Mon petit-fils de 15 ans privé de sport par des racailles ?

Publié le 27 juin 2011 - par - 1 908 vues
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Dans la mesure où certains continuent à fermer les yeux sur lescomportements de délinquants bien identifiés qui polluent la vie et le quotidien des braves gens, je viens apporter un témoignage dont mon petit fils m’a relaté aujourd’hui les détails…

Mon petit fils Léo, 15 ans, est un garçon calme qui a bénéficié d’une éducation qui lui a inculqué des valeurs que nous partageonspour une grande part d’entre nous. Dans la mesure où des relations de confiance se sont établies en entre moi, son grand-père, et avec ses parents, Léo a investi son énergie dans la pratique d’un sport qui n’existait pas « de mon temps » : la pratique du B.M.X…voltige à l’aide d’un mini vélo…

Pour pratiquer ce sport, il est nécessaire de disposer d’installationsspécifiques essentiellement composées de plans inclinés, incurvés à 45° et de bien maitriser les figures dans l’espace, à quelques mètres du sol et de ne pas se manquer comme cela lui est arrivé récemment avec à la clé une cheville luxée et quelques contusions.

J’en ai fait bien d’autres lorsque j’avais 15 ans…mais je ne le lui dis pas, même si cette pratique me donne quelques soucis…

J’en viens à l’essentiel : avec quelques copains qui partagent cesacrobaties, Léo, ayant atteint un niveau convenable ne peut plusse satisfaire des modestes installations que la petite ville de Diemet à disposition des jeunes et cherche régulièrement des sites plus élaborés pour partager avec quelques copains la même passion saine…
Ils ne fument pas, ne boivent jamais d’alcool …

Afin d’accéder donc à du plus élaboré, ils se sont rendus au« skate park » de Valence implanté près de supermarchés dans une zone proche de H.L.M…un peu une banlieue de Valence ( Drôme)…

La première fois, à peine après avoir démarré leurs exercices, ilsont vu débarquer une bande de gugus qui buvaient des bières et lançaient les bouteilles sur la piste où s’exerçaient les B.M.X…

Les verres cassés devenant dangereux pour les jeunes sportifs, ils décidèrent de partir car les propos échangés avec les fauteurs de trouble commençaient à tourner vinaigre…

Il y a deux jours, Léo est retourné à ce skate park avec ses copains…Au bout de quelques minutes, ils virent encore débarquer quatre ou cinq individus, apparemment mineurs selon Léo, qui s’emparèrent du scooter de l’un des pratiquants de BMX et, après avoir cassé le « neiman », partaient en poussant l’engin, sous les yeux du propriétaire du véhicule…qui les poursuivit avec deux copains en leur signifiant qu’ils volaient son bien et ils l’ont récupéré après quelques échanges vifs…Les voyous ont sorti des couteaux et les ont traité de « racistes »…Ces délinquants ont alerté avec leurs portables leurs amis qui ont rappliqué illico en se montrant très menaçants, et armés de couteaux…

Nos jeunes du BMX ont décidé de partir en avertissant la police, mais en demeurant dans les environs pour voir : la police est arrivée ½ heure plus tard : bien sûr, les délinquants avaient regagné leurs pénates…

Lors de la première affaire, mon gendre, père de Léo, s’était rendu au commissariat pour porter plainte car l’un des jeunes pratiquants du BMX avait été légèrement blessé…
Les policiers ont refusé d’enregistrer la plainte !

Je pense que, malheureusement, bien que ces structures onéreuses aient été payées par nos impôts locaux, pour une part, et ce dans le but de proposer à ces délinquants un investissement dans un sport à la mode aujourd’hui, ce soit encore de la poudre aux yeux, pour occulter un mal qui ronge depuis longtemps notre société, avec la complicité d’une police qui applique des directives dont le but semble être, de toute évidence, de masquer, notamment à l’approche de la prochaine présidentielle, les chiffres terribles de la délinquance dont l’ascension est exponentielle…

Notre belle « gauche » PS va régler le problème, n’en doutons pas !

Cela est un fait, qui peut sembler bien banal dans le cloaque de tous les faits divers inacceptables du même genre, mais il est vécu, ici, à Valence qui n’est quand même pas Lyon, Toulouse, Paris 93, Cevran, et Marseille, et Bordeaux…etc…

Mon petit fils Léo m’a dit, pour conclure :

« Tu sais, je n’irai plus à Valence…Mais je vais chercher d’autres sites où, avec mes copains, nous pourrons partager avec d’autres notre plaisir de pratiquer ce sport, sans risquer de nous faire agresser, voler, insulter : je ne suis pas raciste…et ces jeunes m ‘ont insulté en me traitant de raciste… »

Bien sûr, j’ai rassuré Léo et l’ai encouragé à poursuivre en vivant sainement comme nous avions l’habitude de vivre, il y a peu…

Je crains, d’une part, que certains de ces jeunes orientés sur du sport plutôt que sur la consommation de cannabis ou autres saloperies finissent par abdiquer et, sans sombrer nécessairement dans le banal ne trouvent plus d’autre exutoire que celui de se fondre dans une abdication de leurs rêves en se réfugiant dans l’uniformisation liée à leur désir d’appartenir à une jeunesse de leur époque…laquelle ?

D’autre part, je constate, sans pour autant remettre en question cette éducation à nos valeurs, bien au contraire, que la force de toute cette éducation est mise à mal par les exactions de quelques minables sans foi ni loi auxquelles nos enfants ne peuvent faire face sans mettre leur vie en danger…

Ceci n’est qu’un témoignage parmi tant d’autres,
mais j’ai tenu à vous en faire part…

Jean-Bernard CHAUVIN

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