Montebourg-Mélenchon : idiots complices du PS, faux rebelles et Français honteux

Hollandemouillemontebourghamon

Le contraste est saisissant. D’un côté, Hollande croit honorer les Résistants en se faisant mouiller, à l’Ile de Sein, tandis que de l’autre, les duettistes Montebourg-Hamon font la fête dans le fief du premier…

Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, a en effet assuré le spectacle depuis quelques jours. Affaire rondement menée, une tribune dans le journal Le Monde, et artillerie lourde à la Fête de la Rose, en Saône-et-Loire, en compagnie du représentant de la prétendue aile gauche du Parti socialiste, le petit roquet Benoit Hamon, par ailleurs ministre de l’Education nationale (c’est dire si on est tombé bas).

L’objectif annoncé était de faire pression sur Hollande, et de « faire sauter les bouchons » de la rigueur. Sans connaître les coulisses de ce petit scénario, ni les connivences qui pouvaient exister en interne au PS, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce ne sont pas les bouchons qui ont sauté, mais le gouvernement tout entier !

Cela nous rappelle la boutade de Devedjian, commentant la dissolution ratée de Chirac, en 1997 : « Il y avait une fuite de gaz, et Chirac a allumé son briquet ! ».

Car Valls, en chute libre dans les sondages (en 5 mois il est passé de 58 % à 36 %), ne pouvait pas ne pas réagir, sous peine de se transformer en serpillière, comme le fut Ayrault, régulièrement humilié par ses ministres. Donc, selon « Le Parisien », et cela parait crédible, le premier ministre aurait sommé Hollande de choisir entre Montebourg et lui, mais lui aurait fait savoir que s’il gardait Arnaud, lui, Manuel, se tirait !

Peu courageux par nature, Hollande, totalement inféodé à l’idéologie de l’Union européenne, s’est dit que s’il laissait Valls partir, le message vers Bruxelles aurait été mauvais, et que Madame Merkel lui aurait reproché de donner des gages à un homme, Montebourg, qui incite la France à lui tenir tête. Donc, à sa façon, Hollande a tranché. On ne vire pas Montebourg et Hamon, comme cela aurait été logique, on démissionne tout le gouvernement, et on reprend Valls, qui va sans doute faire du ménage. On parle du départ de Taubira (espérons que cette rumeur vaut davantage que de la monnaie de singe). Quant à Aurélie Filippetti, se sachant virée, elle a démissionné, par une lettre publique à Hollande et à Valls, sans une faute, preuve que ce n’est pas elle qui l’a écrite !

Nous connaîtrons le nouveau gouvernement demain. On verra si Valls reprend des Verts dissidents de Duflot, comme son ancien amant Placé, qui multiplie les courbettes vers les socialistes, et fait tout pour devenir ministre. On verra s’il ouvre au centre, sachant que l’UDI a toujours été à vendre au plus offrant, et que cela préparerait l’alliance gauche-droite, peut-être nécessaire pour éviter la catastrophe (selon eux) d’une victoire du FN en 2017. On verra s’il reprend Moscovici, dont les Allemands ne veulent pas, lui préférant Guigou.

Montebourg, en se faisant éjecter avec panache, préserve ainsi son profil de présidentiable pour 2017. Car soyons clair, tout cela est du théâtre. Montebourg est un européiste convaincu, qui essaie simplement d’occuper le terrain, pour ne pas l’abandonner à Mélenchon sur la gauche, et à Marine Le Pen, qui ratisse à droite et à gauche, et constitue le cauchemar de la classe politique française.

Son projet de relance économique de type keynésienne est une imposture, si on ne l’accompagne pas de la nécessaire sortie de l’Union européenne, et surtout d’une remise en cause totale de l’immigration, qui, en période de chômage de masse et de communautarisme, plombe complètement les finances du pays, ainsi que les caisses sociales solidaires. Or, dès qu’on énonce ces mesures auprès de Montebourg, on a droit à « extrême droite » et « raciste », et donc aux sornettes habituelles : « En dehors de Bruxelles, point de salut », et « l’immigration est une chance pour la France ». Il a même qualifié la votation suisse sur le contrôle de l’immigration, obtenue par référendum, c’est-à-dire la voie du peuple, comme du « lepénisme en vrai ».

meluchehitlerislamCelui qui n’est pas content du tout, dans cette affaire, c’est notre ami Méluche. Car Montebourg lui casse sa cabane. Depuis plusieurs semaines, il nous fait le cinéma du garçon déprimé (ce qui ne l’a pas empêché d’assurer ses arrières pour 6 mois à Bruxelles, à 12.000 euros par mois), qui veut prendre du recul. Certes, il quitte la présidence de Parti de Gauche, mais il annonce nombre d’initiatives en vue de préparer une alternance de la 6e République, dont il serait naturellement le Bonaparte. Il va même jusqu’à dire qu’Hollande est pire que Sarkozy, mais ne va pas jusqu’à une autocritique sur le fait qu’à 20 heures, au soir du premier tour, il lui filait toutes ses voix, sans contre-partie, lui signant donc un chèque en blanc, et devenant complice de la catastrophe que connaît la France depuis 2012.

Mélenchon comme Montebourg ont une fonction précise. On dit qu’une élection se gagne à gauche, et qu’ensuite on gouverne à droite. Avec la gauche socialiste de Mélenchon-Dray-Lienemann, ces anciens gauchistes ont fait semblant d’offrir une alternative au social-libéralisme incarné par Strauss-Kahn, Fabius et… Hollande. Ils ne pouvaient pas ne pas savoir ce qu’ils faisaient, comme Mélenchon faisant élire Hollande. Ils sont des rouages indispensables du système, pour garder à gauche des électeurs qui, sans eux, iraient inévitablement rejoindre le FN, qu’ils ont pour mission de combattre et de diaboliser. Il y avait les idiots utiles du communisme, il y a les idiots complices du socialisme.

Ajoutons que tous deux se vantent d’être les héritiers des porteurs de valises du FLN algérien, et se flattent de leurs origines d’Afrique du Nord, pour mieux imposer à notre pays une repentance permanente. Le soir de la victoire de Hollande, Montebourg, alors toujours maqué avec Pulvar, dansait sous les youyous, place de la Bastille. Quant à Mélenchon, il exècre tellement la France qu’il en arrive à regretter la victoire de Charles Martel en 732, estimant qu’elle nous a privés des bienfaits de la civilisation arabo-musulmane.

Ce sont donc deux Français honteux. Exactement ce qu’il faut au système, qui veut en finir avec les Etats-nations, et briser tous les symboles qui nous les rappellent. Inutile de préciser que des rebelles comme Montebourg-Mélenchon, les adeptes du nouvel ordre mondial en redemandent.

Lucette Jeanpierre

 

 

image_pdfimage_print