Mur des Cons : Quand les juges se conduisent en disciples de Staline

Publié le 24 novembre 2019 - par - 17 commentaires - 934 vues
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L’affaire de la honte du Mur des Cons signale la persistance en France de juges immatures syndiqués à gauche et adeptes d’une justice partisane qui se conduit en fidèle soldat de Staline et de Mao.

La justice, si elle était impartiale, conduirait, contre l’idéologie communiste dominante aujourd’hui dite des droits de l’homme, à mettre ses critères non plus en harmonie avec ses orientations politiques mais avec ses principes moraux. On le voit, le bénéfice du non-inventaire auquel ont droit les communistes passés, et le passé des communistes présents, sert de support à l’indulgence que la justice partisane leur réserve.

Le respect des principes moraux contraindrait la justice à la condamnation des crimes communistes, ce que la justice de gauche partisane veut, aujourd’hui encore, éviter par-dessus tout. Savoir que Lénine fut aussi criminel que Staline, et peut-être même davantage, c’est ce que la gauche veut s’efforcer d’oublier.

Jean-François Revel nous rappelle qu’en 1990, l’Unesco organisa une célébration de la mémoire d’Hô Chi Minh à l’occasion du centenaire de la naissance du dictateur. Tous les thèmes de cette commémoration reproduisaient sans examen les mensonges de la propagande communiste provietnamienne des années 60 et le mythe de Hô Chi Minh fabriqué à coups de dissimulation et d’inventions de la propagande communiste.

Le sigle Unesco signifie « Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture ». Si l’Unesco servait la science, elle aurait convoqué d’authentiques historiens qui n’auraient pu que mettre à mal la légende forgée pour transfigurer Hô Chi Minh. Si elle servait l’éducation autre que stalinienne, elle ne se serait pas mise au service d’un nouveau bourrage de crâne par la propagande communiste totalitaire. C’est pourquoi cette organisation internationale partisane, émanation de l’ONU, a voulu célébrer en Hô Chi Minh un « grand homme d’État », un « homme de culture », un « authentique dictateur libérateur » de son peuple !

Ce qui manque à la propagande de l’ONU, qui a voulu célébrer Hô Chi Minh, c’est le rappel constant du caractère stalinien de ce régime. On sait que son fondateur, apparu au grand jour en 1945 sous le nom d’Hô Chi Minh, était un agent international du Komintern depuis une trentaine d’années avec pour identité Nguyên Ai Quôc. Depuis l’ouverture des archives soviétiques, on connaît clairement aujourd’hui sa carrière cachée et sa véritable mission de dictateur communiste libérateur sanguinaire de son peuple en Indochine.

Indifférente à la vérité, l’Unesco, toujours au service de la propagande stalinienne, veut ignorer que, depuis 1975, le régime communiste vietnamien avait réalisé au pied de la lettre toutes les prédictions qu’avait faites le grand Soljenitsyne. On peut estimer à plus d’un million les morts les victimes directes ou indirectes du régime depuis avril 1975. Et en même temps, les ministres et les politiciens occidentaux se bousculaient à Hanoi, et surtout les Français, pour livrer l’argent des contribuables aux nomenklaturistes locaux.

Ceux-là même, conformes aux caractéristiques de tous les régimes communistes, qui se vautraient sans honte dans la corruption la plus crapuleuse. Les ministres français, politiciens médiocres et eux-mêmes corrompus, avaient le cynisme de traiter de « réactionnaires » les Français d’origine vietnamienne qui osaient se scandaliser de cette ruineuse servilité devant Hô Chi Minh, ce modèle communiste du despotisme asiatique.

C’est à la mesure de cette pensée unique qu’on juge la déclaration de Jacques Toubon, alors dans l’exercice en fonction de ministre de la Culture d’un gouvernement de droite UMPS, remettant une décoration à l’écrivain Duong Thu Hyong : « Vous avez connu dès votre petite enfance le colonialisme français« . Rien de ce que l’on avait appris en vingt ans sur le communisme de la terreur n’avait atteint l’intellect de l’Unesco et des dirigeants politiques français et occidentaux ! La juste rétribution du milliard de l’aide française !

On en revient donc toujours, en dépit de toutes les dénégations en sens contraire, à la réintroduction subreptice du postulat : les crimes communistes « de gauche » ne sont pas des crimes. C’est à quoi a souscrit officiellement la justice française dans l’affaire Boudarel. Georges Boudarel, militant communiste durant la guerre d’Indochine, avait exercé, dans un camp du Vietminh, de 1952 à 1954, les fonctions de « rééducateur » politique de ses compatriotes, des prisonniers français. Après les accords de Genève, Boudarel en chômage se reconvertit dans l’enseignement, pour finir comme professeur d’histoire à l’université de Paris VIII !

Paris VIII où ses collègues trotskistes eurent le front de dire, pour le défendre, qu’il était « très estimé en tant que spécialiste… des questions vietnamiennes« . Reconnu un jour par d’anciens prisonniers survivants du camp 113 où il avait exercé ses talents (70 % de morts), Boudarel fut l’objet d’une plainte déposée le 3 avril 1991 pour crimes contre l’humanité. La gauche se mobilisa aussitôt : articles et pétitions de gauche en faveur de Boudarel ! La justice française, indépendante du pouvoir d’État, mais pas du pouvoir idéologique de gauche, ne fût pas sourde à cette campagne, dictée par un sens élevé des droits de l’homme de Boudarel.

Le 1er avril 1993, la Cour de cassation rejeta le pourvoi formé par les anciens prisonniers du camp 113. Elle déclara que la chambre d’accusation avait commis une erreur en estimant que les faits reprochés à Georges Boudarel constituaient des crimes contre l’humanité (donc non prescrits et non concernés par la loi d’amnistie de 1966), car, a dit la cour, « les crimes contre l’humanité sont des crimes commis durant la Deuxième Guerre mondiale pour le compte des pays européens de l’Axe ». Or, c’est là non pas seulement une falsification de l’histoire, mais un appel au meurtre. Si ne sont pas punissables les crimes contre l’humanité commis après la Deuxième Guerre mondiale et par d’autres États criminels que les puissances de l’Axe, pourquoi se gêner ? C’est l’impunité assurée d’avance pour l’éternité pour tous les dictateurs assassins.

Les magistrats de la Cour de cassation avaient-ils réfléchi à cela lorsqu’ils rédigèrent leurs attendus ?

Quant à la falsification ou l’incompétence historique et juridique dont ces attendus témoignent, il suffit, pour en mesurer l’ampleur, de relire le texte fondateur du tribunal de Nuremberg définissant « les crimes contre l’humanité comme l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre la population civile avant ou pendant la guerre ; ou les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux« . Les crimes commis contre les prisonniers de guerre relèvent de cette définition.

La Commission de droit international à l’ONU a été d’accord avec le professeur Donnedieu de Vabres, membre de cette juridiction, lequel n’a jamais manqué, dans ses commentaires, de souligner le caractère universel, indépendant des circonstances de temps et de lieu, de la notion de crimes contre l’humanité.

Vouloir restreindre la définition des crimes contre l’humanité aux seules puissances de l’Axe et à la seule période de guerre est contraire à toute l’évolution du droit qui a eu lieu depuis Nuremberg et qui a abouti à l’instauration de la cour pénale internationale. Comment expliquer une telle ânerie chez des magistrats aussi éminents, sinon par le postulat impératif sous-jacent que les crimes communistes ne doivent en aucun cas être classés dans la catégorie des crimes contre l’humanité, ni dans celle des crimes ayant réellement existé !

Une vérification expérimentale de la toute-puissance de ce postulat se produisit du fait de la demande des Vietnamiens de la diaspora qui eurent l’idée, durant le dernier trimestre de 1998, de porter plainte contre un certain nombre de dirigeants d’Hanoi. On leur rétorqua que les cas présentés étaient irrecevables à cause de la prescription qui frappait les actes remontant à plus de dix ans, même pour les assassinats, tortures et séquestration dont avaient été victimes des parents des plaignants. Concluons que les mêmes crimes contre l’humanité sont toujours imprescriptibles quand ils sont imputés à un dictateur classé fasciste, et deviennent hautement prescriptibles quand leurs auteurs sont communistes. La doctrine de l’exception communiste est fort claire, mais elle viole à la fois les lois internationales en vigueur et le code pénal français.

En clair, les articles du code pénal français concernant les crimes contre l’humanité se situent dans le prolongement exact de la doctrine de Nuremberg, la vraie, pas celle imaginée pour les besoins de la cause de Boudarel par les magistrats français de la Cour de cassation. (Jean-François Revel, La grande parade)

Moralité : L’attitude des dirigeants et des médias vis-à-vis des dictatures, comme on l’a vu avec la pauvre Ségolène, a atteint le sommet du cynisme politique dans les rapports de la France avec Castro !

Driss Ghali a écrit La nostalgie de la Guerre Froide ! La fin de la Guerre Froide est loin d’avoir mis un terme à l’idéologie communiste. Au contraire, celle-ci n’a cessé de prendre de l’ampleur en Occident. La fin de la Guerre Froide a provoqué un mouvement de bascule aussi inattendu que dévastateur pour les sociétés occidentales. Le communisme a migré à l’ouest en même temps que l’esprit patriotique passait à l’est.

Aujourd’hui, les fous sont à Paris et New York et les sages se réfugient à Moscou et Bratislava.

Qui aurait pu croire, il y a dix ans, que les universités américaines et françaises allaient devenir une terre de mission des indigénistes et de la perversion gauchiste et que les gouvernements polonais et hongrois allaient prendre la tête de la résistance au multiculturalisme ! Le monde libre n’est plus synonyme d’Occident.

C’est à croire que le rôle du rideau de fer était plus de nous protéger du communisme que d’isoler l’Europe de l’Est du capitalisme. Depuis la chute du Mur, l’Occident a été infecté par un virus qui s’infiltre partout. L’idéologie communiste a muté, il ne s’agit plus de constituer un système politique. Le communisme est redevenu une utopie, une pensée non réfutée par le réel. Il s’est affranchi de la critique du socialisme réel.

Comme si les millions de morts en Russie, en Ukraine et au Cambodge n’avaient jamais eu lieu, il se refait une virginité pour se déguiser en idée neuve pour les crédules et les inconscients. Incapable de faire son autocritique, le socialo-communisme opportuniste se travestit en écolo-gauchisme révolutionnaire, en terrorisme humanitaire pro-migrants, pro-diversité, pro-égalité hommes-femmes, en promotion des minorités.

Thierry Michaud-Nérard

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Notifiez de
Patrick Granville

Il se met en place une internationale Islamo-gauchiste, dont les communistes ont une place idéologique de choix. Cette internationale orchestre un complot mondialiste à dessein de faire tomber tous les présidents de droite du monde( Trump, Netanyaou, Fillon, etc…qui tentent de s’opposer, de résister au diktat islamo-gauchiste mondialiste qui s’étend comme la vérole sur le monde. L’ONU, l’Unesco, l’UE, Ccif, etc… tous complices. France réveilles toi, le combat sera rude.

André LÉO

Arrêtez avec vos « communistes ». L’huma , subventionnée à près d’un euro le numéro par le pouvoir, tire à 50.000 exemplaires dont à peine une moitié sont vendus. Les cocos, qui claironnent 100.000 adhérents ne liraient pas « Leur Organe Central » à 75%? Non! C’est le nombre des adhérents qui doit être faux.
6 millions d’adhérents en 1945, une poignée en 2019, ils n’ont toujours pas compris que les dealers islamistes de banlieue qui gagnent 5.000 euros PAR JOUR, tout en percevant aides « sociales », allocs et autres « secours » locaux ne feront jamais leur prolétariat de rechange.

POLYEUCTE

Lire tout ça sans aucun rapport ?
Je me suis retrouvé… face un Mur !

Daniel

Apparement vous parlez de tout, sauf du mur des cons dont l’appel vient d’avoir lieu à l’ex 17°chambre. J’ai assisté à cette audience lamentable centrée sur cette magistrate gauchiste qui condamnée à quelques dommages, avait interjeté, soutenue par son syndicat dont elle était alors la présidente. Avec pourtant la très remarquable et courageuse intervention du Gal P. Schmitt, père de Anne Lorraine, martyr d’un récidiviste ! Il a intitulé son discours : « Après le mur des cons, l’appel de la honte ».
Attention au verdict ! je crains le pire !

Thierry Michaud-Nérard

Bien observé.

PIstou

Le jour de la révolution ils raseront les murs faudra s’en souvenir et ne pas les oublier.

Mercenaire

T’en fait pas mon gars, on sait tirer dans les coins et à ras des murs , ça m’étonnerait qu’on en rate beaucoup !!!

Antoine

Le communisme international, qui a fait plus de 100 millions de morts dans le monde depuis 1917, continue de tuer partout où il existe encore et toute la gauche ferme les yeux en continuant de chanter les louanges de cette idéologie meurtrière.
Le nazisme, qui en a fait dix fois moins, a disparu depuis 1945 et la bien-pensance continue de nous abreuver avec « les heures les plus sombres de notre en histoire » chaque fois qu’un véritable homme (ou une femme) de droite émet une idée un tant soit peu dérangeante pour résoudre les problèmes de la France.
Cherchez l’erreur…

André LÉO

Juges immatures? les deux femmes du syndicat de la magistrature qui avaient laissé sur le mur leur haine -impartiale évidemment: djustice! – ne paraissaient pas « perdrix de l’année ».
Peut-être faut-il regarder du côté de l’école de la magistrature, cet ENA pour futurs technocrates de la justice? Ce ne doit pas être un hasard si le personnel de la justice, des médias, des ministères et les hauts fonctionnaires sont TOUS formattés et politisés mondialisme, multiculturalisme, communautarisme… plus précisément sectarisme de caste.
TOUT le CONTRAIRE du « communisme » de grand papa Maximilien, ami Thierry!
Vous devez confondre avec les régimes de pouvoir personnel initiés par Trotsky, lequel a fait école chez les islamo-gauchistes, en effet.

Georges S

Je crois qu’il serait temps que le langage change, au lieu de parler de droite ou de gauche, on devrait parler de liberte contre dictature parce que si il y avait une dictature de droite comme les gauchistes voudraient nous faire croire, techniquement ca ne serait plus un gouvernement de droite puisqu’elle serait contre la liberte. Il en est de meme avec les theocracies.

patphil

on comprend aisément que les juges ne donnent un verdict que selon leur interprétation de la loi
tout comme les crs qui ne visent que des giletjaunes, jamais la racaille ni les blackblocs parmi lesquels (on l’a vu dans des vidéos) retournaient derrière leur ligne avec un pavé en main)

Sniper 338

Perde rien pour attendre c’est salopes de traitres marxistes !

.Dupond1

Il n’y aura justice en France que quand les juges seront élus ….

patphil

aux états unis, ils sont élus, et ils ne sont pas tous aussi honnêtes qu’ailleurs; ils sont intouchables

Georges S

Oui mais au moins on peut les virer a l’election suivante, ou meme a la rigueur les faire demettre de leur fonction une fois elu par petition, alors qu’ici c’est impossible. Bien les juges federaux sont nommes par le president donc ceux nommes par obama donne du fil a retordre a Donald Trump, mais eventuellement eux aussi peuvent perdre leur place. Rien de tel en France

Georges S

J’avais ecrit ca il y a 5 ou 6 ans de cela je ne me souviens sur quel site je me suis fait jete comme un malpropre.

PIstou

Quand on rend la justice au nom du peuple il faut representer le peuple, pour représenter le peuple il faut etre elu par lui.