* Mon 19 mars : la constitution portugaise de Salazar, en 1933

« On a nié Dieu, la certitude, la vérité, la justice, la morale, tout cela au nom du matérialisme, du scepticisme, de l’épicurisme et de mille systèmes confus ; on a créé ainsi un vide qui n’a pu être comblé. Or, la négation et l’indifférence ne peuvent être des sources d’action, et  la vie est action… »

(Antonio de Oliveira Salazar).

                 Notre pays, soumis depuis des années au diktat des minorités, est en guerre civile larvée : les « Racialistes », « Indigénistes », « Décoloniaux », sont en guerre contre les mâles blancs ; les végans et végétariens, contre les amateurs de viande ; les écolos, contre les chasseurs ; les bobos, contre ceux qui roulent au diésel ; les LGBT, contre les hétéros ; les féministes, contre les machos libidineux ; les racailles de banlieue, contre les flics ; les jeunes, contre les retraités… etc. etc. sans parler des islamistes qui, eux, sont en guerre contre à peu près tout le monde.

Toutes ces divisions, qui fracturent un peu plus la Nation d’année en année, sont voulues et entretenues par le pouvoir qui rêve d’une France qui deviendrait un simple « land » de l’Europe.

Au final, la victime expiatoire est toujours la même : le Français de souche – le « Souchien » –  ce franchouillard blanc, raciste, xénophobe, poujadiste, qui critique et condamne l’arrivée massive d’une immigration majoritairement musulmane, qui aime son pays pour son passé et ses traditions, et qui s’entête – l’imbécile ! – à toujours voter à droite. Définitivement rangé dans le camp de la « fachosphère »  par le conglomérat des minorités qui font la loi et l’opinion dans le pays, on ne lui autorise plus que deux choses : se taire et payer toujours plus d’impôts, lesquels servent, du moins en partie, à assurer le train de vie de feignasses assistées, très majoritairement allogènes.

Comme je ne suis nullement adepte de la victimisation et qu’on me traite de facho depuis un bon demi-siècle, j’assume d’être parqué dans la « fachosphère » ; à vrai dire, j’en ferais même une gloire. Quand je déclare qu’idéologiquement je suis pour « le Trône et l’Autel » et que je préfèrerais que mon pays soit dirigé par un Franco ou un Pinochet  plutôt que par cet avorton de Macron, il ne s’agit pas d’une provocation, ni même d’humour au second degré : je le pense vraiment !

Et puis, disons-le, j’en ai ma claque de ces donneurs de leçons de gauche qui s’émeuvent, à juste titre, sur le sort des victimes de Pinochet, mais jamais sur les millions de morts imputables au communisme : Staline, 8 à 10 millions de morts, Mao-Zédong, 50 à 60 millions. Pour un peu, Pol-Pot ferait presque figure d’amateur (voire d’humaniste) avec ses 3 millions de victimes (1).

Personne ne conteste que la dictature d’Augusto Pinochet a été marquée par de multiples violations des droits de l’homme : 3 300 morts et disparus, des milliers d’arrestations de dissidents. Un régime « musclé » qui  a entraîné l’exil de quelques milliers d’opposants  chiliens. Ces faits sont connus et incontestables, mais 3 300 (morts et/ou disparus) c’est précisément le nombre de « pieds-noirs » enlevés par les fellaghas après les accords d’Évian ; des disparus que messieurs Macron, Stora et consorts  aimeraient bien faire disparaître une nouvelle fois de l’histoire pour ne pas envenimer  nos relations futures avec l’Algérie. Macron a demandé au gauchiste Stora de commettre un rapport, en vue de réconcilier les Français et les Algériens : un bel exercice de repentance unilatérale sur le dos des « pieds- noirs », des harkis, des paras (2), des combattants et résistants de l’Algérie française.

Et demain, quelques « idiots utiles », collabos, vieux moudjahidines, anciens « porteurs de valises » du FLN ou adhérents de la Fnaca commémoreront  le 19 mars 1962, cette infamie !

Loin de moi l’idée de défendre Pinochet, d’ailleurs, je m’étonne que la France, si prompte à battre sa coulpe, ne fasse pas repentance pour la dictature chilienne : en effet, Augusto Pinochet est descendant d’une famille bretonne de Lamballe, arrivée au Chili au XVIIIe siècle. Le premier  à débarquer fut Guillaume Pinochet, marin né à Saint-Malo, arrivé à Concepción en 1720.

Et, comme si cela ne suffisait pas, l’épouse d’Augusto Pinochet, Lucía Hiriart Rodríguez, est descendante d’immigrés basques français (la famille Hiriart de Nilo), aïe aïe aïe !!!

Dans la « fachosphère », ce ramassis de brutes au front bas et aux vues simplistes, d’aucuns se persuadent  qu’on devrait arrêter d’importer des terroristes et d’exporter des dictateurs.                                                                                                                                                            

En effet, si nous avions gardé chez nous ces Pinochet, peut-être que la France aurait un vrai gouvernement  à poigne,  à la place de l’alliance sournoise entre l’avorton présidentiel, les médias aux ordres, et les minorités (raciales, religieuses, sexuelles, écologistes, alimentaires…).

Il semble pourtant qu’il n’y a pas que chez nous que les dictateurs reviennent à la mode. Lors de la dernière élection présidentielle au Portugal, un sondage a fait l’effet d’une bombe. D’après les sondés, le personnage incarnant le mieux le Portugal serait… Antonio de Oliveira Salazar. Il devance largement  le célèbre conquistador  Vasco de Gama ;  il est loin devant Amália Rodrigues,  la reine du fado ;  loin devant la chanteuse Lio ; loin devant le fouteux Cristiano Ronaldo, ce qui peut surprendre dans un pays régi par le « triple F » : Fado, Fátima et Football. Il devance largement la boniche Linda de Suza qui, dans les années 80, faisait pleurer dans les chaumières avec sa  « valise en carton ».

Voilà une occasion inespérée pour parler du 19 mars… 1933, date de l’entrée en vigueur de la Constitution portugaise instaurée par Antonio de Oliveira Salazar. Comme je me suis déjà fait agonir sur les réseaux sociaux pour avoir osé écrire que le général Franco avait été un remarquable soldat, et qu’il avait sauvé le catholicisme en Espagne – ces deux affirmations étant pourtant parfaitement exactes – je reste prudent : n’étant pas portugais, je suis mal placé pour parler – en bien ou en mal – de celui qui gouverna le pays durant plus de trente-cinq ans, mais j’ai le droit de dire que cet homme a été, toute sa vie, d’une intégrité et d’une honnêteté scrupuleuses et qu’à ce titre, il mérite un minimum de respect. Rappelons aussi dans quel contexte il est arrivé au pouvoir. Il faut, pour cela, remonter au début du XIXe siècle : la guerre civile de 1820, née de la lutte entre les deux prétendants au trône, Don Miguel et Don Pedro, se termine par la victoire de ce dernier, mais elle ne met pas fin aux rivalités des partis (qui n’étaient, en fait, qu’une lutte entre catholiques et francs-maçons (3)).

L’aube du XXe siècle sera marquée par une recrudescence de troubles. En 1908, le roi Carlos est assassiné ; deux ans plus tard son fils Miguel, qui lui a succédé, est renversé. Après quelques années de désordre, Sidono Païs  instaure une dictature antiparlementaire, mais il est, lui aussi, assassiné un an plus tard. L’entrée en guerre aux côtés des Alliés, en 1917, ne met pas fin aux troubles intérieurs ; elle n’a pas d’autre résultat que d’appauvrir davantage encore un pays déjà terriblement éprouvé. Au total, entre 1910 et 1926, le Portugal  a connu 15 révolutions violentes, avec 16 présidents de la République et plus de 50 gouvernements.

Donc, si l’on veut juger l’œuvre de Salazar, il importe de tenir compte de ce qui l’a précédée. On évite ainsi de raconter n’importe quoi sur « l’épouvantable dictature portugaise ».

António de Oliveira Salazar est né le 28 avril 1889 à Vimieiro. Professeur d’économie à l’université de Coimbra, il sera président du Conseil des ministres du Portugal de 1932 à 1968.

Il est à l’origine de « l’Estado novo » (l’État nouveau), un régime conservateur, catholique et nationaliste ; de surcroît foncièrement anticommuniste. En économie, Salazar  a imposé un système « corporatiste », très fortement inspiré par les encycliques pontificales. Le corporatisme portugais accordait une véritable autonomie aux corps de métiers et à l’Église catholique, ce qui lui valut  d’être plébiscité en France par les droites nationalistes d’avant-guerre. Charles Maurras a inspiré Salazar, et, dans plusieurs  domaines, le salazarisme a inspiré  la « Révolution nationale » du maréchal Pétain.

À peine au pouvoir, Salazar a interdit les syndicats. Le Parti communiste portugais et son chef Alvaro Cunhal ont été obligés d’opérer clandestinement à partir de l’étranger. Ceci peut choquer les bonnes consciences, mais, à la même époque, « le petit père » Joseph Staline saignait son pays à coups de procès en série, de purges et de goulag  pour tous les opposants, vrais ou supposés.

Depuis, les procès en sorcellerie faits à Oliveira Salazar n’ont pas manqué. Citons, juste pour l’exemple, sa police politique. En 1933, Salazar, avec  le capitaine Agostinho Lourenço, met en place une police politique, la PVDE, « Polícia de Vigilância e Defesa do Estado » (Police de surveillance et de défense de l’État), qui devient en 1945 la PIDE (Police internationale et de défense de l’État). Son rôle est de surveiller les opposants au régime et de traquer les communistes.

Comme il est malvenu, pour les méchants fascistes, de lutter contre les gentils communistes, on a  raconté que la PVDE avait été créé avec l’appui de la Gestapo et de la police fasciste italienne ; c’est bien connu, on ne prête qu’aux riches ! Mais le professeur Douglas Wheeler a démontré depuis que la PVDE a été créée par… le MI5 britannique.

 D’ailleurs, son fondateur, le capitaine  Agostinho Lourenço, anglophile, est devenu président  d’Interpol après la Seconde Guerre mondiale. L’influence de la Gestapo dans la création de la PVDE est une ineptie pour une simple question de  chronologie : elle a vu le jour en avril 1933 et Agostinho Lourenço a conçu la PVDE au début de l’année 1932 : « Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ! »

Pendant  la Seconde Guerre mondiale, Salazar parvint à stabiliser les finances de son pays et réussit à maintenir sa neutralité (pour préserver l’alliance du Portugal avec le Royaume-Uni). Il reste méfiant envers l’Allemagne hitlérienne. Il sait qu’Adolf Hitler  rêve d’annexer le  Portugal (en raison notamment de ses colonies). Dès le 17 mars 1939, l’Espagne et le Portugal avaient signé le « Pacte Ibérique », un traité de non-agression entre les deux pays. Un amendement sera signé le 29 juillet 1940, juste après la mémorable déculottée française. En 1943, Salazar décida de rapatrier les Juifs portugais vivant en France. Environ 100 000 Juifs se réfugièrent au Portugal.

Un jour peut-être, les historiens reconnaitront que la neutralité de Franco et Salazar pendant la Seconde Guerre mondiale a, entre autres choses, sauvé l’Afrique du Nord (4) et évité d’alourdir une facture déjà lourde  de 50 millions de morts ? Et ce, d’autant plus que les troupes de Franco et la Légion portugaise avaient une autre valeur guerrière que l’armée de Benito Mussolini.

Fervent défenseur du colonialisme, Salazar voulait  maintenir l’unité territoriale du Portugal, « du Minho au Timor », mais Soviétiques et Américains l’entendaient autrement et  forçaient les nations européennes à décoloniser massivement. Les guerres coloniales portugaises, de 1961 à la « Révolution des Œillets » en 1974, ont coûté la vie à 8 000 Portugais.

En 1949, le Portugal intégrait l’OTAN, en raison de l’anticommunisme viscéral de Salazar et du rôle géostratégique des colonies portugaises.

Les ignares qui sévissent régulièrement sur nos plateaux télé ne manquent pas de rappeler que le dictateur portugais a été chassé du pouvoir en avril 1974, par la « Révolution des œillets », un putsch fomenté par des officiers marxistes ; voilà comment s’écrit l’histoire : en fait, Salazar a été contraint de renoncer au pouvoir en 1968, après un accident vasculaire cérébral. Il a été remplacé par Marcelo Caetano, son ancien ministre des Colonies, qui sera renversé par la « Révolution des œillets » (et devra s’exiler au Brésil).  Antonio de Oliveira Salazar est décédé le 27 juillet 1970, soit presque quatre ans avant la « Révolution des œillets ». Là encore, on raconte n’importe quoi !

Pour porter un jugement sur l’homme, il faut d’abord le lire (5), puis lire également quelques auteurs qui ne font pas systématiquement de l’anti-salazarisme  primaire (6).

On se souvient que Georges Marchais, indéboulonnable  patron du PCF, trouvait le bilan du communisme « globalement positif ». Effectivement, si l’on retient les chiffres astronomiques du « Livre noir du communisme » (7) – 100 millions de morts –  quel beau bilan !!!!

Et pourtant, il y a encore chez nous des staliniens pur jus, et ils peuvent caqueter sur les plateaux télé sans se faire insulter. Il y a aussi des vieux soixante-huitards maoïstes…

Mais personne n’ose dire du bien de Franco ou de Salazar. Pour ma part, je n’ai pas vécu sous la dictature portugaise, il m’est donc difficile d’en parler, mais j’ai une réelle admiration pour le mode de vie d’Antonio de Oliveira Salazar, pour sa foi chrétienne et son intégrité morale.

La personnalité de Salazar tranche avec celles des dictateurs (et des dirigeants modernes) :

Il n’a pas donné, comme tant d’autres,  dans le culte de la personnalité. Il menait une vie de moine, ascétique et modeste ; il travaillait dans sa petite maison du centre de Lisbonne. Un logement sans le moindre luxe ostentatoire, gardé seulement par deux malheureuses sentinelles.

Et puis, le régime de Salazar avait une bien belle devise : « Dieu, Patrie, et Famille ». C’est précisément tout ce que la franc-maçonnerie a tué en France depuis 1789.

Donc, demain, quand quelques traîtres, collabos, « idiots utiles », imbéciles ou naïfs fêteront le 19 mars 1962, moi je lèverai mon verre à la fête de saint Joseph, « patron de l’Église universelle (proclamé par S.S.Pie IX en 1870), des charpentiers, des travailleurs, des jeunes époux et des pères de famille», et à la Constitution portugaise du 19 mars 1933. Mais j’aurai une pensée pour toutes les victimes de la trahison gaulliste, officialisée à Évian le 18 mars 1962.

Cédric de Valfrancisque

 1)- Lesquels représentaient un tiers de la population de son pays à l’époque.

2)- Je n’ai pas écrit « tortionnaires paras » car c’est presque un pléonasme. Nous savons tous que les gentils fellaghas ne pratiquaient pas la torture.

3)- Le rôle des francs-maçons dans la révolution portugaise mériterait un plus long développement.

4)-  Sauvant, du même coup, notre  armée d’Afrique qui a débarqué en Provence en août 1944.

5)- « Une révolution dans la paix » de Oliveira  Salazar ; Flammarion ; 1937.

6)-« Salazar, le Portugal et son chef » d’Antonio Ferro ; Grasset ; 1934.Lire aussi : « L’Etat corporatif » de Jacques Ploncard d’Assac ; Librairie française ; 1960. Et « Doctrines du Nationalisme » du même; Librairie française ; 1958.

7)- « Le livre noir du communisme » Ouvrage collectif ; Robert Laffont ; 1997.

 

 

 

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