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Pays Basque : migrants partis, Bernadette s’en remettra-t-elle ?

BernadetteMousquesDites ! Ça vous dirait de passer quelques jours à St-Etienne de Baïgorry ? C’est une petite commune de 1600 habitants située en pays basque de la Basse-Navarre, tout juste à côté du pays basque espagnol. Ce charmant village possède un Village Vacances Familles avec piscine chauffée, salle de billard… (ouvert en saison estivale pour les Européens et gratuit l’hiver pour les clandestins), un cinéma et quelques hôtels et restaurants plutôt bien notés.
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A vrai dire, le village est tellement accueillant qu’il s’est porté volontaire pour recevoir 50 personnes qui n’ont aucun papier d’identité, par conséquent aucune raison d’être sur le territoire national et aucune raison de recevoir des aides d’associations caritatives, telles que la Croix Rouge ou le Secours catholique, qui sont subventionnées par le contribuable. Il faut dire que l’agence de voyage Atherba, déguisée en association bienfaitrice avec vos sous, a fait l’essentiel du travail aidée en cela par la Croix Rouge, le Secours catholique et la banque alimentaire. Voilà, comme ça quand vous donnez à l’une de ces associations, vous avez une idée de l’utilisation de vos dons.
Petit historique documenté ci-dessous:
http://www.sudouest.fr/2015/11/13/pays-basque-50-refugies-de-calais-accueillis-a-saint-etienne-de-baigorry-2184208-4018.php
Première vaguelette migratoire de quelques personnes, la mairie recrute 3 personnes pour un emploi de gardiennage aux frais du contribuable.
http://www.sudouest.fr/2015/11/25/pays-basque-42-nouveaux-refugies-sont-arrives-a-baigorri-2197182-4377.php
Douze jours plus tard, deuxième vague migratoire avec 42 nouveaux clandestins accueillis par l’association Atherba.
http://www.sudouest.fr/2015/12/24/pays-basque-les-refugies-en-balade-autour-de-baigorri-2226142-4377.php
Petite promenade organisée par des bénévoles du VVF, c’est très sympa et très bisous. Mais avouez que pour le touriste qui s’attend plutôt à voir passer un troupeau de brebis, c’est surprenant. Surtout un 24 décembre.
http://www.sudouest.fr/2015/12/16/pays-basque-les-migrants-de-baigorry-iront-voir-star-wars-2219182-4377.php
Pour éviter que les clandestins, dont certains viennent de pays en guerre comme le Kenya (C’est dans l’article), s’ennuient, ceux-ci ont bénéficié gratuitement du cinéma pour voir Star-War. « De quoi leur donner une image de notre culture », précise une bénévole. Ah ! Au pays du fromage de brebis ! Diantre ! J’ignorais que ce village était dans la banlieue d’Hollywood. Bon passons. Comme rien n’est gratuit, l’association Garazikus a besoin d’un coup de main:  « Ne pouvant payer seule les places de cinéma, elle fait appel à la générosité des spectateurs en leur proposant de parrainer cette opération. En se rendant au Vauban, ces parrains pourront déposer une somme de 5 euros, auxquels s’ajoutera 1,50€ de Garazikus. »
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Hélas, ce magnifique « vivre ensemble » a pris fin conformément aux accords passés (3 mois d’accueil, pas plus) et la commune se retrouve quasi endeuillée. A entendre Bernadette Mousques, adjointe au maire et a priori responsable de la communication de la commune, elle ressent un vide après le départ des 49 migrants. Lorsqu’un correspondant, à l’origine de cet article, appelle la mairie pour avoir quelques menues précisions sur le séjour et en particulier sur d’éventuels coûts de réhabilitation du centre VVF, là, c’est raccrochage au nez. On a connu mieux comme communication.
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Ici un hôtel en Italie entièrement saccagé par les clandestins accueillis…
Donc on ne saura pas qui a financé l’hébergement, les repas chauds, le nettoyage de la literie, éventuellement les coûts de traitements pour lutter contre les parasites d’importation. On ne saura pas s’il faut changer le tapis du billard et nettoyer de fond en comble la piscine. Sachant que les clandestins préparaient leurs repas dans les chambres, on ne saura pas quel est le coût pour refaire les peintures ou papiers-peints de celles-ci. On ne saura pas s’il faut refaire les salles de bain et racheter une table de ping-pong. On ne saura pas quel est le coût des bus Macron, comme on ne saura pas où les 49 clandestins ont abouti. Bref, on ne saura que ce que la presse officielle nous raconte, le tout sans photos: tout c’est bien passé au point que Bernadette soupire (pas Bernadette Soubirous) seule dans son coin d’avoir été abandonnée par ces beaux jeunes hommes. Je crois qu’elle nous fait une dépression et refuse toute communication téléphonique.
Philippe Legrand