Monsieur Levy, vous manquez d’assise !

Publié le 27 décembre 2010 - par

Je n’ai pas le crâne rasé, je n’ai jamais mis le pied chez les trotskystes, pas plus qu’à l’extrême droite, je suis féministe de la première heure, compagne de route et amie de S. de Beauvoir, j’appartiens à la rédaction de Riposte laique, qui dépasse le quarteron, puisqu’elle compte 30000 abonnés. Et pourtant, j’ai participé activement à ces assises sur l’islamisation de l’Europe, qui a attiré le 18 décembre malgré la neige, plus de 1000 personnes venues de toute l’Europe et de France.

Alors la bonne question que vous ne posez pas est la suivante : comment se fait il que ce jour là, il y avait dans la salle une majorité de gens de gauche comme moi ? Des gens exaspérés par l’impuissance de la gauche à renouveler sa réflexion et à apporter des réponses à la réalité d’aujourd’hui . Vous préférez comme tous vos collègues, vous obséder sur la poignée d’identitaires qui ont contribue avec d’autres, à l’organisation de cette journée historique. Tellement commode pour éviter de répondre à ma question. Tellement plus chic de se draper dans la toge d’éternel donneur de leçons.

Vous n’êtes pas à une contradiction près. D’un côté, vous partez en croisade contre des victimes d’une idéologie meurtrière dérivée de l’islam, une Taslima Nasreeen ou une Sakineh . De l’autre, vous fustigez ceux qui en France tentent d’éviter que de pareilles aberrations adviennent. Par quel aveuglement schizophrénique refusez vous de regarder la réalité de votre pays, où des phénomènes préoccupants gagnent la société ? Vous inversez l’ordre des choses : vous criez à la stigmatisation de l’islam. Qui désignez vous en fait à l’opprobre publique ? Des gens, de tout bord, de plus en plus nombreux, qui disent la vérité sur la progression d’une islamisation des sociétés européennes.

Je ne me retrouve absolument pas dans votre article, plein d’erreurs – Pierre Cassen et non Bernard Cassen – sans grand rapport avec mon engagement et ce qui s’est passé le 18. Vous n’avez pas pris la peine d’y assister, mais vous condamnez ! De quel droit vous autorisez vous à juger du haut de votre suffisance, un événement dont l’importance ne vous a cependant pas échappé ? Faute d’avoir eu l’honnêteté d’y aller voir, vous mélangez tout, vous enfourchez les dadas écules de la bien pensance, et nous servez la même soupe refroidie.

Cessez donc de vous prendre pour un oracle. Vous n’avez même pas, comme les anciens devins, l’honnêteté de donner vos sources : les viscères de poulet.

Anne Zelensky
Présidente de la Ligue du Droit des femmes

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