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Migrants : bien pire encore que la Cigale et la Fourmi !

Tout le monde connaît bien sûr cette célèbre fable de Jean de la Fontaine, tout au moins les vieux de mon âge car je ne sais pas si on exige aujourd’hui des petits enfants de l’apprendre, vu l’effort énorme de mémoire exigé pour retenir ce très très long texte !

Voilà comment cela commence : « La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue : pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau … ». Moi franchement, cela me fait penser aux migrants. Certes, au lieu de chanter, eux ils se font la guerre entre eux, ils se donnent des régimes de terreur et cherchent rarement à mettre en place des régimes sinon démocratiques, du moins des régimes leur permettant de vivre en paix et de travailler pour se nourrir normalement. En un mot, la chanson pour eux, c’est le désordre perpétuel qui met constamment leur vie en danger. Et surtout, ils ne cherchent pas à s’en sortir, pris dans un fatalisme mortifère. La fable continue : « Elle alla crier famine chez la fourmi sa voisine, la priant de lui prêter quelque grain pour subsister jusqu’à la saison nouvelle ». On l’a compris, ce passage fait tout de suite penser à ces mêmes migrants qui se ruent sur l’Europe et tout particulièrement chez nous en France car la France, si elle est loin d’être exemplaire en tous points, reste tout de même la fourmi qui travaille et qui donc crée de la richesse qui permet à la majorité des gens de vivre à peu près convenablement, et qui a des lois sensées – je le reconnais, pas toujours – pour protéger ses concitoyens. Bon, la France, pour la cigale, n’est pas loin d’être le paradis.

Vous noterez que La Fontaine écrit « la priant » ce qui signifie que ladite cigale a un certain respect pour la fourmi. Ce qui est loin d’être le cas pour les migrants qui considèrent, eux, que la France doit impérativement les accueillir et non seulement les accueillir mais les entretenir gratuitement… sous prétexte qu’il y a longtemps la fourmi a été, paraît-il, très vilaine avec la cigale : supériorité du Blanc, colonisation et j’en passe. Enfin, on connaît tous la rengaine. La Fontaine fait dire à la cigale : « Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l’août, foi d’animal, intérêt et principal ». On le voit, la cigale a vraiment de la considération pour la fourmi car elle prend un engagement, elle, ce qui n’est pas le cas des migrants qui n’ont même pas l’idée de rembourser quoi que ce soit, l’idée de reconnaissance. Ils n’en ont rien à faire de la fourmi. Ils viennent frapper à sa porte et n’exigent de rentrer chez elle que pour en profiter ; bref, pour leurs seuls intérêts et rien d’autre !!! C’est bien la Cigale et la Fourmi en pire !

La Fontaine ne nous dit pas qu’au sein de la colonie de fourmis, il en est un grand nombre prêt à accueillir la cigale et que ce grand nombre a accueilli les années passées, déjà, d’autres cigales. Et ils ne nous dit pas non plus que ces autres cigales avec leurs mœurs qui ne sont pas celles de la colonie de fourmis, sont en train d’y reproduire le même désordre qui les avait fait fuir de chez elles. Il nous ne le dit pas car à son époque cette hypothèse était un pur non-sens. On faisait rarement de concessions. Les choses étaient tranchées car les évidences sautaient immédiatement aux yeux. C’est la raison pour laquelle La Fontaine conclut ainsi et on s’en réjouit : « La fourmi n’est pas prêteuse : c’est là son moindre défaut. Que faisiez-vous au temps chaud ? dit-elle à cette emprunteuse. Nuit et jour à tout venant, je chantais, ne vous déplaise. Vous chantiez ! J’en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant. » Là encore, la réalité, avec ces fourmis traîtresses, c’est bien la Cigale et la Fourmi en pire !

Je suis sûr qu’Éric Zemmour a retenu cette fable qu’il a certainement apprise quand il était petit, car avec lui, je suis convaincu que dès les premiers jours de sa magistrature, il se fera la fourmi intransigeante avec ces millions de cigales installées chez nous et qui ne sont devenues depuis longtemps que d’affreux frelons asiatiques qui détruisent, eux, l’abeille française travailleuse !!!

Philippe Arnon