Modiano et Tirole, des Nobel utilisés par Boboland comme des armes anti-Zemmour

Publié le 16 octobre 2014 - par - 1 532 vues
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Ri7Super mouchards contre Zemmour3Boboland se réjouit de nos prix Nobel.

Valls tweete : « Après Patrick Modiano, un autre Français au firmament : félicitations à Jean Tirole ! Quel pied-de-nez au French bashing ! »  Comprendre : « Niqué Zemmour ».

Un éditorial du Monde voit dans le prix Nobel de Patrick Modiano un « pied de nez aux déclinologues ». Comprendre « Baisé Zemmour ».

Modiano en littérature, Tirole en économie, ces deux-là seraient donc un cinglant démenti au suicide français zemmourien.

La sortie des noms de l’écrivain et de l’économiste du chapeau haut de forme des Nobel est vécue comme l’obtention de missiles par les « élites ». Elles vantent, à travers ces nobélisés, l’enseignement français qui a permis le surgissement de telles œuvres – oubliant au passage que l’âge de l’auteur de Rue des Boutiques Obscures et du polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, titulaire d’un doctorat de 3e cycle en mathématiques à Paris-Dauphine et docteur en philosophie du Massachusetts Institute of Technology sont surtout la preuve qu’ils n’ont pas subi durant leur jeunesse l’enseignement ultra léger de l’école française contemporaine.

Nos prix Nobel ne sont pas des contre-exemples des thèses de Zemmour, bien au contraire. Pour reprendre les termes du New York Times, ils illustrent la « stratification entre une petite élite hyper-éduquée et le reste du pays ».

Les nobélisés hexagonaux permettent à Boboland de nier l’existence de la France « des couches populaires », la France des exclus de la mondialisation, la France qui vit dans sa chair son « identité malheureuse », les méfaits du multiculturalisme, le Grand Remplacement, la disparition de leur culture, le délabrement de l’enseignement, la violence des rapports à l’Autre, la mainmise de l’islam sur les banlieues.

Zemmour, Guilly, Tribalat, Finkielkraut, Onfray permettent à cette France-là de retrouver une fierté, une envie de se battre contre Boboland et son avatar juppéiste en formation.

Cette France-là se fiche des prix remis par les supposées élites suédoises à deux représentants des supposées élites françaises. Les nobélisés ne lui parlent pas. Ni en littérature ni en économie.

Après les Nobel de Modiano et Tirole, ne tenant compte que de ses désirs de métissage, d’ouverture des frontières, Boboland avance son idéologie avec le char d’assaut d’un sondage.

Ce sondage anti-zemmourien payé par la Licra –une des polices de la pensée de Boboland – est repris par tous les outils de la propagande française (Libération, Le Monde, les chaînes TV…).

Les journaleux se délectent. Seulement 17% des Français attacheraient une importance à leurs racines. Tant pis si les récentes élections européennes ont prouvé le contraire, peu importe que d’autres sondages affirment des chiffres presque inverses (70% des Français pensent qu’il y a trop d’immigrés – les pourcentages sont identiques en Espagne, en Italie, au Royaume Uni, aux Etats-Unis, en Argentine), Boboland croit avoir une arme de destruction massive entre les mains. Sauf que c’est un char « tigre de papier ».

Au fond d’eux-mêmes, les dirigeants de Boboland savent que la guerre est déclarée. Si elle est encore de basse intensité, il n’est pas certain qu’elle le restera. Ils tremblent.

Boboland et sa pensée peuvent être déconstruits à leur tour, réduits en un champ de ruine.

Marcus Graven

 

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