Mort de Rémi Fraisse : les écolos ont leur martyr, Valls a son Malek Oussekine

Publié le 31 octobre 2014 - par - 3 736 vues
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remi-Fraysse

Depuis 1986, date de la mort, en pleines manifestations étudiantes contre la loi Devaquet (qui, horreur, osait instituer la sélection à l’entrée de l’université), du jeune Malek Oussekine, frappé par deux policiers à moto sur un trottoir, les différents ministres de l’Intérieur n’ont qu’une hantise : surtout pas de mort.

Ce ne serait bon ni pour leur carrière, ni, selon eux, pour la popularité du gouvernement auquel ils appartiennent. Ainsi, depuis bientôt trente ans, au nom de ce curieux concept, dans un Etat républicain, on assiste à ces spectacles qui ébahissent les monde entier, dans notre pays.

Il est devenu une coutume nationale que les racailles agressent physiquement nos policiers, et que ceux-ci soient blessés lors de ces attaques à dix contre deux ou trois, suite à un piège délibérément tendu. Pas de vagues.

On voit même ces mêmes voyous se permettre, toujours en toute impunité, d’attaquer un commissariat, quand ces salauds de flics ont osé interpeller un frère qui volait un scooter ou une sœur qui portait le voile intégral.

Comme cela marchait, on s’est mis à tirer sur les policiers à balles réelles, comme à Villiers-le-Bel, à Amiens, à Grigny et lors de quelques émeutes qui, elles aussi, font le charme de ce qu’est devenu notre pays.

Naturellement, pour compléter le tableau, dès qu’on policier a la mauvaise idée de sortir son arme et de s’en servir pour ne pas être tué le malheureux est sommé de se justifier, comme un vulgaire cambriolé qui se serait défendu, pour savoir si sa riposte était bien proportionnée à la situation…

Et puis il y a les manifestations de gauchistes et d’écolo-gaucho dégénérés, qui se singularisent, elles aussi, comme on a pu le voir pour l’aéroport de Nantes, par des affrontements violents avec les forces de l’ordre. On a l’impression, parfois, que les organisateurs souhaitent leur martyr, leur mort.

Mais le bon mort, celui de gôche, parce que, quand c’est un « facho » qui meurt, ou un Gaulois, tué crapuleusement pour une cigarette ou un prétendu regard (que les médias appellent un mauvais regard) par un Vladimir, là c’est silence radio.

Mais quand les vaillants antifas vandalisent les centre-villes, et font régner à Rennes ou à Nantes, sans parler de Paris, leur nouvel ordre milicien, se permettant d’agresser un nationaliste qui réplique, et laisse par terre son assaillant (par derrière) Clément Méric, là, on a droit, de la part des crapules socialistes, Valls en tête, à tout un numéro du retour de la bête immonde, et à quatre dissolutions de groupes qui n’ont pourtant rien à voir avec l’affaire, sans parler de la fermeture du Local de Serge Ayoub.

Cette fois, c’est Valls et son régime qui sont en première ligne, suite à la mort d’un jeune écolo, Remi Fraisse, âgé de 21 ans. Le président du conseil général socialiste du Tarn, Thierry Carcenac, s’est particulièrement distingué en disant que c’était stupide et bête de mourir des idées. Transmis à Rosa Luxembourg, Jean Jaurès, Jean Moulin et d’autres dont se réclament gauchistes et républicains.

Preuve de l’extrême lâcheté de régime (sauf avec les patriotes), le projet de barrage de Sivens (sur lequel nous ne nous prononcerons pas), à l’origine des manifestations violentes des gaucho-écoles, a été retiré. Il suffit donc d’un mort pour qu’on change de politique, de quoi encourager tous les provocateurs à radicaliser les conflits !

Cela rappelle l’épisode de l’enseignante poignardée à mort à Albi (par Rachida). Suite à son décès, il avait été décidé de régulariser une famille et les cinq enfants clandestins, à sa mémoire. Ben voyons !

Cette fois, ce sont naturellement les forces de l’ordre qui vont être sur la sellette. Les écolos ont leur martyr, et, pensant déjà à 2017, le corps de Rémi Fraysse à peine refroidi, Duflot fait son numéro de claquettes. Les anarchistes parlent de crime d’Etat, et des gauchistes se mettent, comme à Rouen, à envahir des lieux militaires, en toute impunité ! Faisons donc confiance à Valls-Cazeneuve ou Le Drian, de manière parfaitement démagogique, pour désarmer encore davantage ceux qui sont là pour préserver l’ordre, et encourager ainsi les antifas et autres gauchistes violents à multiplier encore davantage, en toute impunité, leurs agressions contre les policiers, ou ce qui ne correspond pas à leur idéologie : les flics bougeront encore moins pour ne pas faire en peu de temps un deuxième Remi Fraysse.

Pour rassurer la bien-pensance, on les lâchera contre les militants de La Manif pour Tous, ou les patriotes qui osent refuser l’islam, l’immigration et l’insécurité. Dans ce cas, s’il y avait un mort, non seulement personne ne pleurerait sur les plateaux, mais on nous ferait le coup du 6 février 1934, et on parlerait d’autres dissolutions, n’est-ce pas, Mélenchon-Corbières ?

En attendant, cette mort fait, aux yeux de la gauche de la gauche, de Valls le salaud qui a du sang sur les mains, et va accroitre les tensions au sein du « Camp du bien ».

A quand le retour d’une France républicaine qui préserve le droit de manifester, et se donne les moyens de protéger l’intégrité physique des policiers et autres forces de l’ordre, comme cela se fait dans tous les pays encore normaux ?

Paul Le Poulpe

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