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Nadine Morano a raison de dire ses vérités à Sibeth

On ne peut plus rien dire aujourd’hui et émettre la moindre critique envers des personnes issues de l’immigration ou juger de leur incompétence sans être aussitôt lynché médiatiquement et traité de haineux et de raciste, la sentence suprême que seuls, normalement, les tribunaux de la République sont en droit de qualifier.

Quand Mme Nadine Morano reproche à Mme Sibeth sa désinvolture pathétique, son amateurisme, sa tenue hilarante et clownesque qui est une insulte aux règles de bienséance de sa fonction et qui dénote du mépris de cette dernière pour la mission dont elle est investie, elle est dans son bon droit et n’a commis aucune infraction pénale jusqu’à preuve contraire.

La République a besoin de représentants impeccables et irréprochables dans leur façon d’être et de paraître qui l’honorent et se montrent dignes de son histoire et de son prestige et non pas d’amuseurs de foule ou de fous du roi.

Il n’y a aucune connotation raciste ou racialiste chez Mme Morano, car à aucun moment elle n’a fait allusion à sa couleur de peau ou ne l’a dénigrée pour cela alors que c’est Mme Sibeth qui donne raison à ses détracteurs avec son accoutrement ridicule.

Elle n’a fait que la fustiger pour ses abus de langage, ses pitreries sémantiques de très mauvais goût, et son ignorance crasse de la gastronomie française. Elle a l’air de ne pas connaître grand-chose à l’art de vivre des Français dont l’art de table est classé dans le patrimoine de l’humanité. Manger sur le pouce n’est pas ingurgiter un sandwich kebab.

En quoi est-ce du racisme que de rappeler que la porte-parole du gouvernement, qui confond la cour de recréation et le perron de l’Élysee, est française de fraîche date ?

La vraie question de fond que cette personne et les inquisiteurs de Mme Morano devraient se poser est : et si c’était eux les vrais racistes, à trop vouloir étouffer les voix discordantes au nom du dogme de l’antiracisme ?

Elle se doit de remettre en question, de toute urgence, son mode de communication et ses apparences vestimentaires si elle ne veut pas continuer à nourrir elle-même les hostilités légitimes à son égard.

Elle doit cesser de faire de sa couleur de peau sa paranoïa raciste. Aucun de ses prédécesseurs issu de la « diversité »,  un néologisme qui m’horrifie, ne s’est plaint d’un quelconque rejet en raison de ses origines ou sa couleur de peau alors pourquoi justement elle ? Elle sème ce qu’elle récolte. Les Français attendent autre chose de leurs responsables politiques que des numéros de cirque.

Salem Benammar