Moi républicain, 66 ans, 500 euros de retraite, j’accuse Hollande de spoliation

Publié le 26 mai 2013 - par - 2 866 vues
Share

A vous, derrière vos hauts murs :

Moi, républicain, j’accuse monsieur Hollande, Président de la République, de parquer certains français dans une citoyenneté « low cost » : celle où les étrangers ont plus de droits que les nationaux alors qu’il n’a pas de mandat pour cela

Moi, républicain, j’accuse monsieur Hollande, Président de la République et son gouvernement de spoliation

Né en 1947, au travail dès 15 ans, en retraite depuis peu, je ne perçois que 500 € de la sécurité Sociale. Les Français souffrent mais les élus de la Nation offrent diverses protections sociales à des populations étrangères, à l’exemple d’une pension de retraite dès leur arrivée en France sans jamais avoir travaillé ni cotisé, une retraite très supérieure à la mienne. Double peine, d’une part, victime de cette discrimination financière, d’autre part, victime des choix politiques de désindustrialisation de la France dès 1981, avec pour conséquences le chômage de masse, misérables pensions de retraite. Des salariés qui ont travaillé comme des bêtes, à qui on a volé même l’enfance. Ces faits sont imprescriptibles ; nous avons le temps, viendra le jour un tribunal sanctionnera cette spoliation. D’autant qu’aujourd’hui vos collègues et amis anglais de l’Internationale Socialiste avouent leurs fautes politiques, l’énorme coût des dégâts économiques et sociaux depuis 30 ans.

 

  • Moi, républicain, j’accuse monsieur Hollande, Président de la République et son gouvernement de transformer le pays des droits de l’homme en Ligue des Droits de Certains Hommes  (LDCH)

 

  • Moi républicain, j’accuse monsieur Hollande et son gouvernement de livrer la France aux binationaux, au communautarisme favorisant la population d’origine étrangère sur une seule génération, lui offrir le pouvoir dans les plus hautes sphères des responsabilités de l’Etat. Les risques évidents d’intelligence avec une puissance étrangère, refusant d’en mesurer le danger pour notre population.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics, les grandes entreprises françaises signent le « Manifeste pour la diversité des talents » et s’engagent à mener une politique de l’emploi donnant l’accès aux postes à responsabilité dans les entreprises aux jeunes issus des quartiers populaires.

–       Mesures ethniques et clientélistes car à l’intention exclusive des populations d’origines étrangères habitant des banlieues.

 

–       Mesures anti républicaines, puisque historiquement jamais, les pouvoirs publics, les grandes entreprises n’ont aidé leurs natifs nationaux issus des milieux défavorisés de la diversité sociale : les ouvriers…

Nos enfants subissent le chômage, la misère ; leur tort, être de descendance française, donc aucune aide, ils resteront au chômage. Ces responsables considèrent que ces Français-là n’ont pas de talents donc rejettent cette diversité ouvrière  trop « label d’origine France ».

–       Beaucoup peuvent témoigner du racisme social. Nous-mêmes, issus d’un milieu ouvrier, avec les titres universitaires, les compétences et l’expérience professionnelle n’avons pas eu d’aide à l’embauche malgré une qualification dans un secteur pionnier. Années 1975-1981 à Nantes à une époque où la présence sur les campus d’étudiants issus de familles ouvrières, était chose rare.

Moi, républicain, j’accuse monsieur Hollande, Président de la République et son gouvernement de discrimination en faveur des descendants de l’esclavage des noirs, et négationnisme de l’esclavage des blancs sur le territoire métropolitain

Nous sommes tous des descendants d’esclaves ! Nos grands-parents, parents, nous-mêmes esclaves…. des enfances volées.

Vous les élus de la Nation et la Sécurité Sociale vous vous êtes attachés à effacer l’histoire sociale des enfants mis au travail dès 14 ans, pour une retraite comptabilisée qu’à partir de 16 ans. En 1962, apprenti-boucher, dans des conditions de travail d’enfant esclave.

A vous, monsieur Hollande, le président de la République, monsieur Ayrault, premier ministre,  madame Taubira, ministre de la justice, qui venez d’édifier à Nantes un monument à la mémoire de la traite négrière et prônez une politique foncière de distribution de terres au bénéfice des descendants d’esclaves noirs, vous montrez là une sensibilité à géométrie variable d’une France que vous divisez, que vous hiérarchisez.

Contrairement à certains d’entre vous, descendants d’anciens colons qui culpabilisez peut être par charité religieuse, nos familles, elles, n’ont jamais colonisé l’Afrique du Nord ni ailleurs…

–       Mes universités, c’était la sociologie de terrain, situation privilégiée pour ça : le commerce.

Mes universités, c’était côtoyer des ouvriers, des paysans, des châtelains, des patrons d’entreprises, des professions libérales, les premiers pieds noirs… commune de Saint Herblain qui basculait du rural à l’urbain.

–       En 1962, apprenti-boucher, des conditions de travail d’enfant esclave. Moi, le gamin, il me fallait m’adapter à la brutalité de la vie et vite : de 15 à 18 heures par jour, travail 7 jours sur 7, pas de salaire, effectuer les tâches de maquignon, tueur, fort des halles, préparateur, vendeur, livreur à vélo, encaisseur, négociateur des dettes de mes clients, de leurs fins de mois difficiles

–       Saint-Herblain la rurale devenue urbaine en 1967 ; retour du service militaire, changement de métier, jeunes mariés, nous étions la première génération à résider dans la Zone HLM. Cette ZUP (zone à urbaniser en priorité) où il n’y avait rien, mais les habitants vivaient paisiblement. Le Saint-Herblain et sa « Zone » ; le début de votre carrière politique monsieur Ayrault ; 40 ans après, qu’en avez-vous fait ? plutôt que de donner des leçons, d’insulter les couches populaires, allez y vivre quelque temps dans ce qui est devenu une « cité à problèmes »

–       Par la suite, monsieur le 1er ministre, vous avez été élu maire de Nantes, là où il y avait une multitude de sites industriels permettant à toutes les familles nantaises et des alentours de vivre. La liste est longue mais je pourrais citer au moins 15 grandes entreprises fermées sous vos mandatures.  Tout cela a été détruit au bénéfice de l’international de la finance. Un exemple à lui seul significatif : les sites industriels des chantiers navals à Nantes où je travaillais, aujourd’hui parc d’attractions, « Disneyland » pour touristes. Voilà, la stratégie industrielle des socialistes et alliés.

De la ville de Nantes, que vous avez dirigé, monsieur le premier ministre, l’histoire retiendra la faute lourde, un acte anti républicain, l’injure faite à nos familles, à nous-mêmes. Jamais vous n’avez mis autant de force, depuis que vous êtes en politique, pour dénoncer les crimes du patronat, exiger d’eux les mêmes repentances, en mémoire de nos parents, de ces enfants victimes d’esclavage sur le territoire national. Le foncier c’est la France, avec les larmes, la sueur, le sang versé. Cette propriété foncière appartient à tous les Français, avec sa langue, et cette mémoire.

  • Ma famille est la preuve d’une époque où les enfants étaient au travail dès 8 ans ; devenus adultes, la guerre les attendait. Mon père, appelé du contingent puis prisonnier de guerre durant 5 ans, sur le front de l’Est dans un camp Nazis ; libéré par les soviétiques en 1945, ceci passée aux oubliettes dans la guerre froide qui suivit.
  • L’histoire volée de ces générations est un crime que les autorités françaises ont dissimulé derrière de gigantesques mensonges dont les « 30 glorieuses ». Ces responsables politiques disaient : « retroussons les manches, redressons la France ».
  • Monsieur Hollande, Président de la République, monsieur Ayrault, premier ministre,  madame Taubira, ministre de la justice, nous Français, allons-nous demander la propriété d’un lopin de terre dans notre souche quelque part en Bretagne ? au nom de la souffrance de nos ancêtres, de nous-mêmes qui avons trimé sous le joug des propriétaires terriens du moyen âge jusqu’à ce jour.

« Le pire esclavage, c’est d’avoir des esclaves et de les appeler citoyens » (Alphonse de Lamartine).

Gérard Chevis

 

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.