Moati-Klarsfeld ciblent le FN, et non les islamistes tueurs de Juifs

Publié le 20 mai 2015 - par
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sergemoatiCourtisan de François Mitterrand – l’homme d’Etat pour qui, en 1954-1955 en Algérie, la seule négociation c’était… « (…) la guerre » et, simultanément, le démantèlement du MTLD messaliste, dont il savait parfaitement qu’il n’était pas l’organisateur des tueries djihadistes FLN de la « Toussaint rouge » de 1954 -, Serge Moati appelle au lynchage moral du FN.

Pour ce faire, il mobilise les Juifs. Il cite ce qu’aurait dit Serge Klarsfeld, à savoir que le FN (au pouvoir) ne protègerait pas contre le terrorisme mais lâcherait les flics contre les Juifs ».

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Si Serge Klarsfeld a tenu ces propos, on aimerait savoir ce qui l’autorise à dire cela ?

C’est une accusation grave ; d’autant plus grave qu’elle est portée au moment où la diplomatie française prépare les conditions mondiales d’un vaste pogrom politique, économique, universitaire, militaire, contre les Juifs restaurés en tant que Nation souveraine sur une partie de l’ancienne Judée.

La diplomatie française, donc ses chefs, François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius, veut faire voter, par le conseil de sécurité des Nations-Unies, une résolution impérative, obligeant les Juifs à quitter Jérusalem dite « Est ».

Jérusalem-est, c’est ce qu’il reste de la ville historique ; c’est sa partie entre les murailles construites par les ottomans sur des vestiges de fortifications judéennes plus anciennes ; ce sont des vestiges ayant survécu aux deux prises de la Jérusalem du Temple de Salomon et du Temple reconstruit, puis renforcé par Hérode.

Les Juifs, puis les Juifs et les Samaritains y ont été assiégés : en 70 et 135 pour les seuls Judéens (les Hébreux des tribus de Juda et Benjamin) ; les toutes premières années du 6e siècle pour les uns et les autres, assaillis par les Grecs de l’empire romain d’Orient ; lors de la conquête arabe, puis lors de la prise de la ville par la première croisade qui fut un bain de sang dont peu de Juifs et de Samaritains sortirent vivants.

La conquête arabe, puis l’ottomane, avec des décisions souvent contradictoires (ainsi certains califes ou chefs locaux ottomans laisseront les Juifs venir prier, là où se trouvait l’ancien Temple qui a donné à la ville ce nom, Iroushalaïm ha koddesh (l’hébreu ha koddesh, le Saint) qui donne l’arabe « Al Qods »(ou Al Qouds, selon certaines prononciations).

Le plus ancien monument, qui n’était pas à l’état de ruines et de vestige en 1948, c’était la synagogue la « Hurva » située dans le vieux quartier juif, le quartier dont l’équipe Fabius-Valls-Hollande prétend déloger les nombreux Juifs y habitant. En 1948, l’officier britannique, qui commandait une unité de la Légion arabe, la fit dynamiter. Elle était une preuve physique de la vie juive permanente dans ce lieu, hormis les moments où les autorités romaines, puis gréco-romaines, puis croisées, interdirent que les Juifs y résident ou viennent y prier, mais l’envoyé d’Obama lui reprocha de « judaïser »,  de coloniser, (comme les gratte-ciels de New York colonisent une terre amérindienne).

Jurant ses grands dieux qu’il les aime, les Juifs, protestant de sa haine contre l’antisémitisme, faisant de la mémoire du massacre industrialisé (la shoah) une cause nationale (ce qui froisse pas mal de monde, pour qui il lui faut trouver des compensations mémorielles…) le hollandisme laisse agir à sa guise le Quai d’Orsay ; « Quai » qui manœuvre un malheureux Fabius, de plus en plus politiquement impotent, et cherche à créer les conditions qui permettront de revenir : sur la déclaration Balfour, sur les accords passés avant 1917 avec les grandes familles arabes non fanatisées par le djihadisme (l’Emir Fayçal et les Hachémites), sur le vote de la SDN et le traité de San Remo (1920), sur le plan de partition (1947).

Aussi imparfait et cause de problème était-il, il ne divisait pas Jérusalem et n’en expulsait ni les Juifs ni les Arabes. Redoutant une impasse, le plan internationalisait la cité de David pour que tout le monde ait libre accès à ses lieux saints.

Depuis 1967, en confiant le mont du Temple au Waqf, une institution musulmane, Israël a administré la preuve pratique que sous son administration tout le monde accède à ce qu’il estime être saint… sauf les Juifs.  Ces derniers ne peuvent accéder librement à l’esplanade dite des mosquées ; ils assistent à la destruction des vestiges souterrains du Temple, au nom du creusement d’une vaste salle de prière souterraine ; ils doivent supporter des articles outranciers, vociférant, accusant Israël de colonialisme, de « crime de guerre », lorsqu’il sauve de la destruction les débris de l’antique Jérusalem que les bulldozers de l’autorité palestinienne et du nouveau Waqf, sans lien avec la monarchie hachémite, ont envoyés dans d’anciennes carrières transformées en  décharges d’ordures.

Pour ceux auxquels le ministre Fabius et ses services veulent confier Jérusalem, en expulsant les Juifs et leur administration « colonialiste », la cité antique ne mérite pas mieux que le sort de Palmyre, traitée comme on sait par les décapiteurs-fusilleurs de femmes, d’enfants et de vieillards, les esclavagistes de Daesh.

L’Unesco, les Nations-Unies protestent, dénoncent Daesh, mais ils se gardent bien d’organiser un pont aérien militaire, pour protéger le patrimoine de l’humanité que Daesh efface, comme les hommes de main de l’Autorité palestinienne et du nouveau Waqf non hachémite réduisirent en menus fragments, jetèrent aux ordures, les traces d’un millénaire de vie juive à Jérusalem et celle du Temple qu’ils prétendent n’avoir jamais existé, comme Daesh le prétendrait demain, pour Palmyre, s’il triomphait et faisait disparaître des millénaires de progrès humain.

En 1903, les Ottomans donnaient un chiffre officiel de recensement. Que montrait-il, ce chiffre ?

Il attestait que la ville, et ses très rares extensions hors les murailles, était habitée par 42000 Juifs et 7200 musulmans (Arabes, Turcs, Circassiens, Maghrébins, noirs descendants de militaires « Ottomans » ou d’esclaves venus avec la traite négrière puis islamisés…). À ces 49200 habitants Juifs et « Arabes » (musulmans indiquait l’administration ottomane), s’ajoutaient quelques milliers de pèlerins et de chrétiens de diverses écoles chrétiennes et leurs fonctionnaires.

Il confirmait que, comme lors des deux sièges romains, succédant à la conquête d’Alexandre et au siège assyro-babylonien, Jérusalem était redevenue ce qu’en avait fait la conquête et l’édification par David il y a trois millénaires.

Ce recensement confirmait celui du début de la décennie 40 du 19e siècle, il confirmait les chiffres précis fournis en 1695 par le géographe néerlandais Relandi. Mais cela, les services du sieur Fabius n’en ont cure.

Ils ont décidé un vaste pogrom, contre les Juifs de Jérusalem et plus généralement contre tous ceux habitant la partie orientale du Foyer national juif (Judée Samarie). Le plan de partage du Foyer national en un Etat arabe et un Etat juif ne voulait pas dire que les Juifs devaient devenir personne non grata dans la partie attribuée pour devenir Etat arabe.

La diplomatie française adopte la position des Frères musulmans, qui était aussi celle du nazi ami personnel d’Hitler, et son complice actif dans les exactions et les crimes en ex-Yougoslavie des unités de Waffen SS musulmans bosniaques, albanais et croates, le Mufti de Jérusalem.

C’est à ce moment tragique, que Serge Klarsfeld aurait lancé cette diversion relayée par le courtisan mitterrandien : le FN s’apprêterait à lancer la police sur les Juifs. Quelle police ? Quand ?

En supposant que le FN, parvenant au pouvoir (en 2017), aurait cette intention cachée et découverte par la sagacité des Klarsfeld-Moati, qu’est-ce qui devrait cependant motiver prioritairement deux Juifs ne reniant officiellement pas leur judaïté ?

  • Crier au loup ?! Dénoncer des intentions cachées de « lancer les flics sur les Juifs » (si ce parti parvenait à s’emparer du pouvoir, en ayant plus de 50% des suffrages au second tour de mai 2017)
  • ou interpeller le Président de la république et son Premier ministre, dénoncer la munichiade remplaçant Tchécoslovaquie et Pologne de 1938-39 par Israël ?

La diplomatie française aime, les « arabes » palestiniens, mais elle n’aime pas les Druzes, pas les Circassiens ni les Araméens, et pas vraiment les Bédouins, libres citoyens d’Israël ; ils reconnaissent, les uns et les autres, la légitimité juive dans le pays. Tous – ou presque – font leur service militaire.

Cette diplomatie française qui pose un piège pour expulser Israël de Jérusalem et décréter « Juden rein » l’ancienne Judée, cette diplomatie qui prétend aimer les Palestiniens, ne réclame cependant aucun plan d’urgence pour sauver les milliers de Palestiniens de Yarmouk.

Yarmouk c’est  cette banlieue de Damas, que les décapiteurs, fusilleurs, crucificateurs, lapideurs, de Daesh (dont 47% sont… « Français ») passe au peigne fin pour massacrer, violer, réduire en esclavage, les Palestiniens autant que les Syriens de toute ethnie et/ou religion. Quand il s’agit de Daesh, le Quai d’Orsay et son simili chef sont moins sourcilleux, ils ne préparent aucun plan destiné au Conseil de sécurité pour sauver  du viol ou de la décapitation… Palestiniens et Palestiniennes.

Ces Palestiniens-là sont nettement moins intéressants pour le Quai d’Orsay et ceux censés être ses chefs. Pour eux, il y a Palestiniens et Palestiniens…

Ces Palestiniens, ceux de Yarmouk, sont nettement moins intéressants, pour BDS  et les organisations qui font vivre cette variété de pogrom et de nuit de cristal permanents (PCF, PG, NPA, EELV…).

Alors, pour faire diversion, en renouant avec la méthode éprouvée qui dupa leurs devanciers, – la méthode du NKVD et des procès de Moscou -, on préfère accuser le FN de ce qu’il compterait faire, dans deux ans, s’il obtenait la majorité des électeurs au second tour ; quelque chose qu’il ne dit présentement pas qu’il veut le faire mais quelque chose que Serge Klarsfeld aurait lu dans le marc de café… nous dit la vigie Moati.

Szyja Waldman

 

 

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