Milices gaucho-fascistes : la justice doit sanctionner les coupables

Marine Le Pen a porté plainte contre les nervis gauchistes qui l’ont empêchée de rencontrer des étudiants à l’Université Dauphine. Mais au-delà de ces casseurs, la justice et le gouvernement doivent rechercher la responsabilité des donneurs d’ordre et des complices.

J’ai déjà eu l’occasion de m’indigner contre les milices fascistes qui ont agi avec violence dans cette affaire. C’est une atteinte gravissime à la liberté d’expression politique, donc à la démocratie et à la République.

https://ripostelaique.com/150-etudiants-interdisent-de-parole-marine-le-pen-il-faut-dissoudre-les-milices-fascistes.html

Marine Le Pen, victime de ce coup de force, a décidé de porter plainte contre X. Elle se fonde sur l’article 431-1 du code pénal. Que risquent les casseurs ?

Le premier alinéa de cet article de loi dit : « Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté d’expression, du travail, d’association, de réunion ou de manifestation est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende. »

Mais dans le cas d’espèce, le second alinéa s’applique totalement : « Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l’exercice d’une des libertés visées à l’alinéa précédent est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende. »

En effet, les reportages, les vidéos, les photos et les témoignages sont sans appel. Alors que les organisations qui appelaient à manifester parlaient d’un rassemblement en dehors de l’Université, leurs nervis ont forcé l’entrée des lieux et ont occupé l’amphithéâtre où devait se dérouler la rencontre ; au moins un étudiant de l’organisation qui invitait Marine Le Pen a été molesté ; du matériel vidéo a été détruit.

Les magistrats chargés de l’instruction seront donc fondés de traduire devant les tribunaux les acteurs directs de ce coup de force. Ceux-ci seront facilement identifiables par les images diffusées par la presse et par leurs revendications de cet acte par exemple dans une émission de Canal +.

Mais au-delà de ces exécutants de basses œuvres, il faudra établir la responsabilité de nombreux complices possibles, actifs ou passifs, de ce délit.

Tout d’abord les organisations qui ont appelé à cette « manifestation » : Unef, MJS (Mouvement des jeunes socialistes), UEJF (Union des étudiants juifs de France), SOS-Racisme, etc.

En effet, aucune d’entre elle ne s’est démarquée de l’action violente de certains de leurs adhérents. Aucune condamnation, aucune exclusion. Contrairement à Marine Le Pen qui vire à tour de bras du Front national quiconque est simplement soupçonné d’actes illégaux, par exemple ce militant qui est accusé d’avoir souillé des sépultures musulmanes avec des couennes de porc.

Il faudra étudier avec soin les mots d’ordre de la manifestation. Quand on appelle à s’élever « contre » la présence de Marine Le Pen dans une université, on ne combat pas seulement ses idées, mais sa personne, sa présence et son droit à s’exprimer.

Je ne sais quel est l’état actuel du droit français sur ce point, mais je sais que la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées est toujours en vigueur. Elle permet au gouvernement de dissoudre des groupes qui provoquent à des manifestions violentes, qui atteignent aux formes républicaines, qui appellent à la discrimination, etc. La balle est dans le camp du ministre de l’Intérieur.

Il y a d’autres complicités qui doivent être dénoncées, même si elles ne peuvent pas donner lieu à poursuites pénales ou administratives.

Il est par exemple surprenant qu’aucun parti politique, qu’aucun candidat à l’élection présidentielle, aucun « droitsdelhommiste » n’a dénoncé cette action fasciste et antidémocratique. A croire que celle-ci arrange bien leurs affaires personnelles !

Le silence du gouvernement est également révélateur de son mépris des droits de l’Homme et de la démocratie. Cette apathie complice démontre qu’il est prêt à laisser faire le sale boulot par des officines gauchistes qu’il prétend combattre politiquement.

Nous avions connu la même alliance contre nature sous la présidence de Jacques Chirac, où le MRAP et consorts servaient le Système en place par leur harcèlement des résistants à l’islamisation, à l’immigration folle et au développement de la délinquance. « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis », alors si l’Unef ou SOS-Racisme peut servir à écarter le « danger » Marine Le Pen pour l’UMP, Sarkozy et Guéant ne vont pas se priver de leur laisser le champ libre.

La sanction contre les politiques et le gouvernement sera politique, par le bulletin de vote en 2012. Quant aux organisations gauchistes qui sont leur bras armé (par exemple SOS-Racisme pseudopode du Parti socialiste), il faut les mettre hors d’état de nuire en les attaquant au portefeuille, donc en coupant toute subvention publique. Mais comme les politiques sont de plus en plus victimes de ce terrorisme (à droite mais aussi, et c’est nouveau, à gauche), gageons que la défense de leurs intérêts de caste saura de plus en plus leur faire le bon choix en éliminant ces alliés ambigus.

Quoi qu’il en soit, les faits sont là : aujourd’hui en France, une candidate à l’élection présidentielle qui représente 15 à 20% de nos concitoyens a été empêchée de s’exprimer par une action violente qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire. Les « fachos » se réclament de la gauche, mais la droite ne les a nullement désavoués.

La collusion UMPS contre la liberté d’expression et la démocratie apparaît comme évidente dans cette affaire, tout comme dans l’affaire de l’obstruction à l’obtention des 500 signatures par les candidats à l’élection présidentielle qui ne font pas partie du Système.

Le choix est donc simplifié pour 2012 : d’un côté les fascistes modernes et leurs complices, de l’autre les droits de l’Homme et la démocratie. Et les « fachos » ne sont pas où les médias le prétendent. Ils sont bien plus chez SOS-Racisme et consorts que chez Marine Le Pen.

Djamila GERARD

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