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Macron et Philippe se comportent en chefs jésuites

L’éducation à la Jésuite de Macron Premier a déteint sur son gouvernement : autoritarisme, humiliations, hiérarchie bien prononcée. La verticalité de ce type d’établissement se retrouve au niveau des ministres, des secrétaires d’Etat et du personnel en général. Le petit peuple, rejeté de par son ignorance et sa grossièreté au delà des murs de la Compagnie de Jésus.

Macron pour la nouvelle confédération qu’il a instaurée, en est le «  Supérieur Général » appliquant à la lettre les doctrines de moines. Chaque membre de son équipe doit faire trois vœux : obéissance, dévotion, sacerdoce. A la vie ou à la mort, tous doivent se consacrer à «  Ad majorem Macronei gloria » (A la grande gloire du nouveau dieu Macron).

Pendant plusieurs années Macron a été un élève modèle à La Providence, établissement jésuite à Amiens. Voulant rester toujours en contact avec ses merveilleux professeurs qui le guidèrent à travers les traquenards de la vie d’adolescent, il a choisi l’une d’entre elles pour l’accompagner dans son brillant parcours. Au moins, il n’avait pas coupé les liens qui le soutenaient dans ses démarches.

Or dans les habitudes d’une telle école, existait celle des moments de confesse où chacun se rendait dans le bureau du Doyen, le Supérieur Général pour avouer telle ou telle faute et à genoux, en se prosternant jurait de faire mieux. L’élève alors recevait la bénédiction du grand chef et s’en retournait heureux d’avoir échappé aux flammes de l’Enfer populaire.

Alors dans cette tradition (depuis 1539), le sous-fifre Edouard Philippe a convoqué tout le personnel du gouvernement, l’un après l’autre (en leur accordant une heure et demie d’entretien) comme de vulgaires élèves mal dégrossis afin de leur inculquer la politique morale et éthique du Dieu. Tous devaient étaler leurs défauts, leurs déficiences, leurs échecs et promettre de se tenir encore plus à carreau devant le potentat jésuite qui dictait du haut de son Olympe toutes les consignes à suivre.

Inutile de donner la liste des Pénitents car ils sont passés dans le chaudron d’eau bénite pour retrouver une nouvelle dévotion encore plus importante pour leur président.

Pendant ce temps, aux grilles de l’établissement jésuite, les malheureux Français se pressent : retraités, cheminots, étudiants, chômeurs pour voir en haut du balcon de la Basilique, leur nouveau Pape qui d’une main molle leur ferait un signe de paix et d’une bouche méprisante leur promettrait le bonheur grâce au football.

Béats, totalement obnubilés par la coupe du monde, le petit peuple ne veut pas voir les manigances de Macron et sa Compagnie de la Réussite. Car Jésuite rime avec réussite. Le «  Ratio Studiorum », clé de l’enseignement est l’imposition de normes d’excellence dans la pédagogie. Dés le Moyen Age, les Jésuites demandent à leurs suivants de partir à la recherche de l’excellence et les «  têtes de classes » ont toujours servi d’exemples. Ils étaient choyés, même chouchoutés, récompensés pour poursuivre leur brillante carrière.

Macron les a remplacés par les «  Premiers de Corvée » mais l’intention est identique : inciter les autres à tenter de faire aussi bien. Comme ils étaient privilégiés au 16esiècle, ils le sont encore de nos jours avec des baisses massives d’impôts tandis que les inutiles, les bons à rien sont punis avec des baisses de revenus.

Il faut voir dans le programme de Macron Premier, un copié collé du «  Ratio Studiorum » quand il déclare à ce gamin de 14 ans qui l’avait interpellé : «  Passe ton diplôme et alors tu peux m’adresser la parole ». Macron ne peut pas sentir les faibles en classes, les cancres, les pauvres. Il veut relever le niveau des études en France et il croit sincèrement qu’il doit servir d’exemple modèle pour inciter les jeunes à l’imiter. C’est la réaction normale d’un super doué, d’un fort en math, d’un premier de la classe qui ricanait à la vue du bégaiement des ses copains interrogés.

Mais les électeurs auraient dû lire entre les lignes des discours de campagne car tout y était écrit. Et ne fait qu’appliquer ses propositions de campagne.

Philippe, son vicaire, aveuglément dirige son gouvernement d’une main de fer, d’une main de Jésuite et on connaît la suite !!!

André Girod