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Michel Onfray, le George Orwell du XXIe siècle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

L’univers visionnaire orwellien de 1984 nous décrit un monde surveillé par une Mentopolice et manipulé par les nouveaux maîtres du monde érigés en Parti unique et au pouvoir sans partage. Le système politique, mis en place par ces maîtres, régit un monde totalitaire, ancré, dominé par des mensonges effrayants qui effacent, jour après jour, la mémoire du passé réel et réécrit ou requalifie ses échecs en victoires, via un ministère dit de la Vérité.

Une réécriture falsifiée de l’histoire du Monde (fake news) ou règne du faux, est mise en place par ce ministère de la Vérité qui ment en permanence à son peuple, à travers ses médias de propagande.

Tout se passe comme si le présent et le réel n’avaient jamais coexisté, et comme s’ils ne s’étaient jamais déroulés chronologiquement. Cela nous invite donc à contextualiser une réflexion orwellienne qui se doit d’être réactualisée en toute conscience !

Une technologie sophistiquée d’espionnage et de surveillance numérique à grande échelle, appelée :

BIG BROTHER TE REGARDE.

Big Brother (grand frère… des cités ?) sait tout, voit tout, entend tout, jusqu’à connaître vos pensées, même les plus intimes, et sans téléphone portable à l’époque !… C’est à ce stade qu’Orwell pose le problème du progrès technologique mis entre les mauvaises mains d’un régime totalitaire pour surveiller à chaque instant les citoyens d’une société par télécran interposé.  Cela doit nous inviter aussi à une réflexion réactualisée !

« 1984 » de Georges Orwell, de son vrai nom Éric-Arthur Blair, est un roman écrit en 1948 qui dénonce les dérives du totalitarisme et les dangers de la propagande qui manipule les esprits. Inspiré par les totalitarismes stalinien et nazi, qu’il a sûrement vécus en direct, Orwell dénonce l’univers hostile et déshumanisé du parti politique unique au pouvoir. Un parti qui sape les liens entre individus, qui prive les hommes et les femmes de leur liberté, de leur spontanéité dans les comportements humains en les plaçant sous surveillance. Un parti qui entretien un climat de haine et de persécution rituelle de tous les autres contre un ennemi haï durant deux minutes. [De nos jours un individu est à terre, massacré par dix autres racailles]. Un climat organisé lors de la Semaine de la Haine, laquelle est préparée longtemps à l’avance, tel un spectacle périodique à venir en juillet. Processions, parades militaires, exhibitions, spectacles de cinéma sur télécrans, visent à associer largement la population à cet événement.

Mais qu’est-ce que le totalitarisme ? Ce système tel que décrit avec une minutie admirable par Hannah Arendt, notamment concernant le régime nazi. Bien au-delà de la simple dictature, le totalitarisme nazi fut la négation totale des individus en tant que tels, sur une base raciste.  L’intérêt des individus est effacé au profit de celui de l’État, entité impersonnelle et froide.  Il entend rassembler en un bloc unique tous les citoyens, au service d’un État autoritaire qui n’admet aucune forme légale d’opposition. L’homme, la femme, l’enfant ne doivent avoir d’autres opinions que celles de l’État, ni d’autres activités que celles que lui assigne l’État. L’homme, la femme, l’enfant n’existent tout simplement plus. Ce qui fonde l’individu, à savoir ses qualités propres, sa personnalité unique, sa forme de pensée personnelle, se trouve dissous dans un grand creuset uniforme soumis corps et âme à l’État tentaculaire. L’individu disparu, les gens sont interchangeables voire migrables. De simples pions sur un échiquier dont la main animant chaque mouvement est celle des fonctionnaires zélés et soumis de l’État, eux-mêmes interchangeables. Orwell est d’une actualité inimaginable !

Né en 1903 en Inde et décédé à Londres en 1950 de la tuberculose, Orwell invente ou imagine le renversement des valeurs, la pensée unique et l’instauration de la terreur (1) par la police de la pensée, via des « télécrans ».

Cela nous invite encore à une réflexion réactualisée de bienvenue dans le politiquement correct de la mondialisation. Le politiquement correct aura servi de voile ou cache de pudeur au néolibéralisme et permis jadis aux apparatchiks du parti au pouvoir de justifier tous les crimes de Staline !… S’attaquer à la volonté de penser le monde, c’est déstructurer le champ du langage et accepter sa destruction par substitution à une novlangue ou écriture inclusive, exclusive de toute autre forme d’écriture.  N’y voyez-vous pas une forme de servitude volontaire au sens d’Étienne de la Boétie ?

Inversion des valeurs, pensée unique, instauration de la terreur par des procès : en sorcellerie, religieux, politiques, idéologiques. Mais Orwell ne pressent-il pas la réalité des années qui suivront la publication de son livre ?  Que dire des téléviseurs connectés, équipés d’une caméra qui vous voit et vous enregistre dans votre salon, et dans vos activités les plus intimes si vous l’avez installée dans votre chambre ou votre salle de bain ? Que dire d’Alexia, ce robot qui enregistre vos faits et gestes en prétendant vous apporter son aide ? De vos téléphones portables pistés à chacun de vos déplacements ? De vos cartes bancaires qui suivent vos déplacements presque à chaque borne ? De vos titres de transport qui enregistrent vos trajets ? Et vous n’avez pas encore tout vu puisque l’on entrevoit de pucer les gens malgré eux. En Suède, de nombreuses entreprises ont d’ailleurs depuis quelques années implantées des puces dans leurs employés, forcés au consentement, afin de surveiller leur travail.  Savez-vous qu’il y a une dizaine de jours Google a protesté contre les utilisateurs qui, comme moi, mettent un scotch sur la caméra de leur portable, prétendant que cela nuit gravement aux appareils ? Êtes-vous si éloignés des « télécrans » d’Orwell ? Certes non. De fait, sans même vous en apercevoir, vous voilà acteur soumis et candide d’une oligarchie totalitaire.

Ainsi, dans ce cadre de lavage des cerveaux et de soumission des esprits :  la Guerre devient la paix ; la Liberté devient l’esclavage ; et l’Ignorance une force ! Comment s’y retrouver lorsque le ministère de la Paix est chargé de (faire) la guerre ?… La guerre ici apparaît comme un moyen de souder la nation contre un ennemi commun.

En termes de propagande, la guerre c’est l’opium du peuple.

Toute communication entre membres de cette société ou personnes devient suspecte. L’interdit proclamé de l’Amour et du Bonheur font que les rencontres amoureuses, même clandestines, sont proscrites sous peine de mort par le ministère qui réglemente officiellement l’Amour… Un ministère de l’Amour qui dénature son nom, le rendant contraire aux sentiments d’amour qui, pour A. Einstein, étaient le moteur du monde, ainsi qu’il l’avait écrit à sa fille. Supprimer les liens affectifs entre individus permet au système totalitaire de transférer l’affection de chacun d’eux à l’égard de Big Brother.

Voilà qui nous invite encore à une réflexion réactualisée avec les masques, le Covid-19, et les amendes pour déplacements déclarés « illégaux », en guise de ministère de l’Amour. Pour votre santé et celle des autres… Trinquez !

L’intrusion du politique dans la sphère privée, via les télécrans et les dénonciateurs-délateurs espions incitent Winston et Julia, les héros du roman d’Orwell, à entrer en résistance, s’opposer au parti totalitaire, et rejoindre la Fraternité, une organisation consciente de l’effacement progressif du passé, qui s’est donné pour objectif de renverser la dictature de Big Brother, au risque même d’être vaporisée et de disparaître. Les arrestations ont lieu la nuit et les pendaisons mensuelles deviennent un spectacle populaire. Mais ces zélés dénonciateurs-délateurs sont aujourd’hui légion. Chez nous. Maintenant. Lorsque Google, Facebook, Twitter, pour ne citer que ceux-là prétendent jouer à la police politique du Net, se permettant d’effacer vos écrits ; lorsque des lois liberticides sont adoptées afin d’interdire les soi-disant fake news, ces informations que des gens un peu plus éclairés que les autres publient pour réveiller les esprits ; lorsque des journalistes indépendants, des penseurs, des médias non mainstream, voire des hommes politiques,  qui alertent leurs concitoyens comme : Assange, Michel Onfray, Tommy Robinson, Éric Zemmour, et bien d’autres encore,  sont menacés, emprisonnés ou risquant de l’être, harcelés par l’État et sa Justice aux ordres ; alors oui, nous sommes en plein « 1984 » d’Orwell.

« Conscients, dit-il, ils se révolteront. Ils ne se révolteront que lorsque ils seront conscients ».

Orwell avait tout vu et nous ne l’avons pas compris. Cet espoir de liberté, Orwell le fait naître chez les prolétaires, ces ouvriers humains avec lesquels il partageait un socialisme révolutionnaire pas comme les autres par le fait qu’il assume son patriotisme, son populisme. Un socialisme unifié en Front populaire pour défendre les opprimés contre ses oppresseurs. Pour Orwell, la théorie qui prétend que les prolétaires n’ont pas de patrie, ni de frontière est en pratique absurde. L’horreur du communisme et ses millions de cadavres devenait le moteur intellectuel de sa plume pour dénoncer la folie totalitaire de la dictature.

Puis, par le biais du rêve, Orwell ressuscite les sentiments et les émotions qui n’existent plus dans le monde qu’il décrit et qui pourrait bien ressembler de plus en plus au notre. Le héros Winston se voit priver par le geôlier sadique O’Brien qui le torture de toute forme de sentiment. Il s’entendra dire : « Vous ne serez plus jamais capable d’amour, d’amitié, de joie de vivre, de rire, de curiosité, de courage, d’intégrité, de réflexion, vous serez creux ».

La version la plus aboutie d’un régime totalitaire est celle qui a ou aura la main mise sur le temps. : le temps de travail, le temps de loisirs, le temps des spectacles (foot, tennis, vélo…), des clubs sportifs et associations cultuelles et culturelles, de temps de repos… Les enjeux de la propagande imposent un contrôle du temps.  Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. Ainsi, toute la société est placée sous contrôle.

Ce qui semblait être un monde imaginaire pour Orwell apparaît, de nos jours, comme un contre-modèle de société, dérivé du monde réel, et dont il a cherché à montrer tous les dangers, dès lors que ce modèle de société pourrait se trouver entre de mauvaises mains. Celles d’élu(e)s, de politiciens, de journalistes, de juges, de technocrates, de décideurs soucieux de trahir leurs lecteurs et électeurs, donc le peuple !

Ces hommes de pouvoir, en réécrivant perpétuellement l’histoire, s’efforcent de falsifier le passé en le faisant disparaître sous le tapis d’une abondante actualité. Ainsi les manuels d’histoire destinés aux élèves où les faits ne sont pas corrélés par leur chronologie deviennent un tissu d’inepties et de mensonges idéologiques, dont les clés du savoir sont inexistantes.

Ces hommes de pouvoir, « du parti intérieur » chez Orwell vivent dans des quartiers propres et bien entretenus, dans des appartements luxueux, et bénéficient d’une nourriture de choix. Les victuailles du parti intérieur (grands vins et homards… ) attestent que ces porcs ne sont privés de rien, dit Julia. Orwell dénonce ainsi une caste privilégiée qui profite de son pouvoir pour s’approprier les richesses de l’État déjà en 1948 !… C’est inouï !…

En conclusion, ces gens de pouvoir nous masquent leur volonté avérée de construire, sur des bases mensongères, le projet d’une Europe totalitaire, laquelle pour exister, aura broyé la Liberté, l’Égalité , la Fraternité et la Laïcité de toutes les Nations et États indépendants pour mieux les diluer dans le creuset d’une dantesque fédération universelle, irresponsable, perfide, manipulatrice, idéologique et suicidaire à court terme.

L’univers onfrayen, celui de Michel Onfray philosophe, essayiste, hédoniste, épicurien et athée de l’Université populaire au mouvement du Front Populaire, auteur de centaines d’ouvrages et de vidéos-débats très pertinents sur le plan médiatique, récuse fermement, preuves à l’appui, cette Europe maastrichtienne qui trahit la démocratie.

Son analyse sur cette Europe est sans concession. Il la juge impérialiste, anti-démocratique, anti-civilisationnelle. Il s’inquiète, à juste titre, de son instrumentalisation, de son dévoiement à la botte du libéralisme. L’argent ayant toujours été le bras armé de la guerre économique mondiale. Le libéralisme, bien qu’immatériel, est l’idéologie des mondialistes. Nos élus politiques tentent, dans l’Europe de Maastricht, de mettre en place cette idéologie politique pour la servir et nous soumettre complaisamment telle à un Dieu ou à une nouvelle religion.

Le libéralisme est le vecteur clé de l’idéologie politique de la finance mondiale. Derrière le libéralisme outrancier on trouve les marchés, lesquels sont devenus plus puissants que les États !…

Somme toute, le ressenti d’Onfray sur cette Europe est celui d’un empire idéologique créé pour évincer les peuples, soumettre autoritairement les individus au diktat du traité de Maastricht, propager l’illettrisme pour favoriser la propagande politique qui cherche à détruire et ravager, à dessein, la civilisation judéo-chrétienne, afin de pourvoir à son proche remplacement par une immigration massive et incontrôlée.

Giscard, Mitterrand, puis Sarkozy ensuite auront juste omis de dire au peuple – qui les avait élus en toute confiance – que cet État universel maastrichtien, appelé de leurs vœux, que cette Europe de J. Monnet, serait gouvernée par des technocrates non élus ou par des élus complaisants et néanmoins compromis, ce qui revient au même ! Ces derniers acteurs du libéralisme débridé sont arrivés à ces postes de pouvoir afin de mieux trahir la confiance des peuples, sans jamais avoir à rendre de comptes à leurs électeurs, au peuple.

En 2005, le peuple, se sentant enfumé, bluffé, manipulé puis ayant retrouvé sa pleine conscience et constatant que l’Europe libérale n’a pas atteint l’horizon radieux promis, ni mis fin aux guerres, ni créé le plein emploi, ni perpétué l’amitié entre les peuples, aura dit majoritairement « non » au traité de Maastricht. Ce référendum devait écarter ce traité, le rendre caduque, nul et non avenu. Il n’en fut rien !… La gauche aura une nouvelle fois trahi les classes populaires, les taxant de populistes réfractaires au progrès.

La gauche et la droite libérale, unies comme jamais en congrès, méprisèrent le vote démocratique et la souveraineté populaire du peuple français des Droits de l’Homme. Indigné et trahi par ce mépris, M. Onfray monte au créneau pour affronter courageusement et seul les médias complices-complaisants et prévient l’Occident que si les États-Nations ne réagissent guère plus rapidement, alors ils entreront dans l’histoire du modèle finissant de la vieille Europe. Toute civilisation étant mortelle par définition.

Pour toute réponse, au bilan maastrichtien, le peuple qui aime la France, en sus de la trahison, aura subi la double peine avec : l’augmentation de la xénophobie et du racisme ; le dumping social en guise de chantage à la destruction du droit du travail ; les guérillas urbaines dans les territoires perdus de la République ; le soutien de l’Europe aux grandes guerres coloniales américaines contre l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Afghanistan… et l’explosion des communautarismes dans nos banlieues… etc. Tout ce récit étant vérifiable et attesté en toute objectivité.

D’autres intellectuels, dit pères (2) de l’Europe unanimement reconnus tels : Jean Monnet, Walter Hallstein, Robert Schumann, ont dévoilé un passé tellement lâche et compromis qu’ils sont devenus, eux et leur Europe, indignes de la confiance du peuple, déjà réfractaire au libéralisme pour les raisons déjà évoquées plus haut.

Dans cette trahison, la presse, abondamment subventionnée, aura choisi le mauvais camp loin du peuple mais proche des omissions volontaires, repue qu’elle est devenue par la mangeoire aux privilèges, inhérents à sa caste celle du ministère de la Vérité d’Orwell.

Le retour d’un idéal français s’émancipe à travers l’esprit souverainiste et populiste de Michel Onfray. Mais également à travers ses oppositions politiques et intellectuelles, très médiatiques, désormais suivies par des dizaines de milliers d’autres personnes. Toutes semblent conscientes des décisions d’une situation politique vécue comme irréversible donc suicidaire qui nous conduira fatalement à une fin de civilisation, si rien n’est changé…

La revue Front Populaire initiée par Michel Onfray et Stéphane Simon s’est donnée comme mission de réunir tous les acteurs conscients afin qu’ils se lèvent de concert pour dire non au dépeçage de nos héritages, non au démantèlement de nos industries, non à l’internationalisation du travail, non à la mutualisation de nos faillites, non à la mondialisation à marche forcée, non enfin à notre dépendance à l’Union européenne.

À une Europe fédérale ou fédéralisée, M. Onfray lui opposera toujours le concept d’États-nations souverains selon sa position à l’identique de celle du Général de Gaulle. Si le populisme est le cri des peuples à ne pas vouloir mourir, selon la définition donnée par Ph. De Villiers, le souverainisme de droite comme de gauche se propose de réunir les amoureux de la France profonde, dans une même cause : celle de la défense de notre civilisation et de son peuple. Nous en sommes là ! Toute civilisation décadente étant mortelle, le Front populaire du Mouvement intellectuel de Michel Onfray s’opposera au front populicide des dévots internationalistes, gauchistes et soixante-huitards attardés du pouvoir étatique

Patrick Granville

 Relecture et compléments d’enquêtes et d’analyse par Louise Guersan.

1- Une manipulation des esprits, qui sera usitée et propagandée plus tard, par d’autres dirigeants mondialistes soucieux d’en finir avec la civilisation judéo-chrétienne et l’héritage de son histoire plurimillénaire.

2- J. Monet a probablement blanchi l’argent des nazis. Walter Hallstein, instructeur en uniforme des soldats nazis a été président de la Commission européenne pour un mandat de dix ans. Robert Schumann, pour éviter de combattre pour la France a opté pour la nationalité allemande en 1914 et a fait cette guerre en uniforme allemand. Après 1914-18, ce sinistre personnage, « père de l’Europe », peu fréquentable pour les souverainistes de tous bords, alors député catholique de la Moselle, aura approuvé les accords de Locarno, de Munich, puis ensuite voté les pleins pouvoirs à Pétain. Secrétaire d’État sous Vichy, il rentrera à Metz afin de détruire tous les documents compromettants sur son passé. Schumann, frappé d’indignité nationale à la Libération, voilà une information historique incontestée qui devrait interpeller tous les contradicteurs idéologues munis d’œillères qui traitent de nazis, les opposants à cette Europe fédéraliste et totalitaire.