Moralisation de la vie publique : voilà ce que ferait Hollande, s’il ne cherchait pas à nous enfumer

Publié le 10 avril 2013 - par - 2 186 vues
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Prévarication… Concussion… Manipulation… Ils n’en meurent pas tous (hélas ?) mais tous (ou presque…) en sont frappés !

Le tocsin est sonné, L’Elysée et Matignon s’affairent à élever la muraille qui doit les protéger… Le pelé, le galeux d’où le mal est venu est cloué au pilori après avoir été adulé par les mêmes… Les larbins des médias écrits et audiovisuels sont appelés à la rescousse et ne ménagent pas leur peine servile…

Il faut sauver le capitaine qui n’est même plus capable de diriger un pédalo…

A 25% d’opinions « favorables » (juste le niveau de la « clientèle électorale » socialiste et assimilée), la côte d’alerte est atteinte…

Ri7VarennesLe brigadier a frappé les trois coups sur la scène politicienne, les ministres s’y collent : en rangs serrés les béni-oui-oui du système nous ouvrent leur patrimoine pour se donner l’air d’une sincérité qu’ils n’ont plus depuis longtemps et qui ne convainc personne, il faut bien le dire, tant les stigmates de leur malhonnêteté intellectuelle comme humaine sont visibles à travers leurs comportements d’apparatchiks « congénitaux »  ou de professionnels de la moindre mandature… Se servir avant de servir, il y a longtemps que ces gens nous ont montré que c’est leur  leitmotiv de situation. Il y a même un sénateur socialiste pour l’avouer (1).

« Nous allons déclarer »… tous ensemble ! Tous ensemble, ouais ! (Bon, il y a des réticents à la Mélenchon ou à la Mamère… mais ils se suicident, et c’est tant mieux !)

Et la Carlotti, que personne ne connaît tant elle n’est que potiche au gouvernement, mais qui brigue la mairie de Marseille (voilà un objectif qui l’occupe à plein temps, le sort de la France et des français, elle n’en a rien à cirer…) s’y colle en premier… (2)

Et la rigolade s’amplifie…

http://www.youtube.com/watch?v=G0fqzrLrpDs&feature=youtu.be

Patrimoine ? 270 000 euros pour 130 m² habitables dans le 5ème marseillais, j’achète tout de suite… 2 autres appartements dont sont déclarées les valeurs d’achat et non les valeurs du moment… Patrimoine individuel ? Du couple selon la nature du mariage ? Partie cédée à la descendance ? Revenus totalement exprimés ? Quid du non fiscalisé, des avantages en nature, des indemnités et jetons de présence liés aux multiples sièges de représentation ?

Bref, pour qu’une déclaration individuelle soit acceptable, il faut que celui qui déclare soit irréprochable dans son comportement, ses choix, ses prises de position… transparent, donc !

Qui peut croire que cela est aujourd’hui quand on s’aperçoit que le mensonge est devenu une manière de diriger à quelque niveau que ce soit… et que le président actuel a lui-même sous-estimé son patrimoine pour pouvoir dire qu’il ne paie pas l’ISF ?  Imagine-t-on Cahuzac déclarant son compte suisso-singapourien ?  Et Kucheida dévoilant le patrimoine acquis avec la « carte bleue collective » ? (3)

Tout ce tohu-bohu autour des futures « déclarations de patrimoine » présentées comme l’alpha et l’oméga de la transparence politique n’est qu’une vaste opération d’enfumage destinée à faire oublier et le carriérisme politicien de ceux qui sont aux affaires à tous les niveaux depuis plus de 40 ans, et les mensonges et manipulations qui les caractérisent quand ils prétendent diriger la France et s’intéresser au sort des Français.

Prenons donc le squatteur de l’Elysée au mot… Il veut « moraliser » la vie publique…

Qu’à cela ne tienne, voilà des mesures à prendre, et immédiatement, et qui non seulement ne coûteront rien mais au contraire allègeront les finances publiques..

A tout seigneur, tout honneur… Que Flamby, qui aime le « mariage pour tous » (mais pas pour lui) commence par mettre dehors l’espèce de concubine qui vit aux crochets de l’Etat sans être représentative de quoi que ce soit, sinon de l’alcôve présidentielle… puis qu’il corrige sa propre déclaration de patrimoine et qu’il paye l’ISF auquel il devrait être assujetti…

Qu’il fasse ensuite le « ménage » autour de lui : que tous les ministres, députés, sénateurs, élus divers socialistes mis en examen,  ou soumis à des enquêtes judiciaires,  condamnés ces dernières années ou impliqués dans quelque malversation que ce soit, soient amenés à démissionner sans espoir de retour… C’est vrai, ça ferait du vide, mais on respirerait mieux sans Guérini, Andrieux, Cambadélis, Ciot, Navarro, Huchon, Ayrault et consorts (on en connaît une bonne soixantaine)… sans oublier Jean-Philippe Désir, alias Harlem, dont « les casseroles » agressent nos oreilles de leur stridence indécente.

Que les situations réelles des candidats aux fonctions de gestion soient l’objet d’enquêtes préalables à leur élection et conduites par des organismes indépendants qui surveilleront, ensuite, l’évolution de leur patrimoine et autres revenus…

Mais l’essentiel, bien sûr, est ailleurs… Si l’on est sincère, si l’on veut « établir la vertu en République », alors il faut frapper fort.

Un seul mandat exécutif ou législatif, deux fois renouvelable, par individu… L’impossibilité d’y ajouter des responsabilités annexes (conseil d’administration de ceci, conseil de gestion de cela, sociétés d’économie mixte…) souvent porteuses d’indemnités et autres « jetons de présence » qui permettent d’augmenter sensiblement les revenus sans le montrer (voir l’exemple du député-maire socialiste de Caen qui cumule ainsi 28 titres divers et variés !) et de se construire un fief électoral sur la base du clientélisme.

Des indemnités raisonnables, fiscalisées et non cumulables, donc, mais aussi une diminution de 15 à 20% du nombre d’élus au niveau national comme au niveau local… En même temps, lancer la réflexion pour fusionner départements et régions, supprimer l’intercommunalité et revoir l’échelon administratif européen (tout en posant la question du devenir de cette Europe qui nous détruit!)

Parallèlement, supprimer les dizaines d’officines, comités, conseils, observatoires d’Etat qui ne servent qu’à caser les amis et à leur assurer un pantouflage doré aux frais des contribuables. Dans le même esprit, « sucrer » toutes les subventions aux associations squelettiques du type SOS-Racisme, MRAP, … (la liste a été faire par « Les Contribuables Associés » – à voir sur leur site) ou aux syndicats-bidons du monde scolaire et étudiant dont le seul but est d’assurer la subsistance des futurs responsables socialistes ainsi préparés à leur mission d’apparatchik bien dans le moule… Les exemples de Désir, de Fodé Sylla et de Bruno Julliard en sont comme une caricature. !

Et, bien entendu, effacer toutes les fonctions inutiles des chargés de mission et autres attachés de cabinets qui, dans les collectivités territoriales comme dans les instances nationales, rassemblent des « militants » politiques (pépinières de futurs candidats aux élections) payés par l’argent public, violation flagrante du principe de laïcité.

Ces initiatives de bon sens et de première nécessité ne doivent pas masquer toutes celles qu’un vrai pouvoir  attaché à la transparence, à la moralité, à l’authenticité de la vie publique devrait engager : part importante de proportionnelle dans tous les scrutins, droits de l’opposition, pouvoir de décision donné aux organismes de contrôle du type des Chambres Régionales des Comptes, pluralité de l’information destinée au public, prise en compte des manifestations publiques et massives des citoyens, référendums sur les grandes questions engageant l’avenir de la société française…

Oui, c’est un vaste chantier qui doit être ouvert si l’on veut que la démocratie et la laïcité fondent vraiment notre République , en donnant à ces deux mots leur sens originel d’intervention du Peuple.

Mais ce n’est pas cela que veut le joueur de pipeau de l’Elysée : pour lui, il faut agiter une « muleta » devant les yeux des citoyens pour les détourner de l’essentiel et les asservir par les apparences. Limiter les dégâts, noyer « le poisson des problèmes » dans l’eau saumâtre des décisions illusoires, faire croire , à grands renforts des buccins des cohortes journalistiques  prébendières et aux ordres, que l’on veut soigner le mal qu’on a fabriqué.

Non, la première solution, c’est : Hollande, dehors ;  dissolution des Assemblées ;  retour devant le Peuple.

Empédoclatès

1 – http://gorce.typepad.fr/blog/2013/04/la-crise-dun-syst%C3%A8me.html

2 – http://www.macarlotti.com/a-propos/declaration-patrimoine/

3 – http://www.lobservateurdudouaisis.fr/article/08/04/2013/tribunal-de-douai–jean-pierre-kucheida-juge-mardi-pour-abus-de-biens-sociaux/4323

 

 

 

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