Mon témoignage familial sur la question des élèves handicapés

On le sait donc, Éric Zemmour, le candidat polémiste, a parlé des élèves handicapés et a remis en cause l’inclusion. C’est-à-dire le fait de prendre tous ces élèves ensemble sans la moindre distinction.

Déjà il est amusant de voir les thuriféraires de la différence, ceux qui comptabilisent les personnes en fonction de leur couleur de peau, de leur origine ethnique, de leur religion, se faire d’un seul coup les défenseurs de l’égalité indifférenciée.

Maintenant il faut en fait comprendre ce qu’a dit Zemmour.

Il se trouve que dans ma famille, une personne a été amenée à être auxiliaire de vie scolaire pour des élèves handicapés. 

Lorsqu’elle m’a fait part de ses expériences, elle m’a raconté que neuf fois sur dix, l’élève aurait dû être dans un établissement spécialisé.

Car la plupart des professeurs ne sont pas formés pour enseigner à des handicapés.

Il y a peut-être dans nos lecteurs des profs de mathématiques.

Saurez-vous déceler chez un autiste ce qu’il n’a pas compris dans le système des fractions, le théorème de Pythagore ou la suite de Bernoulli ? Non, n’est-ce-pas ?

Déjà ce n’est pas simple avec un élève lambda, alors avec un élève handicapé…

Et je dis à ces professeurs : c’est normal que vous ne sachiez pas le faire, cela se situe clairement en dehors de votre domaine de compétences.

Par ailleurs, le parcours classique ne prévoit pas d’auxiliaire de vie scolaire à partir du lycée.

Donc cela signifie que le modèle d’inclusion défendu par le système consiste à dire à un élève handicapé :

« Débrouille-toi maintenant » au moment où cela devient le plus dur, au moment où il attaque sa première piste noire. Et souvent l’élève échoue alors qu’il aurait probablement réussi dans un système adapté.

Nous constatons que la classe politique (du RN à LREM) s’est immédiatement mobilisée pour défendre un système qui ne marche pas (et ils savent bien qu’il ne fonctionne pas).

Au nom de l’égalité rebaptisée inclusion.

Peu leur importe que l’élève handicapé échoue à cause de ce système, l’inclusion – du moins son image – aura été sauvée.

La plupart des élèves handicapés ont besoin d’écoles spécialisées, c’est tout simple mais cela coûte plus cher.

Du moins dans un premier temps car comme pour les lits en hôpital, leur absence s’avère bien plus chère au final.

Donc il est particulièrement répugnant de voir madame Sophie Cluzel instrumentaliser son sort personnel en employant le discours habituel (inclusion, stigmatisation) pour noyer le poisson, pour masquer que comme ses prédécesseurs, elle n’a rien fait car elle n’a pas voulu remettre en cause les dogmes idéologiques.

Des dogmes qui permettent à un système injuste et bancal de perdurer.

Zemmour a raison et c’est justement pour cela qu’on lui est tombé dessus. Voilà, la situation est plus claire avec cet énoncé.

Platon du Vercors

 

 

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8 Commentaires

  1. Comme si par exemple des enfants atteints de graves troubles de comportement pouvaient être inclus dans des classes normales sans déstabiliser les élèves normaux si je puis dire… de la folie.

  2. « Car la plupart des professeurs ne sont pas formés pour enseigner à des handicapés. » Cela tombe sous le sens.

    Et c’est exactement cette évidence qui a décidé de la condamnation, il y a quelques années, de deux ‘enseignants’ américains qui admettaient dans leur classe certains enfants « à risque », sous le même prétexte ‘d’inclusion’ et avec le résultat dommageable que l’on devine. La mercuriale que Madame le juge a passée aux deux ignares les a fait rentrer sous terre.

  3. J’ai été atterée par l’imbécilité et la médiocrité des commentaires qu’ils proviennent des politiques ou des « journalistes », mais le plus difficile à comprendre a été le laïus de Gilbert Montagne qui était contre ce que Zemmour a dit et pour l’inclusion « des petits enfants ». Est-ce qu’il pense que les professeurs classiques auraient pu lui apprendre le braille et développer ses dons s’il s’était retrouvé dans une classe d’élèves n’ayant aucun handicap ? Franchement je n’ai pas compris sa réaction et me demande s’il n’a pas été manipulé pour faire son spitch car je ne pense pas qu’il soit complètement idiot.

    • J’ai une nièce atteinte de troubles graves , et j’en ai discuté avec ma soeur de « tout ça » et elle m’a conforté dans mes pensées et celles d’E.Zemmour . il est inenvisageable quelle soit dans une  » école » normale . Et bien sur elle est dans une structure BELGE ? car en FRANCE il n’y a pas voire très peu d’établissements adaptés. La FRANCE est comme d’habitude à la ramasse . Bien evidemment Gilbert Montagné n’aurait jamais pu aller dans uns école normale ; il a déraillé le p’ti , il a été manipulé .

  4. Il faut se rendre à l’évidence, tout le monde ne peut pas être Greta.
    Plus sérieusement, Eric a parfaitement raison et même ses détracteurs le savent.
    Ces gauchistes préfèrent empêtrer les enseignants et baisser le niveau d’une classe que reconnaître que tous les handicapés ne peuvent pas être inclus.
    Mais bon, ils se sont déjà arrangés pour que les élèves dits « normaux » ne puissent plus être triés, alors les autres vous pensez…

  5. BONJOUR
    Des milliers d’enfants Francais vont dans des institutions specialises en Belgique et en Suisse……tout est dit.

  6. MERCI à Zemmour qui ose dire des vérités!!! Enseignante, je sais parfaitement que des élèves handicapés non seulement ne suivent pas les cours comme les autres – perdent leur temps!! – mais sont très malheureux dans une école qui ne leur convient pas.

  7. La volonté de scolariser des enfants handicapés avec ceux qui ne le sont pas relève
    – pour les uns, de la surenchère humanitariste qui permet de se valoriser sur la base d’une prétendue supériorité morale, consistant à compenser des manques chez les uns en prenant ce qui manque chez les autres (temps, argent) ; le résultat est obligatoirement et factuellement la baisse du temps d’enseignement consacré à la transmission des savoirs, donc un nivellement par le bas. On met en avant l’acquisition de valeurs sociales. Elles ne compensent pas la baisse des savoirs.
    – pour les autres, le mélange des niveaux déjà organisé depuis des décennies a aussi pour but de baisser les résultats globaux, comme en attestent toutes les évaluations PISA depuis des décennies. La France recule chaque année.
    L’excellence est honnie, il faut pratiquer la pédagogie du lit de Procuste ou de la tondeuse à gazon : pas un brin plus haut que l’autre.

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