et d’historiens, c’était mon jus. Maurras détestait le fascisme. Il pensait que la monarchie, c’était le pouvoir modéré, qui ne tient pas sa force des élections, mais des traditions. Nous étions aussi fascinés par Jacques Bainville, notre grand penseur. Dans Les conséquences politiques de la paix, il avait tout prévu, y compris la date de la chute de la Yougoslavie. »

Au moment où sous les ordres de Françoise Nyssen, ministricule de la Culture, on raye Charles Maurras des commémorations de l’année, pas question que Paris embarrasse un de ses cimetières du souvenir d’un des plus grands écrivains français.

Pire, Michel Déon osa également vouer une réelle admiration à Jacques Chardonne, écrivain collaborationniste durant la Seconde Guerre mondiale qui bénéficia en mai 1946 d’un non-lieu à la suite des déclarations de son fils et de Paulhan. Chardonne fut un des pères spirituels de ceux qu’on a appelés “Les Hussards” : Nimier, Laurent, Blondin et Déon.

Pour qu’il ne demeure pas dans les limbes, la solution est simple et serait un splendide coup de pied au cul d’Hidalgo et de Komitès : Michel Déon au Panthéon.

« Nous entrions dans une nouvelle ère de violence et d’oppression. Il fallait être imbécile ou fou pour ne pas le pressentir, pour ne pas en avoir le cœur serré d’angoisse ? (…) Nous ne pourrions plus jamais croire à la Justice, à la Vérité, à l’Honneur », a-t-il écrit dans Les Poneys sauvages.

Avec le Panthéon pour dernière demeure, la France l’honorerait et lui rendrait Justice face à la Reine des bobos.

Marcus Graven

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Notifiez de
Samy

En plus sur les carrés musulmans(je rapporte juste une annectode professionelle que je vis tout les jours)dans la commune ou je travaille(je ne la citerais pas,mais pour vous situer un peu ,tout pret de rouen et particulierement exposée par les reportages de tf1 sur la crue en normandie) Bien dans cette commune ,les musulmans doivent respecter quelques regles dans le fameux carré,par exemple sur la hauteur du merlon de terre,mais ils n’en ont rien a foutre. Lorsque l’on appelle l’etat civil pour dire que cela cause des problemes pour les autres utilisateus du cimetiere,a la seule ennoncée du carré musulman ,la reponse est toujours la même, « surtout vous n’intervenez pas,laisser… lire la suite

Jobig

je ne veux juger personne, je comprends que la famille de Michel Déon souhaite qu’il soit enterré à Paris. En même temps, qu’allait-il faire en Irlande ? S’il aimait tant ce pays au point d’y résider depuis plusieurs décennies, (tout en étant membre de l’académie française pourquoi n’y repose-t-il pas ? Cela donne de bons arguments à cette harpie D’Hidalgo, malgré tout le respect que je dois à M. Déon, cela ressemble à un caprice mondialiste. Ets-il français ou irlandais ? Moi, je vis ou je suis né et j’y meurs, c’est très simple. A la décharge de M. Déon, au moins il est né à Paris, on ne peut… lire la suite

Carole

C’est impressionnant cette fascination de l’extrême-droite pour Anne Hidalgo. Vous en oublieriez presque Taubira.

Carole

Une deuxième Carole ?

Carole

Qu’on soit ou non d »extrême droite, on ne risque pas d’oublier aucune de ces deux malfaisantes.

dufaitrez

L’urne de M. Déon trône sur la cheminée de son épouse depuis un an !
Mais Susan Sontag, « écrivaine » américaine, sans lien français, morte là-bas, dort paisiblement à Montparnasse…
Révisionnisme imbécile ! Déon fut de Droite affichée ! Un crime !
Pourtant… Il existe des « carrés » musulmans dans nos cimetières !
Pas pour l’Académie Française ?

wika

« les principes fondateurs de la République  » et « La déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen » sont des notions à géométrie variable pour la mygale Hidalgo.
Nous le constatons tous les jours, particulièrement quand elle préempte et rénove à grand frais des immeubles pour les « migrants » en laissant crever nos compatriotes dans le froid

renaldo jean

cette socialauparde est a éradiquer de notre pays et aurait aimé de se faire le ché, expo indécente mais les bobos sont con tents cette pourrie ne recule devant rien ,elle qui a pillé les finances de la France à son profit

josyane

Bel article en hommage à l’immense Michel Déon. Hidalgo est une « nuisible » comme aurait dit Michel Audiard. Quelle retourne en Espagne avec Vals.

leize

cette penelope est une salope

JILL

Entrons dans le bal des faux culs et dansons …On sait très bien qu’Hidalgo ne veut pas de Michel Déon dans un cimetière parisien,en raison du marquage très à droite du grand écrivain .
Le Panthéon ? Ben oui,pourquoi pas ;il y aurait davantage sa place que cet enfoiré de Jean Zay que les socialos ont cru devoir y enfourner .Il fût abattu par la Milice …oui,et alors,comme des milliers d’autres et notamment Georges Mandel,collaborateur de
Clemenceau,grand patriote,ministre …alors que Zay se torchait avec le drapeau tricolore.

Garde Suisse

Hidalgo serait sectaire ? Comme la plupart des gauchistes ! Vraiment ?
En tout cas, il a bien fallu qu’elle inaugure la place Mireille et Jacques Renouvin en présence d’une délégation de l’AF, je n’y étais pas mais cela valait sans doute le coup d’oeil. Pour ceux qui l’ignorent Jacques Renouvin, monarchiste était le responsable national des corps francs du mouvement de résistance « Combat » (dans lequel se trouvaient d’ailleurs beaucoup de monarchistes), Renouvin a été arrêté, torturé et est mort dans le camp de Mathausen.

Martin (du Gard)

Ces salopards de charognards poursuivent jusque dans la tombe ceux qui ne sont pas de leur bord. En ce qui me concerne, si la chose était possible, je ne verrais aucun inconvénient à être porté en terre en Irlande ( très catholique) ou dans la terre du Groupe de Visegrad plutôt que dans ce pays décadent et totalement vendu à l’ étranger qu’ est la France actuelle qui n’ est plus celle, si belle, de mes jeunes années. Ma tombe y aurait moins de probabilité d’ être profanée dans le futur par les Grands Remplaçeurs. Ceci dit, une fois mort….Hein ?!

Martin (du Gard)

Je ne sais pas si Johnny Halliday, décédé hors les murs de Paris, à Marne la Coquette, était dans la même situation d’ état civil et résidentiel que Michel Déon mais si c’ eût été le cas, je ne suis pas certain que la mère « maire » Hidalgo eut pris la même décision. Il y a notoriété et notoriété ! En cherchant bien, je ne serais pas surpris qu’on trouvât des centaines ou des milliers de défunts ne remplissant pas les conditions qui ont pourtant été inhumés à Paris pour peu qu ‘ils entrent dans le cadre de l’idéologie dominante en vigueur à la mairie de Paris depuis Delanoë. Vas savoir… lire la suite

Alex Ben

Ces connes ne méritent que le mépris… une valeur de droite !

LOUIS LA GAULE

Michel Deon au  » Panthiou  » ?? Impossible ! Trop français de souche , trop gaulois , trop euro-aryen pour y être … le prochain ce sera soit Attali ou Marek Halter , soit l’imam de Drancy ou Jamel Debouze

ab irato

Et Jim Morrison, mort d’overdose à Paris, remplissait-il les conditions pour être inhumé au Père Lachaise?

Labbé Pierre

Qui décide du transfert des cendres au Panthéon ? C’est la même clique que les zèbres qui sévissent à la mairie de Paris. Et il me semble que le président Macron et Hidalgo sont sur la même ligne politique. Il nous reste les archives de radio courtoisie pour écouter Michel Déon.

Victor hallidee

« La reine des bobos » c’est trop beau pour cette petasse d’hidalgo ! Cette inspectrice du travail devenue politicarde promotion canapé, truande collectionnant les emplois fictifs, qui fait les poches aux Parisiens pour offrir une grande mosquée à ses électeurs, qui livre Paris aux migrants et aux rats ! Mon rêve : qu’elle dégage en urgence (crevant de peur qu’on lui demande des comptes…) dans son pays d’origine !

josyane

C’est ce que j’ai dit aussi, qu’elle retourne en Espagne pour nuire à son pays d’origine et qu’elle nous foute la paix.

Carole

Quelle bassesse chez cette femme détestable ! Que son image soit à jamais associée à la saleté et aux rats, ça lui va très bien.