Monsieur Boubakeur, restez donc à votre place, dans votre mosquée !

Votre place, c’est dans la grande mosquée de Paris où vous vous occupez de diriger le culte dont vous avez la charge…
Quant à votre intervention publique, votre souhait de diriger l’espace public et démocratique en demandant au chef de l’Etat d’abandonner le futur débat sur « la laïcité », elle est illégitime, malvenue, obscurantiste et rétrograde. (1)
Comme sont illégitimes, malvenues, obscurantistes et rétrogrades les demandes incessantes faites par de nombreux musulmans, ici, en France, d’accommodements de la loi et des valeurs républicaines avec leur loi religieuse, la s’haria ( promulguée par qui ?).
Imposer des codes vestimentaires chosifiant les femmes, revendiquer des lieux de prière dans les entreprises et les administrations, refuser la mixité des services de santé, obliger au « halal » partout (dame, ça rapporte gros aux mosquées : à propos, ces dîmes religieuses sont-elles déclarées et fiscalisées ?) et souvent pour tout le monde, occuper indûment l’espace public pour des manifestations religieuses prosélytes et conquérantes, rechercher le financement public des lieux de culte…. Et j’oublie ici, volontairement, maintes autres actions entreprises par les différents représentants et pratiquants de votre culte pour s’abstraire de la loi et des principes républicains et construire, ainsi, un communautarisme islamique.
Il y a là, monsieur le recteur, de quoi vous occuper… et de manière bien plus sérieuse, bien plus « républicaine », bien plus conforme au mode de fonctionnement de notre société que de vitupérer contre un débat politique, essentiel dans le France d’aujourd’hui, compte tenu des problèmes posés par l’arrivée de l’islam surfant sur des flux migratoires superflus.
De plus, cette « occupation » vous différencierait de saine manière de l’immigré de confort, Mohamed Moussaoui, président du CFCM par la grâce royale du souverain du Maroc (pour un ancien président « soutenu du pouvoir algérien », ça remue …) et adepte de tout ce qui permet à l’islam de marquer son territoire et de progresser au détriment de la société qui l’a accueilli, et surtout demandeur de la construction en grand nombre de mosquées, tant ce prosélyte sait la force politique de cette structure , symbole du communautarisme religieux.
A moins que vous ne vouliez pas que l’on parle de « laïcité » et d’islam ( n’avez-vous pas demandé, il y a peu, un moratoire sur la loi de 1905 ?), parce que vous êtes convaincu que l’essence et la pratique de votre religion sont à l’opposé des valeurs portées par la laïcité que nous avons élaborée tout au long de l’Histoire de notre pays, la France ?
L’islam reconnaît-il la liberté de conscience ? Que nenni…..
L’islam accepte-t-il la liberté d’expression, d’analyse, de critique ? Non, bien sûr….
L’islam a-t-il en lui la moindre parcelle de tolérance pour les autres idéologies et fois ? Il n’est qu’à voir, par exemples, comment les chrétiens sont traités en Egypte, les athées partout dans les « pays musulmans » …et même comment se traitent les musulmans entre eux quand les uns se disent « shiites » et les autres « sunnites » : 14 siècles « d’amour brûlant » par massacres interposés….
L’islam reconnaît-il la loi démocratiquement élaborée par tous, à égalité de droits et de devoirs ? Mais non, il a sa loi individuelle et sociale : « la s’haria », qui s’applique par-dessus toutes les autres lois, et qui est issue de la parole divine (donc indiscutable), celle qu’un ectoplasme improbable a dictée à un bédouin ignare et cruel et qui est figée dans un livre immuable…. (ça fait froid dans le dos rien que de l’écrire !)
L’islam reconnaît-il chaque individu dans son libre arbitre, l’autonomie de sa pensée et de sa parole ? Ce qui précède montre que non puisque tout « est écrit »….
L’islam accepte-il l’égalité homme/femme et le statut de cette dernière, reconnue comme « personne à part entière » ? Sûrement pas… Faut-il développer ?
L’islam se contente-t-il de l’espace privé, individuel et collectif, du croyant pour exercer son culte ? Aucunement : son principe directeur est de soumettre les « âmes », les corps des individus, et le « corps social » dans sa totalité….et d’imposer sa loi par la « guerre sainte » ou la « dissimulation ».
Il faut se rendre à l’évidence : islam et laïcité sont incompatibles si l’islam reste fidèle à ce qu’il est par essence, à son histoire conquérante, à son aliénation des individus et des espaces publics…
Ceci étant, l’islam existe et, bénéficiant des tsunamis migratoires impulsés par la mondialisation initiée par les oligarchies financières et encadrés par des forces religieuses rétrogrades (ah, le pléonasme !) qui ont vu là une opportunité à saisir, il a déferlé sur notre territoire national qu’il espère dominer….Oh, pas brutalement, non, mais « par petits pas », avec l’aide efficace des « idiots utiles » de la caste politicienne carriériste de « gôche » comme de droite, des syndicats « dhimmitisés », des écolos-bobos-bien pensants et anachroniques, de toutes sortes d’associations au cœur d’autant plus grand qu’elle s’en servent comme d’un fonds de commerce juteux…
L’islam est donc présent en France et il faut agir pour qu’il reste à sa place et abandonne toute velléité d’expansion et de soumission de l’espace public (politique, social et sociétal) laïque et démocratique qui nous organise.
Et, ici, monsieur le recteur, vous avez raison !
Il n’y a pas lieu de débattre car notre Constitution et la loi créatrice de la laïcité ont prévu l’exacte place de votre religion : dans l’espace privé individuel du croyant, dans l’espace privé collectif qu’il peut construire et entretenir sur ses deniers, et exclusivement sur ses deniers comme prévu par la loi de 1905 (et ce, à compter du 01/01/1906).
Ce qui signifie que, si les structures religieuses, quelles qu’elles soient, gardent autorité pour organiser leur culte dans leur espace privé, elles abandonnent toute prégnance sur ce qui constitue les valeurs, les principes, les lois de la République, toute autorité sur le processus démocratique qui organise la vie politique.
Priez chez vous, monsieur le recteur, seul ou avec vos ouailles, priez dans vos mosquées en faisant en sorte qu’elles accueillent vos fidèles sans discrimination aucune (pouvez-vous nous expliquer, par exemple, pourquoi un musulman turc ne peut prier avec un musulman marocain, algérien ou tunisien, ce qui accroît le nombre de lieux de culte de manière excessive…?), gardez pour vous vos stigmates vestimentaires, vos interdits alimentaires, votre jeûne d’un autre âge, votre ségrégationnisme entre les sexes, votre séparatisme entre les croyants purs et les autres, considérés comme « impurs », votre avilissement de la femme, vos aplatissements aliénants…. Gardez chez vous l’exercice de votre culte, et laissez l’espace laïque et démocratique qui est le nôtre depuis un siècle (et qu’il faut sans cesse conforter et améliorer) exhaler l’air pur de la liberté individuelle, de l’autonomie de la pensée et de la parole, de la tolérance définie par la loi générale, de la loi générale démocratiquement élaborée par tous, à égalité de droits et de devoirs…
Laissez-nous jouir en paix et en toute liberté de cette valeur à visée universelle qu’est la laïcité, de cet essentiel historique qu’est l’exercice plein et entier de la démocratie.
Et ça, monsieur le recteur, quelles que soient les attaques que votre religion perpétuent, quelles que soient les génuflexions des élus et autres « zélites » autoproclamées de la « bien pensance » dominante pour conforter ces attaques, quels que soient les abandons éhontés des principes fondateurs de notre socle laïque et républicain par ceux-là mêmes qui sont en charge de le défendre, nous, nous le défendrons…
Jusqu’au bout et sans faillir.
Robert Albarèdes
1 – http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-musulmans-appeles-a-quitter-l-ump_971078.html#xtor=AL-447

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