Pour les musulmans, al-Baghdadi c’est de Gaulle en 1940

Publié le 16 juillet 2015 - par - 5 commentaires - 1 720 vues
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Al-BAGHDADI MONTRE 03Il y a une limite à pourfendre son histoire nationale!

Résumons : les bouleversements auxquels on assiste en ce moment déstabilisent tellement les intellos-gendarmes-de-la-pensée qu’ils se retrouvent le plus souvent spectateurs d’une trame infernale dont ils ne maitrisent plus le déroulement; autrement dit, leurs repères idéologiques et leurs référents culturels étant quotidiennement remis en question, ils ne savent plus comment s’y prendre pour défendre un logiciel de pensée unique qui est en train de voler en éclats devant leurs yeux.

Jadis, toujours à l’intérieur des balises d’un «  programme » universaliste bien défini, on armait une véritable croisade pour venir à la défense de Robert Redeker, victime de menaces téléphoniques, alors qu’aujourd’hui, pas un seul article sort de leur plume suite à la décapitation – réelle cette fois-ci – d’Hervé Cornara…

À force de récurrence, on en est rendu là!

La déstabilisation a un prix.

Tant que l’idée réconfortante d’un islamisme radical minoritaire « qui n’a rien à voir avec l’islam » monopolisait l’opinion, il était aisé de prendre la plume et moraliser le populaire. On avait beau jeu d’aboyer sur l’Agora au nom des Droits de l’homme tant qu’il s’agissait d’un combat entre « islam et islam », c’est-à-dire entre « l’islam des Lumières » contre un islam extrémiste en perte de vitesse… De bien beaux concepts tout droit sortis de leur raisonnement abstrait, il va sans dire!

Alors maintenant que c’est bas les masques et que le chat est sorti du sac, on fait quoi?… On écrit quoi?

Mais on persiste et signe!… Quoi d’autre?

Mieux vaut être du côté de Boubakeur que venir défendre la franchouille bien entendu!

À voir leurs analyses et leurs catégories complètement détruites par la nouvelle poussée islamique massive et irréversible émanant du Printemps arabe, ils préfèreront – toujours en concordance avec la bien-pensance – continuer d’avoir raison avec l’islam que de se ranger du côté de cette France rance, cette France maurassienne rouge-brune de « l’Idéologie française » qui, au gré des évènements du moment, tenterait de se frayer un chemin et renaître de ses cendres… Quelle horreur!

Parce que la France supra-nationale et multiculturelle conceptualisée par leurs soins depuis une quarantaine d’années se désagrège si rapidement qu’un coup de barre est plus que jamais nécessaire afin de préserver les acquis…

La désinformation donc, la haine de soi évidemment, mais surtout la honte d’une histoire qu’il faut à tout prix engloutir dans le relativisme culturel nivelé, doivent continuer d’alimenter l’endoctrinement collectif à coups d’essais, d’articles et de réformes scolaires.

Ainsi le ballet des philosophes germanopratins s’amusant à lancer leurs fatwas de tolérance depuis le café de Flore continue de plus bel devant un public, par contre, de moins en moins réceptif pour ne pas dire méfiant et soupçonneux.

C’est d’en voir un récemment, défendant son « bilan » lors de l’invasion Libyenne, en nous martelant pour une énième fois dans ses chroniques qu’il faut faire preuve de « patience » envers le Printemps arabe, envers la Libye en particulier, que la démocratie est un apprentissage, que le temps fera son chemin, que les choses rentreront dans l’ordre et autres sornettes universalistes…

Toujours selon nos Chamfort à chemise immaculée, il serait donc normal pour ces nations de tergiverser et de louvoyer dans la joute démocratique, puisque la France elle-même prit au bas mot, « un siècle » avant de compléter sa propre révolution… Voilà qui est dit!

En effet, quel précepte révolutionnaire peut donner un pays qui s’engouffra si rapidement dans l’hystérie collective des « coupeurs de tête » du grand Comité tout en transportant son « rasoir national » aux quatre coins cardinaux? ce pays des massacres de septembre, de la réaction de 1815, des Trois glorieuses, de la Commune, du mur des fédérés ad nauseam

Et qui sommes-nous après-tout pour donner des leçons de vélocité démocratiques à des peuples en devenir, des peuples aspirant de l’intérieur à cette liberté tant désirée, parangon d’un islam des Lumières bataillant ferme contre des ténèbres islamistes en perte d’influence?

Mais ne vous avisez surtout pas de parler des véritables héros révolutionnaires, des héros de Valmy, de la fête de la Fédération et des soldats de l’an II, vous risqueriez l’anathème et l’excommunication par la Kommandantur…

Ne parlez surtout pas d’un « siècle » de… 3 ans tout au plus!

Il n’y a pas de honte vous savez, à rappeler qu’entre, disons, la journée du 10 aout 1792 et la fin, disons encore, de la convention thermidorienne, à peu près 3 ans maxi s’écoulèrent où la France – malgré des évènements apocalyptiques desquels aucune nation n’aurait pu se remettre – prend sa destinée en main et ce, dès 1795 avec l’établissement du Directoire, la constitution de l’an III, les Droits de l’homme en préambule, la jeunesse dorée, une gouvernance réelle, une activité législative fort importante, un gouvernement de réformes – relisons Lefebvre s’il vous plait – bref, rien à voir avec l’anarchie sanguinaire d’une Révolution permanente si souvent présentée dans nos médias dominants.

Répétons-le encore, pour clore le « siècle » : il n’y a toujours pas de honte à rappeler qu’à chaque changement de régime depuis la Révolution, la constitution subsiste, la pérennité gouvernementale et la Déclaration des droits de l’homme s’incruste chaque fois davantage dans l’airain « républicain » : que ce soit du Consulat à la charte de Louis XVIII, de la Monarchie de juillet jusqu’à la IIIe République, tous les régimes se succéderont dans un ordre de valeurs basé sur le droit positif.

Mais qu’importe! le mot est lâché, la propagande bat son plein : l’Hexagone dut traverser péniblement « un siècle » de bourrasques révolutionnaires… il n’y a rien à redire!

Continuons plutôt d’évoquer ce « processus Libyen » qui aurait caractérisé l’évolution de la France vers sa marche républicaine émancipatrice : processus que l’on ne cesse de rappeler pour mieux justifier le désastre absolu du Printemps arabe.

France et Libye, même combat!

Et puis il faut être drôlement culotté, venir, comme ça, comparer des pays évoluant en 2015 avec la France du… XVIIIe siècle! La France qui n’avait à l’époque d’autre exemple sous les yeux qu’elle-même! Elle-même et les « anciens! », un peu de parlementarisme britannique peut-être mais sans plus, de l’ébauche donc, de la défriche et de l’innovation… rien à voir avec ces pays arabes devant l’histoire en marche, cette histoire prête à les accompagner dans les sentiers déjà débroussaillés par d’autres avant eux, bien appuyés par le recul du temps et la modernité en gestation devant leurs yeux…

Heureusement que Belkacem, et c’est une « chance pour la France », s’attèle à effacer progressivement toute trace de cette période glorieuse au profit de l’enseignement obligatoire de la « civilisation musulmane », question de rééquilibrer les humeurs… give and take… un tiens, deux tu l’auras!

« L’idée selon laquelle, sous prétexte qu’ils y sont nés, les droits de l’homme seraient forcément liés au sol de la culture occidentale est très nuisible. Elle condamne le monde arabe en le taxant d’immobilisme alors qu’il ne demande qu’à s’exprimer », écrivaient il n’y a pas si longtemps, ces mêmes philosophes culturo-mondains du haut des beaux quartiers; convaincu de la justesse d’un « droit d’ingérence » fantasmé et de la volonté réelle des arabo-musulmans d’embrasser les valeurs de libertés et de démocratie, ce « doux commerce » disait Montesquieu, une liberté leur faisant tant défaut et qui leur aurait permis d’entrer dans notre modernité à pas de géants.

Mais l’appel d’Allah et les balivernes du prophète représentent la véritable aspiration… la véritable finalité n’est-ce pas?

Combien avons-nous de radicaux musulmans dans le monde aujourd’hui? Pas plus de 10 ou 15 % dites-vous?… Donc sur le « milliard et demi » il y en aurait grosso modo 200-250 millions, c’est à dire à peu près la population des États-Unis au complet. Et si ce milliard et demi, cette fameuse « majorité silencieuse tolérante » qui ne fait que vaquer à ses affaires, sentait son heure venir, soit par des avancées stratégiques, soit par les victoires militaires de sa minorité puissante et agissante qu’elle interprèterait à coup sûr comme un signe infaillible de Dieu, vous croyez qu’elle se rangerait de notre côté, le moment venu, et qu’elle viendrait défendre nos valeurs de libertés contre les islamo-fascistes?

Vous semblez attacher beaucoup d’importance à la « sagesse » de la majorité silencieuse monsieur le bobard-gauchisto-islamo-compatible! Une majorité silencieuse pouvant devenir rapidement la « meute en fusion » prosternée devant l’appel divin irrésistible. Voyez la meute face au fantasme de l’élection divine du Reich de mille ans incarné par son dieu Hitlérien ou la meute maoïste lors de la Révolution culturelle. Voyez l’étincelle qui enflamma la meute lors de la Saint Barthélémy etc.

Une majorité silencieuse pour le moment qui se tait effrontément devant les avancés de l’État islamique ou qui joue insupportablement le jeu de la victimisation face à la récurrence permanente des attentats terroristes au nom de l’islam des valeurs.

Double paradoxe où les musulmans viendront s’installer chez nous pour des raisons économiques mais également dans le but de combattre notre culture « dépravée », en concordance avec leur enseignement divin et leurs prophéties.

Rien de plus pernicieux que le venin du fanatisme religieux coulant en douce dans les veines d’une société libertaire.

Et rien de plus pernicieux que ce culte de la supposé sagesse d’une majorité silencieuse pouvant en tout temps basculer dans l’excès et la démesure.

La majorité silencieuse française aussi lors de l’occupation, vaquait à ses affaires sans pour autant participer directement à la résistance. Cette majorité silencieuse fascinée en secret par les faits d’armes de ses héros, les Brossolette, les Cavaillès, les Jean Moulin, n’en applaudissait pas moins chaque prouesse, chaque acte « terroriste » et chaque coup porté au régime. Et lorsque Vichy commença à vaciller, la « majorité silencieuse » subitement s’activa, s’exprima, se monopolisa, prit les choses en main et fracassa « le gouvernement », par la subversion, par le sabotage, par les actions d’éclats et par le « terrorisme » pur et simple comme disait Brasillach : pour enfin acclamer à la libération son chef tant désiré, le général de Gaulle…

Maintenant, combien de musulmans en France vaquant à leurs affaires quotidiennes mais qui, sous cape, en famille, autour de la table, entre eux, au sortir de la mosquée, ne rêvent de ce grand jour de libération nationale ? Ne rêvent de voir les soldats du califat asséner la raclée tant méritée à cette France dégénérée ? Ne rêvent de voir à leur tour, le « débarquement allié » des forces musulmanes coalisées sur la côte d’azur ? Ne rêvent finalement d’acclamer leur chef tant vénéré, le grand calife Abou Bakr al-Baghdadi venir parader sur les Champs-Élysées ?

Tout comme de Gaulle, al-Baghdadi représente l’espoir secret pour des millions de musulmans vautrés dans le confort et la mollesse occidental de venir les émanciper de cette subversion laïco-athée-christiano-croisée intolérable.

Mais tout ça n’a aucune importance, car à peine trois ou quatre jours suffirent pour que la tête sanglante d’Hervé soit enterrée post mortem par des médias de masse s’affairant à passer aux choses sérieuses : la Grèce, le PSG, la canicule…

Marc Traversy

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Notifiez de
milgue

Marc traversy a t il fait un sondage pour dire que pour les musulmans al baghdadi c’est de gaule en 1940? Pour moi musulman enlevez moi de votre compte parce que pour moi al baghdadi c’est gengis khan.

Olivier

De Gaulle en 1940, ou Bonaparte en 1798 ?

De Gaulle en 1940 est un inconnu pour le peuple de France, le perdant de la bataille de Montcornet, signiant la fin de sa carrière militaire et précipitant sa fuite en Angleterre.

Bonaparte en 1798 est déjà célèbre en France depuis 1793 et la victoire du siège de Toulon, regagnant le sol français après la campagne d’Italie, auréolé de sept victoires dont Castiglione, Roveredo, Arcole et Rivoli, et se préparant à la campagne d’Égypte, et à l’expédition de… Syrie.

Donc, al-Baghdadi est-il un perdant en fin de carrière, fuyant les combats et sol chéri, ou bien est-il un vainqueur en début de carrière ?

Animaux

C’est sur que les musulmans n’attendent que le grand jour pour nous égorger et « Vendre nos femmes comme exclaves sur les marchés » (Je ne fais que de citer) mais bon les cocos et les bons penseurs savent qu’il ne faut pas faire d’amalgame et qu’il n’y a pas de différences entre les races or aujourd’hui je n’ai encore jamais vu ce que donnait le mélange d’une lionne et d’un pingouin. Enfin si vous le voyer dite le moi car ça m’intéresse. Les grands penseurs savent que bien sûr toute les origines se mélangent c’est sur un panda et un aigle ? Un chat et une mouette ? Ou bien encore une dinde et un blaireau ? ( quoi que sa on commencent à bien le deviner)

verdeboutdaniel@hotmail.com

battons nous pour notre liberté …je préfère me battre que de laissé
mon pays entre leur mains

jan

Excellent article Monsieur Traversy