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Montpellier : j’ai vu à l’œuvre Sophie Mazas, présidente de la LDH…

De passage dans la région de Montpellier, ce vendredi 17 mai, j’avais répondu avec plaisir à l’invitation de Richard Roudier, pour participer à une conférence de presse, organisée par la Ligue du Midi, au lendemain de la fin de la commission parlementaire contre les « violences d’extrême droite », présidée par l’ineffable Muriel Ressiguier, député des Insoumis de l’Hérault.

Les lecteurs de Riposte Laïque auront suivi, depuis le mois de janvier, le feuilleton grotesque, digne d’un tribunal d’exception, de cette commission qui auditionnera près de la moitié des intervenants de l’Hérault, 90 % de témoins à charge, et seulement 5 à 10 % des « accusés » qui n’auront pas le droit, contrairement aux procureurs, à un témoignage public, se voyant réduits à un huis clos, sans la moindre trace de leurs propos !

Muriel Ressiguier, présidente de cette commission digne de l’Inquisition, avait par ailleurs, quelques semaines auparavant, demandé, par écrit, au président de la République, la dissolution de la Ligue du Midi, rien de moins. Des fuites avaient laissé entendre que Riposte Laïque, Résistance républicaine et même Vigilance halal pourraient être auditionnés. Et finalement, il ne se passa rien, ce qui n’empêchera pas cette commission digne des procès de Moscou de rendre un rapport, qui s’annonce liberticide, le 11 juin prochain.

C’est donc dans ce contexte que j’arrivais à pied, tranquillement, ayant laissé ma voiture à 1 kilomètre de là, devant la salle « Le Club de la Presse », où nous étions attendus à 10 h 30.

J’eus le temps de saluer la trentaine de militants de la Ligue qui étaient présents, et me préparais, avec Richard, à entrer dans les locaux réservés. Première surprise, le président de la Ligue du Midi apprit que la réservation, pourtant actée, était annulée, pour des raisons ubuesques.

Même France 3 devait reconnaître qu’il y avait eu une volte-face du Club de la Presse et de sa présidente, Céline Cammarata. En fait, on devine aisément les dessous de l’affaire. De vaillants journalistes, à l’appel de non moins vaillantes associations dites antiracistes, avaient dû faire le siège du Club de la Presse, brandir des menaces de troubles, pour faire annuler la conférence.

Céline Cammarata, une présidente du Club de la Presse qui a une parole de… journaliste

https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/medias-midi-pyrenees/2019/05/17/montpellier-polemique-autour-dune-conference-des-identitaires-de-la-ligue-du-midi-au-club-de-la-presse-doccitanie.html

Bien sûr, l’indignation était générale, mais le sens de la réaction fut le plus vif, et Richard Roudier réserva au plus vite une terrasse de café, située juste à côté de la salle prévue. Il loua l’espace jusqu’à midi, et chacun put commencer à s’installer, pour y tenir la conférence.

C’est alors que les choses se compliquèrent. Arrivèrent presque en même temps – sans doute un hasard – deux journalistes qui se distingueront, tout au long de la conférence, par une attitude davantage militante que professionnelle… et Sophie Mazas en personne, présidente de la Ligue des droits de l’homme de l’Hérault, qui fut auditionnée par la commission Ressiguier, sans vergogne, alors que tout le monde connaît sa grande proximité avec celle que tout le monde surnomme Miss Goulag.

Étant invité, je me contentais de laisser les responsables de la Ligue du Midi gérer la situation, et observais malgré tout son comportement. Dans un premier temps, je me fis la réflexion qu’elle ne manquait pas de courage de venir seule, à un tel rassemblement. Puis je me repris, en approfondissant ma réflexion. Elle ne pouvait pas ne pas savoir que si la conférence de presse s’était tenue dans la salle du Club de la Presse, elle n’aurait pas été autorisée à entrer. Une conférence de presse est en effet réservée aux invités, et aux journalistes. Or, elle n’est ni l’un, ni l’autre. Et pourtant elle était présente. Donc, soit elle savait que la réservation avait été annulée (et donc elle faisait partie de ceux qui ont fait pression) soit elle voulait perturber cette conférence, et provoquer des incidents. Et donc, ce que je prenais, initialement pour du courage, n’était que la volonté de faire dégénérer une initiative dans le droit fil de la liberté d’expression, et des droits démocratiques.

Je l’observais, et notais son comportement et son attitude. C’est d’abord une jeune femme d’environ 35 ans qui n’a pas du tout une allure d’avocate. Je connais bien plusieurs avocats, donc maîtres Frédéric Pichon, Stéphane Haddad, Gilles-William Goldnadel, Jérôme Triomphe, Jean-Luc Addor, Cécile Hacisimon, ils n’ont pas du tout cette allure négligée dans le quotidien. Sophie Mazas pourrait avoir du charme, si elle entretenait sa coiffure, plutôt que d’avoir des cheveux gras, négligés, mi-longs, qui ne l’avantagent absolument pas. Elle pourrait être une autre femme si elle ne se baladait pas avec un vieux jean usé et quelque peu troué. Je pense d’autre part qu’elle aurait le droit, à son âge, de perdre quelques kilos… Mais là n’est pas l’essentiel.

Je la vis, tout au long de la conférence de presse – où elle n’était pas invitée – multiplier les provocations gratuites (notamment à l’encontre d’Olivier Roudier), et tout essayer pour faire dégénérer la conférence. À un moment, voulant se victimiser, elle simula même une bousculade pour se retrouver au sol. Malheureusement pour elle, il n’y avait, à ce moment, personne autour d’elle, et pas un photographe pour immortaliser… l’agression. Alors, elle se releva, piteuse.

Le sommet de la provocation fut atteint quand elle se permit, pour s’asseoir (il est vrai que la pauvre femme était debout depuis au moins un quart d’heure, ce qui est très fatiguant), de retirer la chaise sur laquelle Antoine, secrétaire des Brigandes, présent avec la chanteuse vedette du groupe, avait mis sa jambe plâtrée, ayant une fracture de la cheville. Bien sûr, cela occasionna une vive douleur au malheureux, et il fallut tout le sang-froid du service d’ordre de la Ligue pour que la provocatrice ne soit pas châtiée pour cette « maladresse » dont on a peine à croire qu’elle ait été involontaire. Dans le même registre, elle traversa la salle, essayant de faire tomber la caméra du journaliste de Lengadoc Info…

Je la vis surtout, ainsi que les deux journalistes au comportement de gauchistes, appeler fébrilement au téléphone, tout au long de la matinée, sans doute des renforts, car, hélas pour eux, à 11 heures du matin, les vaillants antifas et autres gauchistes dorment encore, et ils n’étaient donc que quatre, ce qui est bien peu pour attaquer les très méchants militants de la Ligue du Midi.

Vous lirez l’ensemble du compte-rendu de cette conférence de presse surréaliste sur l’excellent site Lengadoc-Info.

Montpellier. Le Club de la Presse annule une conférence de presse de la Ligue du Midi suite aux pressions de journalistes [Vidéo]

Vous y découvrirez également l’intervention que j’ai faite, ce matin, à la terrasse du café. J’ai également – mais cela n’est pas retranscrit – remis en place les deux journalistes, qui essayaient de défendre leur profession, suite à mes propos, en leur faisant quelques rappels sur leur silence assourdissant, suite à l’agression de Vincent Lapierre, à Toulouse, par les Antifas. Et je leur ai fait remarquer que quand leur copain gaucho Gaspard Glanz se faisait coffrer pour un doigt d’honneur aux policiers (attitudes fort peu journalistique), on les entendait davantage.

La conférence terminée, j’eus le plaisir d’être invité par les militants de la Ligue du Midi à une collation conviviale, à Montpellier, où nous pûmes discuter amicalement, et, comme tout bon Gaulois, exprimer quelques divergences avec certains, sans que cela ne nous empêche de trinquer.

Mais par ailleurs, en dehors du militantisme professionnel, je vois mal quels seraient les citoyens de ce pays qui auraient envie d’avoir une avocate comme Sophie Mazas. Et je m’étonne que le Conseil de l’Ordre laisse cette personne déshonorer ainsi la profession…

Pierre Cassen