Mon grand-père, juif, n’a pas pris le maquis en 1940 pour que j’accepte l’islam en 2012

Madame, Monsieur, Chers Résistants,

Voici quelques réflexions que j’ai eu besoin de mettre par écrit afin de soulager mon âme. Merci si vous acceptez que ce texte figure au courrier des lecteurs. Merci surtout si vous avez la patience de me lire.

Les propos de Guéant sont devenus affaire d’Etat parce qu’ils permettent une fois de plus aux adorateurs d’Allah de se mettre au devant de la scène et de crier haut et fort que le méchant petit Français (béret, moustache, baguette et saucisson) est raciste, colonialiste et qu’il opprime le pauvre gentil Musulman innocent et bien intentionné.

Oui, l’homme a été un peu maladroit dans la formulation! Mais rares sont les politiciens actuels qui ont un langage élégant, diplomate et soutenu. Je rappelle que notre Président est un des petits hommes de la télé le plus grossier qui soit (insultes, négation mal faite, abréviations, emploi des temps souvent estropié, j’en passe et des meilleurs…) Et je rappelle que l’on en est à l’heure du tutoiement généralisé (sur presque tous les plateaux de télévision, en entreprise, à l’école, dans les instructions de tous genres…) tandis que les journalistes et les politiciens s’appellent aujourd’hui par leur prénom (un Drucker parlera d’une Rachida, ou de Nicolas et Carla, par exemple). Alors que l’on n’attende pas de ces gens-là qu’il sachent s’exprimer comme l’auraient fait des hommes tels que Pompidou (homme politique et agrégé de Lettres) ou Victor Hugo (écrivain et homme politique)!

Maintenant sur le fond des propos: est-ce vraiment inepte d’affirmer que certains pays où les droits de la femme et des hommes sont bafoués, ou bien encore des pays où la liberté d’expression est nulle, où le vote est un mensonge, où la mafia contrôle tout, où règne la loi d’un despote ou bien celle d’un Dieu tout puissant,  est-ce si crétin que cela de dire qu’un pays où de telles choses font autorité est un pays arriéré et corrompu?

J’ai envie de dire que j’en ai marre que partout il faille se justifier auprès de l’Inquisition française musulmane (ou Conseil Français du Culte Musulman et ses bastions – les associations dites antiracistes). Je suis fatigué d’entendre partout ces mots assortis à toutes les sauces: « discrimination », « stigmatisation », « islamophobie » proférés afin de contrôler la pensée publique et museler les citoyens.

Je dis NON. Mon grand-père n’a pas pris le maquis en 39-45 (tout juif qu’il était) pour que moi, citoyen français du troisième millénaire, j’accepte d’accueillir l’Islam, de le revendiquer, et de l’applaudir lorsqu’il se pavane sous ma fenêtre ou dans les journaux! Enfin je refuse de me taire, je veux pouvoir dire, si j’en ai envie, qu’Allah ou Dieu (d’aucuns le nomment comme ils veulent) sont des chimères stériles bonnes à museler les peuples et donner bonne conscience aux cons. J’ai envie de dire, si je veux, que l’Islam est la religion la plus pernicieuse et rétrograde qui soit, parce qu’elle bafoue les droits de la femme et qu’elle privilégie la loi de Dieu par rapport à celles élaborées par les peuples pour le bien commun.

J’échangeais avec un proche des propos de cette sorte dans un entretien récent, je déplorais le traitement infligé à nos Résistants laïques de Riposte Laïque attaqués en justice par la censure de l’Inquisition. Je revenais également sur les nombreux coups de sabre médiatiques récents (un livre récemment publié chez Flammarion dans lequel l’auteur fantasme sur la possibilité d’un président de la République d’origine algérienne en 2012, le député Roubaud souhaitant que le délit de blasphème soit remis au goût du jour, ou encore ce cher compatriote milliardaire dont j’ai oublié le nom qui a appelé son bébé « Seif-el-Islam », et tant d’autres choses encore que les gens gobent comme une ostie en levant les yeux au ciel, contents que jusqu’ici il ne leur soit pas tombé sur la tête.

Ce proche donc me rétorquait qu’il venait de lire le livre de Régis Fayette (star du slam érigée au rang d’icône de l’espoir et de la culture, néo-converti connu sous un autre nom) et que dans ce livre il y avait des messages d’amour, d’humanisme, d’espoir. Il me cita un passage dans lequel l’individu écrit qu’il vaut mieux que « nos » banlieues soient régies par l’Islam plutôt que par la drogue et la violence.

Mais c’est une bien triste consolation que cette lente et servile acceptation! Ce compromis-là, je n’en veux pas. Quoi? Que je cautionne l’affermissement de l’Islam, du Coran, des Imams, des prières dans la rue, de la nourriture Halal dans nos cantines, du voile et de la loi religieuse, parce qu’il « vaut mieux » ça qu’autre chose? Parce que c’est « moins pire »?

Et après?

Faudra-t-il accepter les coups de verges aux femmes adultères plutôt que la lapidation parce que c’est moins pire? L’excision des jeunes filles plutôt que le vitriol parce que c’est moins pire? Le voile intégral généralisé et obligatoire parce que c’est moins pire que la ceinture de chasteté? La censure parce que c’est moins pire que les autodafés?

Non! NON!!! Je résisterai, je lutterai, je me battrai s’il le faut! Ou bien je fuirai comme l’a fait Victor Hugo au retour du despotisme en France en 1851!

Je n’accepterai pas cela, parce que je crois en la République libre et laïque, parce que j’aime et je suis fier de la France de Diderot, de Voltaire, de Zola et de Hugo. Mais aussi de Guy Môquet, de Jean Moulin et de De Gaulle.

Gustave Leon (Enseignant et artiste)

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