Puisque les Blancs doivent disparaître, je deviens invisible

« Je vous prie d’ôter vos doigts de mes yeux ! » disait la voix aérienne du ton d’une prière farouche. « La vérité est que je suis là tout entier, tête, mains, jambes, et le reste ; mais il se trouve que je suis invisible. C’est bien ennuyeux, mais c’est ainsi »

(L’Homme invisible – HG Wells)

Je-suis-invisible

 
Au moment où vous lirez ces lignes j’aurai disparu. Et vous aussi…
… puisqu’à en croire le verdict du tribunal de Paris, les Français blancs ne constituent pas un groupe de personnes, ce que conteste bien entendu le CRAN qui, lui, estime que nous sommes encore trop présents et trop visibles. Alors qui croire ?
Cette facétieuse association se plaint que dans 80 départements la représentation de personnes « issues de la diversité », donc non blanches, soit de 0%. On pourrait rétorquer à Louis-Georges Tin que le taux d’hermaphrodites et de roux dans ces mêmes départements n’atteint pas non plus des sommets et qu’il ne faudrait pas qu’il prenne systématiquement toute représentativité un peu basse de diversité colorielle pour une attaque personnelle.
Le CRAN, connu pour son humour racialiste, se base sur des données précises autres que les statistiques ethniques qui sont toujours interdites, à savoir le délit de faciès d’après photographies, le pays d’origine et le nom. Louis-Georges Tin et ses proches amis ont donc étudié à la loupe chaque patronyme et chaque visage des soixante-quatre millions d’individus peuplant l’hexagone.
Devant un travail d’une telle ampleur on ne peut qu’être profondément admiratifs.
Si cela peut rassurer M. Tin, par un phénomène étrange et tout à fait inexpliqué, dans les autobus de mon quartier ainsi que dans les prisons de nos beaux départements de France, ces chiffres s’inversent du tout au tout.
On pourra éventuellement rétorquer au CRAN qu’au Ghana, bizarrement, la majorité des habitants est noire et que là-bas sans doute aussi il faudrait peut-être songer à y introduire quelques « whites », à moins de soupçonner les Ghanéens de racisme… Bref, le CRAN a du pain sur la planche et il devient urgent d’ouvrir des succursales partout dans le monde.
Mais comme de toute façon il paraît que les races n’existent pas plus que les sexes, on ne voit pas trop où M. Tin veut en venir avec ses photos. Noirs, blancs, jaunes, hommes, femmes, on s’en fout puisque de tout cela a été fait table rase pour donner vie à une créature nouvelle, hybride, mi-homme mi femme, café au lait, dont la beauté et le cerveau atteindrait des capacités jusqu’ici inégalées, à en croire certains politiciens.
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On pensera notamment à Sarkozy qui a pour visée de nous contraindre à nous métisser par la force si nécessaire, à l’heure où les écologistes s’émeuvent bruyamment de la disparition de l’ours blanc, où les humanistes déplorent avec fatalisme la disparition lente des millénaires Tibétains avec l’indifférence planétaire qui sied à un pays sans pétrole, où les bien-pensants nous sortent à tout bout de champ de leur chapeau l’épouvantable disparition des Indiens d’Amérique. Il est des disparitions pour lesquelles il est de bon ton de s’apitoyer, mais allez donc protester de votre refus de disparaître sous le métissage forcé auprès de tous ces marchands de regrets, allez leur expliquer que le monde est beau de sa diversité et non d’une uniformité où les humains auraient tous le même visage et la même couleur de peau de Sofia à Tamanrasset, de Lahore à Reykjavik, et ils vous riront au nez. L’humanité perd ce que le temps, la géographie et le climat ont patiemment façonné durant des millénaires pour le profit d’une poignée de salopards qui nuisent à toute la planète pour mieux en jouir. Il faudrait donc accepter qu’en quelques décennies soit anéantie cette merveille de la nature qui fait que les Suédois sont blonds aux yeux bleus et les Togolais noirs aux cheveux crépus…
L’important, on l’aura bien compris, est de couper toute racine pour que l’arbre occidental meure et laisse la place aux futurs exploités des puissants. Personnellement, je préfère encore être à ma place de future disparue que de devenir ce que nos remplaçants sont appelés à devenir : des esclaves. Car si nos remplaçants fanfaronnants se figurent que si on les a introduits chez nous c’est dans le but de faire d’eux les futurs rois du monde, ils se mettent le doigt dans l’œil bien profond, pauvres inconscients naïfs qu’ils sont à ricaner et à insulter les Français de souche sur les forums, impatients de devenir les soumis de demain que nous-mêmes ne pouvons être de par notre culture et notre foi absolue en la démocratie et en nos droits. Quand on songe que « musulman » signifie « soumis », on se dit qu’il y a du destin dans l’air… soumis par le fil du glaive de Mahomet jadis, soumis par les requins de la finance demain… Ceux-là aussi mangent leur pain blanc. Les Bouddhistes diront que c’est leur karma et que, ma foi, ils paient leurs méfaits passés.
Un signe annonciateur de notre disparition est ce curieux phénomène à la limite du paranormal, une sorte de triangle des Bermudes qui se serait déplacé sur notre pays. Comme dans Retour vers le Futur, notre représentation s’efface peu à peu de la photo. En effet, comme je vous le disais ci-dessus, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que la notion de « Français blancs dits de souche ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique », que cette population ne constitue pas « un groupe de personnes » au sens de la loi française, et que la « blancheur » ou « race blanche » n’est « en aucune manière une composante juridique de la qualité des Français »… Eh bien !
Nous voilà donc plusieurs millions à être balayés, karchérisés, désintégrés, gommés, effacés, moralement génocidés avant de l’être physiquement. Encore qu’au rythme des égorgements, on peut présumer que celui-ci a déjà commencé et va suivre son cours.
Alors nous pourrions de prime abord en être choqués, outrés, indignés, ce serait légitime, mais songez aux perspectives intéressantes de ce verdict : si l’on n’existe pas on ne peut pas payer d’impôts, on ne peut pas solliciter nos voix électorales, on ne peut pas nous demander de payer au supermarché ni nous réclamer d’agios à la banque, on ne peut pas nous arrêter si on arrache le voile d’une niqabée ou qu’on tire la barbe de son mari, on ne risquera rien si on balance des maquereaux avariés sur Hollande au prochain 14 juillet, ni si on va filer des baffes à tous ceux qui nous insultent, ou qu’on balance un gros seau de glycéro blanche sur l’écharpe de Christophe Barbier, ni non plus si on va mettre le boxon dans les diners mondains communautaristes des politiques. Bref, les possibilités offertes grâce à notre nouvelle nature invisible sont multiples.
Non, il faut être positif, il y a forcément du bon à disparaître. Tiens, demandez donc aux Aztèques…
Caroline Alamachère

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