Mort de Daniel Cordier, mais hommage au « Grand Charles »

Publié le 25 novembre 2020 - par - 9 commentaires - 727 vues


« Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur : sa décomposition perd tout ce qui l’approche. »
« Ni aujourd’hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais aujourd’hui plus que jamais la pauvreté le déclasse. » (Citations de Charles Maurras)

Cette année 2020, qui était pourtant « L’année de Gaulle », les attentats islamistes et cette interminable pandémie auront passablement occulté la date anniversaire de la naissance du Général, le 22 novembre 1890. Personnellement je m’en réjouis car je pense, depuis toujours, que le gaullisme n’a jamais été un programme politique, un courant de pensée ou une idéologie, c’était une idolâtrie : un peuple de veaux (selon de Gaulle lui-même) vénérait son veau d’or, Charles le Dérisoire, « Saigneur » de Colombey, bradeur de notre Empire colonial.
Arrivé une première fois au pouvoir sur une imposture, qui déboucha sur une épuration féroce, il y reviendra au lendemain du 13 mai 1958 pour « sauver l’Algérie française ». On connaît la suite : le massacre de 120 à 150 000 harkis et leurs familles, 1 million et demi de pieds-noirs qui n’eurent d’alternative qu’entre « la valise ou le cercueil », 3 ou 4 000 disparus…etc. La fin, aussi, de notre autosuffisance énergétique et le début de notre déclin. Le tapis rouge déroulé aux égorgeurs du FLN. Sans parler de la politique catastrophique de la « Françafrique » (ou « France à fric » ?).

Mais un autre évènement est venu nous rappeler le gaullisme : le 20 novembre mourait – à 100 ans, ce qui est un âge respectable – l’avant-dernier Compagnon de la Libération, Daniel Cordier, qui fut le secrétaire de Jean Moulin. Cordier était un authentique résistant ; il a rejoint la France libre dès juin 1940, mais sa mort a donné l’occasion à une presse inculte, ignare, ou totalement polluée, de faire une nouvelle fois le procès en sorcellerie de Charles Maurras et de ses idées.

En effet, Daniel Cordier avait tout pour plaire à la « bien-pensance » ; il suffit, pour s’en convaincre, de lire sa biographie : « Influencé par les idées antisémites et maurrassiennes de son beau-père, qu’il admire, il milite à 17 ans à « l’Action française » et fonde à Bordeaux le cercle « Charles-Maurras »… ». Dans ses mémoires, il reconnaît qu’au début de la guerre, il était antisémite, antisocialiste, anticommuniste, antidémocrate. Il souhaitait même, après son ralliement à la France libre, que Léon Blum soit fusillé après un jugement sommaire à la fin de la guerre. Il déclare aussi qu’il ne serait jamais entré dans la Résistance sans les articles du théoricien du « Nationalisme intégral ». Dès juin 1940, l’ancien « Camelot du roi » rejoint la France libre.

Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943, c’est au contact de ce dernier qu’il vire à gauche.
L’après-guerre le retrouve amateur d’art contemporain. Nous apprenons qu’il collectionne « Braque, Soutine, Rouault, de Staël, Hartung, Villon, Reichel, Réquichot, Dado. »
En novembre 1956, Daniel Cordier, en ouvrant sa première galerie, débute, nous dit-on, une « brillante carrière de marchand d’art ». Pendant huit ans, nombre d’artistes, découverts et lancés par Cordier, se succèdent dans sa galerie, avant que celui-ci, pour des raisons financières (?) ne mette la clé sous la porte en juin 1964. À partir de 1973, il fait don d’une partie de sa collection au Centre Pompidou. L’ensemble des pièces léguées par Cordier au Centre Pompidou depuis 1973 représente un millier d’œuvres et d’objets d’art (1).

Homme de gauche, il déclare adhérer à un « socialisme humaniste » et aide à la fondation du « Club Jean-Moulin ». Sa colossale fortune, acquise en quelques années dans l’art contemporain et son « socialisme humaniste » laissent supposer qu’il était franc-maçon (2).
Devenu militant de la cause homosexuelle, Cordier publie, en 2009, son autobiographie sous le titre Alias Caracalla : mémoires, 1940-1943. Il y révèle son homosexualité. En 2013, il est partisan du « mariage pour tous ».
Dans Les Feux de Saint-Elme, paru en 2014 – Cordier avait alors 94 ans – il raconte ses années de pension ; récit assez malsain de son éveil sentimental et sexuel au pensionnat Saint-Elme à Arcachon.

Il aurait subi les « influences contradictoires d’André Gide et des enseignements de l’Église catholique » en la personne de son confesseur, qui le persuade de renoncer à son amour pour un garçon du nom de David Cohen.
Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2017, Daniel Cordier prend fermement position contre Marine Le Pen, et qualifie sa possible élection de « monstrueuse ».

Richissime amateur d’art contemporain, socialiste, homosexuel, ennemi juré de la droite nationale et (peut-être ?) franc-maçon, ce résistant avait tout pour plaire à la gauche progressiste « et en même temps » aux suppôts de Macron. Grâce à lui, on oubliait que les gens qui ont rejoint de Gaulle à Londres en 1940 venaient presque tous de la droite maurrassienne (on peut d’ailleurs en dire autant des cadres de l’armée d’Afrique qui a débarqué en Provence le 15 août 1944).

Aussi, en ce mois de novembre, je m’autorise à honorer la mémoire du « Grand Charles »… Maurras, qui aura été l’un des plus grands intellectuels de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe, décédé le 16 novembre 1952.
Il est né le 20 avril 1868 à Martigues. Écrivain et poète provençal appartenant au « Félibrige », agnostique dans sa jeunesse, il se rapproche ensuite des milieux catholiques. Autour de Léon Daudet, Jacques Bainville, et Maurice Pujo, il dirige le journal l’Action française, fer de lance de la formation du même nom : royaliste, nationaliste et contre-révolutionnaire.

« L’Action française » a été le principal mouvement politique d’extrême-droite sous la IIIe République. Outre Léon Daudet et Jacques Bainville, Maurras compte parmi ses soutiens des gens comme Georges Bernanos, Jacques Maritain, Thierry Maulnier, Philippe Ariès, Raoul Girardet (et, plus tard, le mouvement littéraire des « Hussards »).
Avec plus de 10 000 articles publiés entre 1886 et 1952, Maurras demeure le journaliste politique et littéraire le plus prolifique de son siècle. Il aura une grande influence dans les milieux conservateurs. En 1905 Maurras publiait  L’Avenir de l’intelligence, livre (prémonitoire) qui mettait en garde contre le règne de l’argent et son emprise sur les intellectuels.

Au lendemain de la Grande Guerre, la popularité de « L’Action française » se traduit par l’élection de Léon Daudet comme député de Paris. Mais un grand nombre de ses dirigeants sont tombés au champ d’honneur. Maurras leur rendra hommage dans Tombeaux en 1921 (3).

Dès 1918, Maurras réclamait une paix qui serve les intérêts de la nation : la division de l’Allemagne, l’annexion du Landau et de la Sarre, un protectorat français sur la Rhénanie. Là où les politiques parlent de droit, de morale, de générosité, l’Action française affirme la nécessité du réalisme pour préserver les équilibres internationaux.
Dès 1922, Maurras dénonce le pangermanisme de la République de Weimar.

En 1930, il fustige l’abandon de Mayence par l’armée française et titre Le crime contre la Patrie. La même année, l’Action française publie une série d’articles sur le national-socialisme allemand, présenté comme « un des plus grands dangers pour la France ». L’obsession de la menace hitlérienne se traduit par l’ouverture du journal à des officiers signant sous pseudonyme.

En 1932, le général Maxime Weygand critique la politique de désarmement menée par la gauche : « L’armée est descendue au plus bas niveau que permette la sécurité de la France ».
En 1933, Maurras écrivait : « Quoi que fassent ces barbares, il suffit d’appartenir au monde de la gauche française pour incliner à leur offrir de l’encens, le pain, le sel et la génuflexion ».
Maurras voit dans l’arrivée d’Hitler au pouvoir la confirmation de ses pronostics.

En 1934, après la « nuit des Longs Couteaux », il fustige l’« abattoir hitlérien ». La menace allemande constitue le fil rouge de ses préoccupations. En 1936, il préface l’ouvrage antinazi de la comtesse de Dreux-Brézé. Il y déplore l’assassinat de Dollfuss par les nationaux-socialistes.
Il essaiera aussi de détourner Mussolini d’une alliance avec Hitler, puis, inquiet, il prendra diverses initiatives pour renforcer les chances de la France en cas de guerre :
– Il lance une campagne de souscription en faveur de l’aviation militaire : 20 quotidiens parisiens, 50 journaux de province le rejoignent. Mais Daladier s’y oppose.
– Il écrit à Franco pour le convaincre de détourner l’Italie de l’alliance avec l’Allemagne.

– Il soutient le gouvernement Daladier dans sa volonté d’interdire le Parti communiste dont quelques militants ont participé à des opérations de sabotage de l’effort de guerre.
Entre temps, récompense suprême de son œuvre monumentale, le 9 juin 1938, il est élu à l’Académie française. Mais le Président Albert Lebrun refuse de le recevoir comme le voulait l’usage.
De Gaulle, à qui je reconnais un vrai talent pour la formule vacharde, dira de Lebrun :
« Comme chef d’État, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un État. ».

En 1939, l’Action française titre en gros caractères : « Le chien enragé de l’Europe, les hordes allemandes envahissent la Hollande, la Belgique, le Luxembourg. » Et Charles Maurras écrit :
« Nous avons devant nous une horde bestiale et, menant cette horde, l’individu qui en est la plus complète expression ». Dès le 3 septembre 1939, il reprend les accents bellicistes de l’Union sacrée. Jusqu’aux derniers combats de juin 1940, il apporte un soutien sans faille à l’effort de guerre, mais il approuve l’armistice comme… l’immense majorité des Français. Et il qualifie de « divine surprise » l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain. La « divine surprise », ce n’est pas la victoire de l’Allemagne, comme certains ont cherché à le faire croire à la Libération, mais l’accession au pouvoir du maréchal Pétain et le sabordage de la République par les parlementaires républicains eux-mêmes.
D’ailleurs Maurras soutient le régime de Vichy, pas la politique de collaboration, car il est nationaliste, et profondément germanophobe.

Il s’oppose à toute orientation germanophile ; il voit dans les partisans de la collaboration les continuateurs de Jaurès et Briand et écrit que « la grande majorité des partisans de la politique de collaboration vient de la gauche française : Déat, Doriot, Pucheu, Marion, Laval, une grande partie de l’ancien personnel briandiste ». Il est d’ailleurs regardé comme un adversaire par les Allemands qui font piller par la Gestapo les bureaux de l’Action française. En 1943, les Allemands le placent parmi les personnes à arrêter en cas de débarquement. Et, en mai de la même année, en dépit de son hostilité à Pierre Laval, il reçoit des mains du maréchal Pétain la Francisque gallique (n° 2 068). Rappelons que le « résistant Morland » – un certain François Mitterrand – a été décoré de la Francisque un peu avant Maurras (N° 2 022) et que ça ne choque personne.

Sous l’Occupation, les membres de l’Action française se divisent en trois groupes : celui des maurrassiens orthodoxes, anti-Allemands mais fidèles au Maréchal, celui des collaborationnistes ouvertement pro-nazis (Robert Brasillach, Charles Lesca, Louis Darquier de Pellepoix ou Joseph Darnand), et celui des résistants : Honoré d’Estienne d’Orves, Michel de Camaret, Henri d’Astier de La Vigerie, Gilbert Renault, Pierre de Bénouville, Daniel Cordier ou Jacques Renouvin.

Le colonel Rémy dira, comme Daniel Cordier, que sa décision de résister résulta de son imprégnation de la pensée de Maurras.  En revanche, ceux qui ont rejoint la collaboration déclarent avoir rompu avec l’essence de sa pensée : Rebatet qui se déchaînera contre Maurras, ou Brasillach que Maurras refusera de revoir.
À la Libération, les épurateurs se souviendront que Charles Maurras était anti-gaulliste. Il est emprisonné et, le 28 janvier 1945, la cour de justice de Lyon le déclare coupable de haute trahison et d’ « intelligence avec l’ennemi ». Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale. Il commenta sa condamnation par une exclamation restée célèbre :
« C’est la revanche de Dreyfus ! » Selon l’historien Eugen Weber, le procès, bâclé en trois jours, fut un procès politique : les jurés ont été choisis sur une liste d’ennemis politiques de Maurras, les vices de forme et les trucages ont été nombreux, le motif choisi est le plus infamant et le plus contradictoire avec le sens de sa vie : Maurras était viscéralement anti-Allemands.

De sa condamnation (art. 21, ordonnance du 26 décembre 1944) découle son exclusion de l’Académie française (qui attendra cependant sa mort pour procéder à son remplacement).
Entre 1945 et 1952, Maurras publia quelques-uns de ses textes les plus importants. Bien qu’affaibli, il collabore (sous un pseudonyme) à « Aspects de la France », journal fondé par des maurrassiens en 1947, à la suite de l’interdiction de l’Action française.

Le 21 mars 1952, il bénéficie d’une grâce médicale accordée par le Président Vincent Auriol. Il est transféré à la clinique Saint-Grégoire de Saint-Symphorien-lès-Tours.
Il meurt le 16 novembre 1952, après avoir reçu les derniers sacrements.

Certains démocrates-CRÉTINS ont cherché à accréditer la thèse de sa conversion inventée rétrospectivement, mais le témoignage du grand philosophe catholique Gustave Thibon atteste du contraire ; il écrit : « Je n’en finirais pas d’évoquer ce que fut pour moi le contact avec Maurras : … je l’entends encore me parler de Dieu et de la vie éternelle avec cette plénitude irréfutable qui jaillit de l’expérience intérieure. J’ai rencontré beaucoup de théologiens dans ma vie : aucun d’eux ne m’a donné, en fait de nourriture spirituelle, le quart de ce que j’ai reçu de cet « athée » !  ».

Les dernières paroles de Charles Maurras furent un alexandrin :
« Pour la première fois, j’entends quelqu’un venir. » Il meurt le matin du 16 novembre 1952.
Charles Maurras a laissé une œuvre immense : une centaine de livres, des milliers d’articles.
Son Enquête sur la Monarchie (publié en 1903) et Mes idées politiques (publié en 1937) devraient faire partie des programmes scolaires si… la pluralité de pensées politiques avait encore un sens dans notre pays décadent.

Alors, tant pis ! Je prends le risque de choquer les ayatollahs des « Lumières », les défenseurs des « Valeurs républicaines » (4) mais je pense que le père du « Nationalisme intégral », le chantre de l’« empirisme organisateur » – dont nos énarques feraient bien de s’inspirer – avait compris pourquoi notre pays va de mal en pis depuis qu’il a tué « Le Trône et l’Autel ».

Ernest Renan qui n’est pas, tant s’en faut, un de mes maîtres à penser, a écrit :
« Le jour où la France a coupé la tête de son roi, elle a commis un suicide ».

Éric de Verdelhan

1)- À celles-ci s’ajoutent (en 2015) 150 objets extra-européens et 13 œuvres modernes de Paul Klee, Dado, Georgik, Bernard Réquichot et Louise Nevelson ; plus les archives de sa galerie (1956-1964). Une solide fortune bâtie, comme celle de Pierre Bergé, dans l’art contemporain en un temps record.
2)- Comme l’était son mentor Jean Moulin.
3)- Henry Cellerier, André du Fresnois, Pierre Gilbert, Léon de Montesquiou, Lionel des Rieux, Jean-Marc Bernard, Albert Bertrand-Mistral, et 21 rédacteurs de la « Revue critique » dont Joachim Gasquet, Octave de Barral, Henry Lagrange, Augustin Cochin.
4)- Il faudra bien qu’on m’explique, un jour, en quoi ces « valeurs républicaines » diffèrent des oukases maçonniques ?

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Notifiez de
VOLTAIRIEN

Les clauses humiliantes du traité de Versailles et ce fanatisme radical de Clemenceau,, qui ne voyait pas plus loin que ses moustaches et la déclaration de guerre à Hitler et à l’Allemagne nationaliste sous la pression du Lobby : voilà les causes de la défaite et de la ruine de la France et de l’Europe. Les Français , les Allemands, les Européens, ne voulaient pas la guerre entre eux. Ils voulaient chasser les immigrés, leur communisme et leurs banques, leur corruption, leur nuisance et leurs régimes diaboliques …. Un jour, la vraie Histoire sera rétablie dans sa VERITE. Ce à quoi doivent s’atteler les intellectuels et les historiens patriotes en France et en Europe …. Le cauchemar de la propagande la plus immonde que l’humanité ait jamais connue doit cesser.

ISA

Grand merci pour cet hommage ! Charles Maurras restera dans l’Histoire des hommes et des idées.

Cyprien

Chacun ses héros. Moi c’est Tintin, lui il cherche toujours LA vérité.

FCC Cercle Légitimiste de France

Gogole charles le félon premier connétable du Déclin…
Maurras charles l’ erroné fondamental éternel…
Baron Hervé PINOTEAU, égaré dans sa jeunesse à l’ action française, entre en Légitimité et consacre sa vie à l’ héraldique et la vexillologie en particulier… rappelé à Dieu hier matin. A 93 ans. Longtemps Agenais estival.

Anton

Condoléances à Madame Pinoteau et ses enfants.

Irina

Weygand, ce traître à la France, est un bien mauvais témoin : “la politique de désarmement menée par la gauche”, quand le seul gouvernement à avoir augmenté les crédits militaires fut celui de Léon Blum.

Crédits militaires que quelques années auparavant, le ministre de la guerre, un certain Philippe Pétain, avait diminués.

Quant à collabos ou résistants, il est difficile de trancher pour certains. Mettre Pierre Pucheu dans la même catégorie que Doriot et Laval, c’est au mieux faire preuve d’ignorance, au pire d’une grande mauvaise foi. Les chantiers de jeunesse du Maréchal n’ont-ils pas été une pépinière de jeunes résistants ?

Irina

Enfin, TOUS les militaires français, de droite ou de gauche, réclamaient l’annexion de Landau ! On ne peut pas reprocher à la gauche les pressions du président Wilson et l’inertie de l’Angleterre…

Anton

Blum déguisé en militariste ?
Vous dites n’importe quoi.

Irina

Les faits sont têtus : Blum a été le seul à augmenter les crédits militaires. Vous pouvez vérifier.

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