Momo, faudrait pas trop loin le bouchon pousser

Publié le 12 juillet 2013 - par - 2 840 vues
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Je viens de découvrir, après une courte absence
Qu’un poète musulman a eu l’outrecuidance
De nous défier et avec morgue et suffisance,
Nous insulter, nous menacer avec violence.
En tant que poétesse, je trouve cela cocasse
Qu’un illustre inconnu, concurrence me fasse.
Menfin la poésie, c’est mon « terrain de chasse » !
Il a jeté le gant lors donc je le ramasse.
J’ai trouvé son effort malgré tout méritoire.
Il a même réussi des rimes aux sons bien « rares »,
La-bo-ri-eu-se-ment, nous a pondu son art.
N’est pas Rimbaud qui veut et encore moins Ronsard !
Il est vrai que vouloir, dans la langue de Molière
Faire danser les mots pour qu’ils deviennent des vers
Sans même savoir compter relève d’un mystère
Sur lequel seul Allah fournira ses lumières.
Mécréants que nous sommes n’y avons pas accès,
Nous passons à côté de ces subtilités.
Les hémistiches n’ont pas dû être bien coupés
Et les césures, aux mauvais endroits, apposées.
Force de reconnaître, le bougre a du talent,
Pour se moquer ainsi, au gré de son allant,
De règles millénaires imposées de tous temps,
Et se voir novateur en « poète musulman ».
Quant à son orthographe, malgré le prémâché,
J’avoue, elle pique les yeux, a du mal à passer :
A peine digérée que vomie, dégueulée,
Eructée et étrillée par ce gougnafier.
On saura lui trouver les habituelles excuses,
En bonne victime d’une islamophobie infuse.
Amusant de lire que ce dont il nous accuse
Est le constat exact des actes qu’ils diffusent.
Je voulais m’en tenir aux vers de mirliton
Sachant que c’est mon domaine de prédilection,
Je ne résiste pas à l’analyse du fond,
Quand bien même je devrai faire preuve d’abnégation…
Je saurai rester zen, je saurai être forte
Même si sa diatribe au plus haut m’insupporte.
Il est hors de question de laisser lettre morte
A ces divagations, errements de toutes sortes.
Car Monsieur est ironique ou pour le moins joueur,
Quand il prétend que nous attaquons à plusieurs
Celles qu’il nomme par affection ses chères sœurs…
On reconnait bien là l’inversion des « valeurs ».
Quel petit plaisantin quand il vient nous traiter
De voleurs, de menteurs et autres joyeusetés,
Nous oserions par derrière ses sœurs agresser !
Momo, faudrait pas trop loin le bouchon pousser…
Sauf erreur de ma part, ce sont vos congénères
Qui font les unes dans la rubrique fait divers,
Qui, pour une cigarette, un regard de travers,
Voire pour rien, au nom d’une religion délétère.
Toutes vos lamentations et vos pleurnicheries
Sur une prétendue musulmanophobie
Ne font qu’exacerber, à votre égard, mépris
Quand ce n’est pas la colère qui nous envahit.
Les voiles et les burqas dont vous vous affublez,
Sont de cette France chrétienne la marque du rejet.
De vos bleds, les accoutrements, vous importez
Bien qu’en ces latitudes, ils ne soient adaptés.
Quant à la douce prose sous les lignes versifiées
J’avoue avoir bien ri des menaces non voilées
Seraient-ce les ravages de la consanguinité
Entre phrases décousues et propos orduriers ?
Pour terminer, vos menaces, je n’en ai que faire
Je suis femme, Française et de l’être très fière
Alors, oubliez-nous, retournez sur vos terres
Ah ! Dernière chose, je suis islamoréfractaire !

Oréliane

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