Minute condamné : la dictature rampante de l’arbitraire cynique

Une-de-MinuteEn France, écrire certaines choses, en « Une » d’un journal – qualifié à tort ou à raison d’être d’extrême droite- expose désormais à des poursuites auxquelles un hebdomadaire satirique de « gauche » n’est pas exposé pour avoir mis en « Une » les mêmes choses devenues délictueuses.

C’est ainsi que les expressions françaises ou argotiques, « être malin ou maligne comme un singe » et « avoir la banane », sont devenues « racistes », selon l’être humain concerné par ces mots. Un brave breton ou une bonne bretonne, un alsacien ou une alsacienne portant la coiffe traditionnelle, pareil pour des auvergnats ou des ventres à choux, ne seront pas réputés être attaqués, en vertu ou à cause de leur « race », si on dit d’eux qu’ils sont malins comme un singe ou qu’ils ont la banane.

Sous le régime crépusculaire de la cinquième république, plus que moribonde, la langue française n’est plus universelle ; elle est exposée au caprice bureaucratique ou à celui de la rue. Le sens de tel mot ou celui de telle expression peut changer radicalement, selon celui qui les emploie et celui ou celle dont on parle ou à qui l’on s’adresse.

Vraiment, le « changement c’est maintenant » constitue un fameux progrès, dans le domaine de la communication humaine ; une communication écrite et verbale qui nous ramène tout droit au mythe biblique, lorsque, autour de la tour de Babel, les hommes furent condamnés, par la colère divine, à ne plus pouvoir se comprendre, leur langue unique s’étant fragmentée, phonétiquement et sémantiquement, par un décret divin.

Ici, le décret, c’est le ministre qui le fixe, en fonction de son sexe, de ses habitudes amoureuses ou de sa « race ». Dire ou écrire, « Taubira a la banane », « Taubira est maligne comme un singe », sont devenus de très graves délits racistes ; résultat de ce changement : 10000 euros d’amende pénale, si l’on est l’hebdomadaire Minute. Par contre, si l’on est le satirique Charlie hebdo, montrer la même personne avec un corps de singe, c’est… d’l’humour.

Humour pour les uns, racisme pour les autres…

C’est vrai que le changement c’est maintenant, aurait comme tendance à faire tout changer dans le « sociétal », jusqu’à ramener un système de la chose jugée s’adaptant parfaitement au régime de lettre de cachet.

Dans un cas, on assistera à des poursuites et à de lourdes condamnations ; dans l’autre, on aura juste un petit sourire de connivence. Quand on est de la famille, on peut bien se moquer les uns des autres, et avec les mêmes mots, expressions et dessins, que ceux qui déclencheront les foudres judiciaires « antiracistes », lorsqu’il s’agira d’un candidat du FN, de l’hebdomadaire minute ou de Riposte Laïque, tous étant catalogués… « d’extrême droite » et déclarés coupables par essence, avant même que de dire ou écrire une phrase ou même prononcer un seul mot.

D’autres l’ont dit et écrit avant moi, est-ce qu’écrire et réciter chaque semaine : que « les Juifs sont des singes » ou des « fils de singes » ou encore des fils de porcs, c’est raciste ?

On pourrait se poser la question, même si l’on est un darwiniste et un évolutionniste convaincu.

Ne va-t-on pas nous objecter alors : (qu’) il est impossible et inconcevable de censurer la prière islamique, et moins encore de s’opposer aux croyances séculaires et à la liberté d’expression religieuse produites par le coran et les hadiths…sans quoi, on verserait dans une « raciste » stigmatisation d’une population, du fait de sa religion.

Question : et les Thug étrangleurs, auxquels on interdit d’adorer Kali et de pratiquer son culte combattu à coups de fusil par le colonialisme britannique, est-ce qu’ils ne sont pas victimes d’une stigmatisation, en vertu de leur religion ?

La minorité religieuse, devenue « seconde religion », de France ou en France, dicte ainsi à la majorité le rythme et l’ampleur de l’évolution du langage et des mœurs : Jusqu’où, jusques à quand ?

Pour l’instant, le « La » est donné par notre despotisme rampant, en témoigne la dernière sortie de Madame le ministre de la défunte instruction publique au sujet de la place des mères religieusement voilées lors des sorties scolaires.

minutecondamneDémocratie, république, le croyez-vous réellement?

Prenons un autre exemple de cette dérive vers de nouvelles formes disloquées de despotisme.

Dans le Tarn, tous les élus ont décidé de la construction d’un barrage.

Cela déplaît au petit monde de l’écologie politique, qui condamne un barrage permettant l’irrigation de « l’agriculture productiviste ». C’est aussi un petit monde qui ne peut faire élire de députés que… grâce à l’électorat du PS.

Cette petite minorité, – et une infime minorité dite « Anar », au sein de cette minorité-, a décrété que le barrage ne se ferait pas. Ces gens ont donc occupé le site. Pour ce faire, ils se sont associés, de fait sinon d’intention, à ce que la langue française appelle une « milice » politique ou privée, un organe spécialisé de violence physique et morale.

Cette milice, dont un ami me faisait hier remarquer l’étrange proximité, passée et présente, avec les milices djihadistes, en particulier avec celle qui terrorise Gaza et y impose, avec sa dictature, que les enfants soient militarisés et qu’ils restent dans les écoles d’où elle envoie, missile après missile, sur les méchants sionistes fils de singes et de porcs qui méritent tous la mort, expliquent ces milices à leurs enfants.

Quand les fils de singes et de porcs ripostent aux tirs répétés, expédiés depuis des écoles, la milice djihadiste gazaouite reçoit le soutien politique de la milice « anar » et du petit monde de « l’écologie politique ». Qui se ressemble s’assemble, ne dit-on pas ?

Pour revenir à la milice « anar », casquée-bottée pour se « défendre », elle a occupé le site prévu pour édifier le barrage.

Puis elle est passé à la phase 2 : envoyant force projectiles, – dont des pavés de type pavé de granite ou de grès-, sur la tête des gendarmes. Ces derniers sont légalement venus en mission professionnelle, une mission déclinant, sur le site controversé, le rôle régalien de l’Etat.

Les « anars », souvenons-nous, nient l’Etat

Ceux de la milice pro-écolo, casquée-bottée, -dont certains de ses membres avaient amené de très sympathiques et pacifiques cocktails Molotov-, ont envoyé leurs gentils et pacifiques pavés sur la tête des pandores. C’était un évident message « libertaire » pacifique exprimant, avec dignité et pacifisme toujours, qu’ils étaient venus exercer une fonction régalienne contraignante, face à l’arbitraire anti-écologique de l’Etat, pour se mettre au service de « l’écologie politique » : en s’opposant aux décisions votées par les élus des habitants du département, avec des pavés de grès et de granite.

Rien que de très ludique, en vérité

Rien qui ne justifiait la riposte disproportionnée de gendarmes, envoyant des grenades « offensives », a-t-on entendu, jusqu’aux sommets de l’Etat s’apprêtant à sanctionner les gendarmes.

Représentant moins de 5%, l’écologisme politique dicte sa loi de fait au Pays

Il établit les paradigmes de la pensée et de l’action politique et économique obligatoires. Ses milices supplétives ne sont pas poursuivies même pour avoir harcelé les gendarmes, afin d’édicter leur propre loi ne résultant pas du mandat populaire.

Force devrait rester au désordre ?

Un sondage donne, ce matin, 67% de Français qui se sentent proches des gendarmes, et seulement 8% proches (ou comprenant) des manifestants, tout cela malgré le battage médiatiques pro-jeteurs de pavés écologistes, en dépits des contritions gouvernementales, dans ces 8%, on retrouve tout le ban et l’arrière ban, allant de EELV à EELV en passant par NPA, LO, PCF et le tutti-quanti des derniers amoureux des écolo-stalinistes de Corée du nord et de Cuba, tous également admirateurs du djihad gazaouite et de la « loi de Dieu » maniant la déclinaison de l’écologie divine à coups de sabres, de kalachnikov et de tirs d’avions de chasse empruntés à l’armée syrienne, au moyen de missiles iraniens partant régulièrement depuis les logements, les écoles, les dispensaires, et les autres structures de soins gazaouites.

Signalons un autre exploit de la milice écolo-djihadiste du Hamas : avec l’indulgence compréhensive de l’AFP, on apprend qu’un de ses membres a jeté à toute vitesse sa berline sur des gens, des Juifs, à l’arrêt du tramway qui traverse d’est en ouest Jérusalem. L’AFP écrit en effet : « (qu’à Jérusalem) un automobiliste heurte des passants, un bébé (est) tué ».

C’est beau l’information. C’est magnifique le journalisme néopravdiste.

Pour revenir aux exploits de l’autre milice, celle qui œuvre en France pour elle aussi dicter la loi de la minorité, l’information ne vaut pas mieux et l’attitude gouvernementale est toute aussi lâche et tyrannique.

Alon Gilad

 

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