Mulhouse : le jet d’un cocktail molotov sur un tramway est un nouvel acte de guerre

Publié le 13 janvier 2013 - par - 1 827 vues
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Agression des pompiers, policiers, chauffeurs de bus ça continue encore et encore…. à Mulhouse.

Depuis le 31 juillet dernier, Mulhouse est en état de siège. Comme je l’avais expliqué dans un article publié par RL en date du 27 août : « A Mulhouse, j’ai vu de près la haine…. », la situation insurrectionnelle que je qualifie d’INTIFADA dans les quartiers de ma ville se révèle particulièrement grave.

Dans la nuit du réveillon 2013, plus de 60 véhicules incendiés, les véhicules de pompiers du Samu subissant de nombreux jets de pierre sur les pare-brises, agression des forces de l’ordre et attaque du tramway au cocktail molotov !!!

J’ai adressé tout mon soutien aux pompiers. Le classement de notre ville en ZSP (zone de sécurité prioritaire) ne changera rien du tout, puisque depuis 1996, Mulhouse a déjà 6 quartiers classé en ZUS (zone urbaine sensible). C’est ce qu’on appelle l’illusion de la politique de la ville qui est un puits sans fond pour les finances publiques.

La République n’est pas partout chez elle comme le prouve les agresseurs en « bande organisée ». Le Code pénal stipule que s’attaquer à un dépositaire de l’ordre public est une circonstance aggravante : en correctionnelle, les violences ayant entraîné plus de 8 jours d’interruption totale de travail sont passibles de 3 ans de prison quand la victime est un simple citoyen, de 5 ans s’il s’agit d’un policier.

Aux assises, ce type d’infraction pourrait coûter jusqu’à 15 ans. Et les jurys populaires d’assises seraient moins laxistes que les magistrats professionnels.

Le jet d’un cocktail molotov est un acte de guerre. Tendre un guet-apens est un acte de guerre. L’utilisation de barres de fer est un acte de guerre. Les caillassages subit sont des actes criminels.

Nous savons TOUS qui sont ces prétendus «jeunes » de 15,17 ou 18 ans. Mais la loi nous interdit de les nommer précisément.

Comment peut-on tolérer, accepter l’agression de pompiers ? Des hommes qui consacrent toute leur vie au service des autres. Des hommes qui ont pour devise : « Sauver ou périr ». Ces hommes méritent un respect sans aucune commune mesure.

Je rends d’autant plus hommage aux pompiers que mon frère est pompier professionnel de Mulhouse.

Alors que faire ?

–          Les individus des différents quartiers sont connus par les services de Police. Les familles à problèmes sont connues par les bailleurs sociaux. Or ces familles ne sont que rarement inquiétées. Il n’y a aucune fermeté à leur égard, il n’y en a jamais eu de la part de Mulhouse Habitat par exemple. Il faut expulser ces familles des logements sociaux.

–           Les individus mineurs condamnés doivent effectuer des travaux d’intérêts généraux pour réparer leurs actes. Leurs familles doivent être condamnées financièrement à rembourser l’intégralité des dégâts.

–          Suppression des allocations familiales des familles de délinquants. Cela n’a jamais été appliqué à Mulhouse.

–          Nous demandons l’application de la loi : déchéance de la nationalité française et expulsion du territoire national pour tout délinquant étranger impliqué dans une agression à l’égard des pompiers ou policiers !!!

–          Afin d’aider la police dans les quartiers, nous proposons la création de garde citoyenne formée à l’auto-défense, encadrée par la Police Nationale, en remplacement des médiateurs et gardiens de square qui ne servent à RIEN !!! 

Les politiques du clan UMPS à Mulhouse sont responsables de cette situation d’insécurité grandissante dans notre ville. Ce sont eux qui sont au pouvoir dans notre ville depuis plus de 20 ans.

Lors de la venue de Manuel Valls dans le quartier des Coteaux, jeudi 10/01, j’ai pu assister à une grande mascarade de tous les élus (députés, sénateurs, maire, conseillers généraux) derrière le Ministre sous haute protection policière (17 camions de CRS). Rien de neuf sous le soleil mulhousien. Moi je ne fais pas une petite « valse » de temps en temps dans les quartiers, j’y suis toute les semaines……

Pour changer la situation à Mulhouse il faut changer de cap. Notre ville est en déclin et ces évènements n’iront qu’en s’aggravant. Malgré toutes les prétendues actions de la municipalité dans les quartiers on constate que tout va en s’aggravant !!! Nous croyons en Mulhouse et aux Mulhousiens. Pour redresser notre ville il faut changer de CAP, et qui dit changer de cap, dit changement de capitaine. C’est ce que nous souhaitons entreprendre pour notre ville en préparant activement les prochaines élections municipales qui sera dirigée par mon épouse Martine.

Patrick BINDER

Conseiller Régional d’Alsace

Conseiller municipal de Mulhouse

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