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Mon dentiste : « les non-vaccinés, on fera tout pour vous rendre la vie impossible ! » 

Je sors de chez mon dentiste. Une maison médicale plantée en plein milieu d’une campagne verdoyante, vallonnée, idyllique et radieuse sous le soleil d’hiver. Cette vision ne me préparait pas du tout à la suite.

La dernière fois que j’y étais allée, j’avais dû attendre dans un couloir général, en dehors de son cabinet. Je me suis donc assise là, et il est venu me chercher en me disant : « Mais non, vous pouvez entrer ! Vous pouvez venir vous asseoir dans ma salle d’attente ! J’ai renoncé à tout ça, j’en avais assez, j’ai tout envoyé promener, toutes ces conneries (sic), le gel, le masque, qu’on nous a imposés… » Volubile, très aimable, très souriant.

Mise en confiance par ces mots sur lesquels je me suis méprise évidemment, (il voulait probablement dire que tout le monde étant vacciné, ces précautions n’avaient plus de sens), je suis entrée dans son cabinet, et je lui ai dit sans y penser : « oui on en a assez, d’ailleurs je ne suis pas vaccinée… »

Et là, changement radical du dentiste. Il s’est transformé en fou furieux. Il m’a foudroyée du regard et a rugi : « Quoi ? Pas vaccinée ? Mais vous êtes complètement folle ? » J’avais une tout autre personne devant moi, haineuse, colérique, je m’attendais à ce qu’il trépigne ou casse quelque chose. Visiblement, Raquel Garrido la pétroleuse virago, fait des émules dans l’interdiction du débat.

Il a hurlé à plein poumons : « Vous savez, je viens de virer une infirmière qui ne voulait pas se faire vacciner. Et vous me dites que vous ne l’êtes pas ? C’est un scandale ! »

Je n’ai pas eu le temps de dire un mot sur la pauvre infirmière qui avait perdu son gagne-pain. Encore un patron dégénéré qui a cru de son devoir de jeter sur le pavé une personne non vaccinée, qui ne faisait qu’utiliser sa liberté. Je me suis demandé s’il n’allait pas me virer moi aussi, comme son infirmière.

J’ai hasardé quelques mots et il a éructé l’idée fixe habituelle des pro-vaccins : « Vous êtes une irresponsable ! Si vous contaminez quelqu’un parmi mes proches, mon personnel, je ne vous pardonnerai jamais ! Vous êtes une criminelle ! »

Mais je ne pouvais pas en placer une. Il a hurlé : « votre liberté s’arrête là où commence la mienne. Vous entendez ? » J’ai profité de ce qu’il reprenait son souffle pour lui citer le code de Nuremberg et la liberté d’être vacciné ou pas.

Il a continué à gueuler (c’est le juste mot) sur le fait que j’étais un danger ambulant, en reculant de deux pas. Je suis restée calme et lui ai répondu : « Mais les vaccinés aussi peuvent contaminer ! Vous pouvez me contaminer ! »

Alors là, j’ai cru qu’il allait me gifler, il a répondu qu’il n’avait jamais entendu de c..rie pareille. « Et, a-t-il dit, tous ces enfants qui reçoivent onze vaccins, c’est normal, non ? Vous êtes contre, aussi ?» Je lui ai répondu : « normal, oui et non, avec ces adjuvants aluminiques… » J’ai cru qu’il allait faire une attaque d’apoplexie. Et il a repris, accusateur  : « vous êtes contre les vaccins ! »

Je lui ai répondu : « Mais non ! Mais je suis alarmée par tous ces doutes, on n’a jamais vu ça. Regardez, la polio, la variole, personne à ma connaissance n’en a discuté, c’était très clair. Mais là, toutes ces questions… il y a un doute, non ? »

« Mais quelles questions ? Que lisez-vous donc? » Moi (un peu faux-cul) : « je lis tout, le Monde, le Figaro… » (Je n’allais pas citer Riposte Laïque…)

« Et vous voyez, quelqu’un comme Martin Blachier, il a changé d’avis ».

Il a hurlé : « changé d’avis sur quoi ? » « mais sur le confinement qui a été une sottise, et sur le tout vaccinal, on ne vaccine jamais, normalement, en période d’épidémie. »

« Mais pas du tout, a-t-il vociféré, c’est faux, complètement faux ! Et Martin Blachier est quelqu’un qui cherche à se faire connaître, et qui est à peine médecin ! Il dit plein de conneries ! »

« Il est contre le tout vaccinal. Si on continue comme ça on va aller vers une dose tous les trois quatre mois » lui dis-je. Il a haussé les épaules et déclaré que ce n’était pas un problème de recevoir à vie une dose tous les trois ou quatre mois. Ben voyons, comme dirait Zemmour.

Il m’a fait m’asseoir sur le fauteuil et a fait son travail. J’ai essayé de détendre l’atmosphère, lui disant que je l’écoutais avec intérêt, que j’étais désolée de l’avoir mis en colère, que je me remettais en question tous les matins, ce qui était un appel du pied pour qu’il dise « moi aussi », mais il ne fallait pas rêver. Il n’a pas renvoyé l’ascenseur.

Il a repris : « Écoutez-moi bien. Si vous êtes hospitalisée, vous serez responsable de la perte d’une chance de quelqu’un qui aurait été programmé pour une opération et déprogrammé à cause de vous. » Je lui ai répondu : « C’est une notion juridique, cela. Mais aucun risque, il y a des choix opérés dans les hôpitaux, et je ne serai pas choisie. »

Cela l’a un peu désarçonné, mais il a repris : « et c’est vous, les responsables des engorgements des réanimations , 97 % de non vaccinés en réa… » ce à quoi j’ai répondu : « mais non, pas du tout, en ce moment ce sont les vaccinés qui sont en réa. » « mais c’est complètement faux » a-t-il beuglé.

J’ai tranché en disant : « Le vrai responsable de l’engorgement des hôpitaux c’est Macron qui a supprimé 17 000 lits… »

Là j’ai cru qu’il allait me boxer, ou s’étouffer de fureur, mais il s’est contenu.

(Charles Consigny veut faire payer les frais de réa aux non-vaccinés)

C’est à la fin qu’il m’a dit, avec une belle violence, martelant chaque mot : « vous savez, on va vous rendre la vie absolument impossible, à vous les non-vaccinés. Vous ne pourrez plus rien faire, on vous en empêchera » Il a continué : « attendez-vous à ce qu’on vous rende la vie carrément invivable, insupportable. C’est tout ce que vous méritez.  Par exemple, on vous demandera de payer tous les frais d’hôpitaux, et les frais de réanimation. » J’ai haussé les épaules et dit « pas grave » (même si ça l’est), ce qui a décuplé sa colère.

Exactement ce que certains proposent, comme ce pauvre Charles Consigny, qui déclare que si les non-vaccinés doivent vendre leur maison pour payer leurs frais, c’est bien fait pour eux. Consigny craint par ailleurs que le vaccin apporte des maladies dégénératives. Comment peut-on être aussi inconséquent et illogique que Consigny ?

Un grand moment d’hystérie, d’intolérance, et de violence. Je n’ai pas l’habitude qu’on me coupe la parole tous les trois mots, me disant avec un manque total d’éducation et beaucoup de vulgarité que ce que je dis est faux et stupide.

J’avais un vrai Fouquier-Tinville devant moi. La guillotine n’était pas loin. Je croyais jusque là que le rôle d’un médecin, c’était de rassurer, pas de condamner.

Il est clair que tout ceci est politique, sinon ce dentiste ne se serait pas mis dans tous ses états. Nous allons tous vers de durs lendemains, si les non-vaccinés deviennent des criminels, des pestiférés qu’il faut à tout prix exclure, empêcher de vivre.

On est en train de monter les Français les uns contre les autres et de faire des non-vaccinés des ennemis publics.

C’est une vraie pitié de constater cette terreur collective, orchestrée en toute déraison scientifique dans des buts inavouables par un gouvernement en roue libre vers la dictature, alors qu’il suffirait de soigner à temps avec les remèdes simples qui existent.

Sophie Durand