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Je me présente au nom du Siel, dans la circonscription de Noël Mamère…

Nous avons le plaisir, ce jour, de faire connaître à nos lecteurs une candidate que nous avons déjà rencontrée, en région bordelaise, lorsque nous luttions, avec François Jay et nos amis du Siel, contre l’invasion migratoire, il y a un an. Nathalie Le Guen se présente dans la circonscription de Bègles, là où sévit depuis vingt ans un nommé Noël Mamère…

Riposte Laïque : En dehors de votre engagement politique, comme vous présenteriez-vous à nos lecteurs ?

Nathalie Le Guen : Je suis née en 1975 à Paimpol, en Bretagne. Je reste très attachée à ma région d’origine divisée entre terre, mer et légendes celtes où j’ai eu la chance d’apprendre à naviguer. J’y ai suivi une scolarité plutôt calme et studieuse jusqu’en hypokhâgne. Je suis ensuite partie à Salamanque, en Espagne, afin de décrocher un diplôme de linguistique générale. J’ai très vite été recrutée en tant que responsable marketing dans le secteur privé en Principauté d’Andorre pour le ministre de l’économie Jaume Serra i Serra.

À mon retour en France, je me suis installée en Gironde afin d’y suivre mon mari. J’ai très vite décroché un poste de professeur d’espagnol. Métier que j’exerce depuis maintenant 11 ans avec autant d’enthousiasme. Je me rends avec plaisir dans une librairie, à un concert, ou une galerie d’art pendant mon temps libre.

Riposte Laïque : Vous avez été élue conseillère régionale avec le FN, et vous vous présentez, à Bègles, sous les couleurs du Siel. Que s’est-il donc passé ?

Nathalie Le Guen : J’ai été élue conseillère municipale de Bègles en mars 2014 sous l’étiquette Front National, j’étais deuxième de liste. J’ai adhéré pour la première fois en 2002 et j’avais véritablement espoir à l’époque qu’une dynamique pourrait se créer afin d’éviter l’islamislation de la France. Dans les premiers temps de la mandature tout s’est déroulé sans problème particulier. J’ai donc donné mon aval au Secrétaire départemental (SD) afin de participer aux sénatoriales puis en mars 2015, j’ai été investie aux départementales sur mon canton où j’ai atteint un score non égalé (20%) laissant derrière moi le front de gauche.

À partir de ce moment, l’autre élu FN béglais a commencé à montré des signes de fébrilité, refusant subitement de me répondre au téléphone, se montrant fort désagréable, allant même jusqu’à « oublier » de m’inviter aux repas patriotes. Je tiens à préciser que ce dernier n’habite pas Bègles et est un ami proche d’un cadre du FN. J’ai continué mon travail d’élue, estimant qu’au delà de ce comportement puéril fort indécent, qu’il restait fort à faire sur notre circonscription.

En décembre 2015 j’ai donc été élue conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine dans un groupe de 29 dont 7 girondins. Les débuts sont toujours prometteurs. J’ai malheureusement très vite déchanté. Le manque d’organisation, de cohésion, un président de groupe ne répondant jamais au téléphone, en vacances à Marrakech, et toujours ce rejet sexiste, fébrile et puéril de la plupart des élus de Gironde m’a ouvert les yeux. Mon élément de comparaison était simple : je fréquentais régulièrement le SIEL girondin depuis 2014 et c’est bien là que se trouvait la matière grise soutenue par Zemmour, Ménard, Beigbeder… et tant d’autres.

Les migrants sont arrivés en octobre 2016 dans un château de la circonscription. Le FN n’a pas bougé… J’ai donc organisé avec l’aide de François Jay une manifestation réunissant Karim Ouchikh, Renaud Camus, Alain de Peretti, Alain Wagner, Christine Tasin et Pierre Cassen.

Un mois plus tard j’ai entamé le processus vital « d’exfiltration » du FN vers le SIEL au sein de l’assemblée régionale. Je siège donc en non inscrite. J’ai gardé mes commissions éducation ainsi que mes conseils d’administration. Certains étaient sur le point de me suivre… mais le courage de s’émanciper d’un « mistral perdant » n’est pas donné à tout le monde.

C’est donc tout naturellement que je me présente sous l’étiquette SIEL aux législatives de la troisième circonscription de Gironde avec Jean-Philippe Jouvenot qui sera mon suppléant. Ce dernier n’est pas inconnu puisqu’il s’était déjà présenté en 2007 pour De Villiers. Je porte une très grande estime à Karim Ouchikh, au delà du président de parti, j’y vois mon binôme régional. Je porterai avec fierté les couleurs de la droite de conviction et de vérité face à 21 candidats dont 3 centristes.

Riposte Laïque : Nombre de militants patriotes ont déjà été menacés, voire agressés, ces dernières années. Cela vous est-il déjà arrivé ?

Nathalie Le Guen : J’ai effectivement été agressée lors de la campagne des départementales de mars 2015, et ce, à plusieurs reprises. Ma voiture avait vite été repérée par des membres de l’UOIF et des petits dealers des zones de non droit lors des différents collages. J’ai été poursuivie à plusieurs reprises, notamment un vendredi à 17 heures à Bègles à la sortie de la salle de prière. Les individus ont été identifiés, mis en garde à vue et les plaintes ont été classées sans suite. Le siège du Front National a été prévenu mais n’a pas daigné bouger le petit doigt. Il a fallu insister auprès du SD bordelais afin d’obtenir une interview sur la radio locale. Très objectivement, ces intimidations ne me font guère peur. J’avance, je défends mes valeurs. J’ai suffisamment confiance en Karim Ouchikh ou Frédéric Pichon pour intervenir ou ne pas me laisser dans le désarroi si une telle chose venait à se reproduire.

Riposte Laïque : Comment se présente, dans votre circonscription, cette élection ? Combien de candidats, face à Noël Mamère, le député sortant ?

Nathalie Le Guen : Cette élection des législatives 2017 restera dans les mémoires. Pas moins de 22 candidats sont en lice, presque un record ! Trois conseillers régionaux seront présents. Il y a les grands classiques : plusieurs écologistes, Lutte ouvrière, la France Insoumise, trois candidats centristes dont un LR issu de la « droite molle », le PS pour lequel Noël Mamère sera suppléant, LREM, puis des partis insolites comme Ma Voix ou encore le parti animaliste. Le FN se retrouve en face de DLF. Je suis la seule candidate affranchie du système avec l’étiquette divers droite – union des droites. La seule à arborer le bleu sur mon affiche, la seule à clamer haut et fort: Ni FN ni LR !

Riposte Laïque : Parlez-nous de l’action de M. Mamère, depuis 20 ans qu’il est député. Pensez-vous qu’il peut être battu, cette fois ?

Nathalie Le Guen : Noël Mamère reste un homme politique atypique, un adversaire redoutable qui fait preuve d’une très grande culture et sait se montrer civilisé en dehors des séances : ce n’est pas Marion qui vous dirait le contraire ! Je pense très objectivement que Noël Mamère a beaucoup travaillé pour sa ville et sa circonscription depuis 1989. Bègles s’est modernisée tout en ayant gardé un côté rural et familial. Notre ville était une priorité de la métropole bordelaise. Elle a longtemps été considérée comme la « ville des pauvres ». Des tours ont été détruites, des logements neufs ont fait leur apparition. Nous avons l’éco-lycée le plus moderne de la région : Vaclav Havel. Cela fait maintenant 11 ans que j’ai investi à Bègles et je ne le regrette pas.

Je peux néanmoins lui reprocher son refus d’une police municipale, une vidéo surveillance inexistante (25.000 habitants) et la fermeture des commissariats de la circonscription. La sécurité des Béglais n’est plus assurée comme il se doit. Sans compter que dès lors qu’un magasin ferme, il est immédiatement squatté. Cette obstination à refuser d’ouvrir les yeux sur les problèmes sécuritaires de sa ville pourrait le voir échouer aux législatives. Par conséquent je pense que tous les pronostics sont probables. Il n’est que le suppléant de Naima Charai, je pense que la victoire est loin d’être acquise pour ce binôme PS et qu’il est temps de passer le relais.

Riposte Laïque : Quel type de campagne faites-vous ?

Nathalie Le Guen : Nous menons une campagne de terrain avec une équipe de dix militants. Collages, boitages, marchés, tractages sont notre pain quotidien ! Sans oublier les réseaux sociaux qui atteignent davantage les jeunes. Bref, nous faisons dans le classique. J’ai l’avantage d’être déjà connue sur la circonscription. Le challenge est de faire connaitre le SIEL pour les prochaines échéances. J’insiste beaucoup sur le principe de remigration, n’oubliant pas avoir attribué mon parrainage présidentiel à Renaud Camus.

Riposte Laïque : Qu’est-ce qui vous inquiète le plus, dans la victoire présidentielle de Macron ?

Nathalie Le Guen : Sa femme ….

Riposte Laïque : Quelque chose à ajouter, Nathalie ?

Nathalie Le Guen : Je souhaite une très bonne et belle campagne aux 50 candidats du SIEL à travers la France, la Nouvelle-Aquitaine et j’ai une pensée toute particulière pour mes deux amis candidats girondins. François Jay dans la 11ème ainsi que François-Régis Taveau dans la 5ème. Que le SIEL soit avec nous!

Propos recueillis par Pierre Cassen